Josy Malet-Praud
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J'ai lu.... "Je ne suis personne" |
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On ne lit pas ce livre par hasard. La quatrième de couverture est explicite. Elle ne laisse place à aucun doute, aucune confusion des genres :
« Cette histoire d’inceste, j’ai eu besoin de l’écrire pour tous ceux qui ne comprennent pas, pour qu’on ne puisse plus fermer les yeux. Je deviens quelqu’un à mesure que je me confie à vous, et j’ose espérer que désormais, la marque brûlante de l’inceste se heurtera à votre vigilance ». Le lecteur sait à quoi s’en tenir : Laurence L. ne lui propose pas un séjour dans « La petite maison dans la prairie »…Il a encore le choix de renoncer. Pour ma part et autant que possible, je choisis toujours de voir les choses en face, de regarder le monde dans les yeux, tel qu’il est, et de ne pas me contenter des seules représentations qui me conviendraient le mieux, celles qui rassurent. Un temps pour l’univers espéré, un temps pour l’univers dans ses réalités. Une façon d’être qui peut parfaitement ne pas être partagée. Contrairement à mes habitudes, je reste en arrêt devant les touches de mon clavier… Commenter un roman de fiction, des nouvelles …c’est une chose. S’autoriser l’autopsie d’un tel récit en est une autre. |