Bob Boutique

J'ai lu.... "Le désastre des astres"
de Mounir Othman

par Bob Boutique


C’’est un joli petit bouquin pour enfants d’une soixantaine de pages, avec plein de dessins en couleurs. Des planètes qui bavardent entre elles, un trou noir dont on ne voit les yeux que sur un fond obscur et même un CD… avec quatre chansons gentillettes pour la Lune, Pluton, la Terre et bien sûr le Soleil.

Le tout fait un peu cher, 26.40 euro. Mais comment faire autrement sans un tirage démentiel et une grosse distribution à la clé ? Si vous avez la solution, contactez l’éditeur tout de suite. Il vous offrira le champagne.

C’est aussi une pièce de théâtre, avec des dialogues amusants et une histoire positive à plusieurs titres. Tout d’abord parce qu’elle apprend aux plus petits la tolérance et la démocratie (oui, oui… rien que ça) et qu’elle glisse en passant, l’air de rien, un tas d’informations utiles sur notre système solaire et la manière dont il fonctionne.

Au départ de l’action, le Soleil tout puissant règne en potentat sur ses planètes. Jusqu’au jour où l’une d’elles, Pluton (mais est-ce vraiment une planète ?) se rebelle et entraîne les autres à sa suite. Vexé, notre étoile décide de les abandonner à leur sort (le froid) et part vivre sa vie dans la galaxie.
Là, il se rend vite compte qu’il n’est qu’un astre d’importance moyenne face aux géantes rouges et bleues qui font jusqu’à 2.000 fois sa taille et surtout à ces immenses trous noirs qui avalent tout ce qui passe à leur portée.

Il revient donc déçu, mais surtout plus compréhensif, dans son ancien système où les planètes se sont organisées pour vivre en liberté en produisant leur propre électricité pour subsister.

Les corps célestes se concertent, parlementent, discutent et finissent par trouver un nouveau terrain d’entente, plus juste. Le message est évident et tout finit bien qui commença bien.

Mounir Othman vit dans la région Parisienne, où il anime une troupe de théâtre pour enfants, la Compagnie Rocambole. C’est sa première oeuvre mais d’autres suivront probablement. Ca se sent. Et sans doute aussi d’autres chansons.

A suivre…