Martine Dillies-Snaet

J'ai lu.... "les enfants du grand jardin"
de Carine-Laure Desguin

par Martine Dillies Snaet





Complètement dingue, déjantée, barjo, siphonnée la CARINE-LAURE DESGUIN !


Il doit lui pousser des pattes et des oreilles partout sur cette « tête à trou ». Elle nous emmène partout à la fois, met ses mots à l’endroit, à l’envers de l’envers.

Pardonnez-moi quelques instants… le temps de me flanquer une paire de claques, histoire de me remettre les cellules grises dans le bon sens.

Ah ! ça va mieux.

CARINE-LAURE DESGUIN a libéré son trop plein d’énergie, a éclaté sa grosse orange d’amour et, avec un enthousiasme sans égal, nous l’offre. Et tant pis si vous tourneboulez plus que vous ne l’auriez voulu ! Elle ne vous attend pas. A vous de la suivre dans son décor de guirlandes, de jour-nuit terrestre, lunaire, astral. Elle emmène tout le monde :

- Ah ! que c’est bon d’être ensemble ! dit-elle. Le bonheur, le nirvâna ! Les seringues ne sont plus que des seringues à trois sous à côté du délire dans lequel elle nous plonge.

Au travers d’une histoire qui pourrait sembler complètement givrée, l’auteur nous offre tout l’amour dont déborde son cœur. Et, semblant de rien, semant un petit mot-caillou par ci, un petit mot-caillou par là, elle rappelle les enfants pas riches, pas heureux.

Je vous invite à les ramasser, ces petites pierres. Et de faire vite, car l’auteur les attrape à la vitesse supersonique, les empêche de réfléchir pour les faire virevolter sur le carrousel des étoiles, dans la ronde des astres. Les partenaires ne sont plus toi, moi, elle, lui, mais Paris, Washington, la constellation du Grand Chien, la Lune, les astres, les sacs plastiques, les réverbères, les ampoules clignotantes, les sacs poubelle, les bougies, Et puis aussi la vie, l’amour, la joie, le don, le partage. Un conte de Noël interplanétaire en quelque sorte ! Mais en quelque sorte seulement.

CARINE-LAURE DESGUIN nous donne, grâce à son style superbe, une idée de sa capacité de démesure dans tous les domaines. L’écriture libérée dans tous les sens du terme.

En note plus personnelle, j’ajouterai – un reste de ma profession d’enseignante—que j’imagine la tête des élèves à la lecture d’un tel roman. De quoi alimenter tout un cours de français par les discussions et les questions qu’il ne manquerait pas de soulever. Bravo Carine !

Attendez ! Le temps de me flanquer une autre paire de claques !

Ah ! ça va mieux.