Alain Magerotte

J'ai lu.... "Nid de vipères"
de Christine Brunet

par Alain Magerotte


Avis aux futur(e)s lecteur(e)s et lecteurs… l’autrice Christine Brunet nous emmène… pardon, je recommence; avis aux futur(e)s lectrices et lecteurs… l’auteur(e) Christine Brunet nous emmène dans une histoire qui pourrait faire des dégâts.

Je m’explique.

si vous décidez de lire «Nid de vipères» allongé sur un transat au soleil, prenez garde. Vous serez tellement absorbé par votre lecture que vous risquez, soit l’insolation, soit de cramer complètement.

En effet, il vous sera difficile de vous détacher d’un récit mené tambour battant. Dès les premières pages, le rythme est donné. Un rythme que l’auteur(e) gardera soutenu tout au long d’un roman (485 pages) aux moult rebondissements, un peu comme cette pierre que l’on jette au raz de l’eau et qui n’en finit pas de faire des ricochets.

Pas de manichéisme, les protagonistes oscillent entre gris clair et gris foncé et c’est parfait parce que ça sonne plus «vrai».

Le personnage principal, c’est Aloys Seigner, commissaire divisionnaire. Une épée, plus efficace, tu meurs. Comment ne pas succomber au charme de cette jeune femme ? Ne cherchez pas, c’est perdu d’avance car cette fille-là, mon vieux, elle est terrible, comme dirait l’ex idole des jeunes transformée aujourd’hui en vieillard cacochyme.

Mais attention, la belle cache un terrible secret…

Comme les auteurs de CDL, Aloys a son «faux Bob». Le sien se prénomme Nils, le nôtre, Baudouin. Là s’arrête la comparaison car le «faux Bob» d’Aloys est grand et musclé.

Un drôle de coco ce Nils, sûr de lui et victime de son charme (comme notre «faux Bob»… ouf, je me suis rattrapé… non ?), tantôt sympa, tantôt salaud.

Et puis, il y a Marie-Claire Seigner, la mère d’Aloys, ex tigresse devenue «femme cougar» avec les années (le temps n’a pas eu raison de sa félinité).

On croise évidemment une foule d’autres personnages… comme le grand-père d’Aloys qui, au sujet de sa petite-fille, met les points sur les «i» avec Nils sur fond de chasse à courre (quelle horreur !... Je fais allusion à la chasse à courre, bien entendu).

Notre commissaire divisionnaire ne s’ennuie pas, le lecteur non plus : meurtres bizarres, enquêtes policières, attentat, intrigues des services d’espionnage, terribles secrets de famille (faut dire que la famille Seigner (il y a aussi un oncle… plutôt un frère qui occupe un poste important dans les Services Secrets) «n’est pas triste» comme on dit à Bruxelles.

Une expression qui ne signifie pas nécessairement que ce sont des «marrants» mais plutôt des «fameux numéros», dans le positif comme dans le négatif), moments tendres, érotiques, nombreuses scènes de douche (une police propre ?)… sont au programme.

Beaucoup de voyages aussi; la Polynésie, les triades de Hong-Kong, la jungle birmane et Paris bien sûr. On sent que l’auteur(e) aime et connait ces lieux, ces endroits.

Ce livre m’a laissé sur le c… (Davantage par ses rebondissements que… parce que c’est ma position favorite pour lire).

Aussi, je vous propose un deal. Eloignez de vous toute(s) affaire(s), urgente(s) ou pas, donnez un tour de clé à la porte d’entrée de votre maison ou de votre appartement, installez-vous confortablement dans un fauteuil, éteignez les lumières sauf celle diffusée par un lampadaire que vous aurez pris soin de placer à côté du fauteuil. Vous serez ainsi plongé dans une ambiance idoine pour vous laisser transporter par un récit haletant. Une fois votre lecture terminée, parlez-en autour de vous en prenant soin de divulguer un minimum.

Si vous ne possédez pas encore «Nid de vipères», commandez-le ici sans tarder: cdlbarry@yahoo.fr