Walter Macchi
J'ai lu.... "Dégâts collatéraux"
Christine Brunet
par Walter Macchi

A mon retour de vacances, avant même d'avoir défait mes valises, je n'ai pu m'empêcher de parcourir le nouveau thriller de Christine Brunet, tant j'avais adoré son premier Nid de Vipères, publié aux Editions Chloé des Lys.

Je dois admettre que j'étais curieux de savoir si elle parviendrait à nouveau à me surprendre et aussi un peu inquiet qu’elle ne vienne démentir mes prédictions peut-être un peu trop optimistes… Son premier opus allait-il rester un joli coup isolé ? Pas facile en effet, lorsqu'on place la barre très haut au premier essai de faire mieux par la suite…

Première impression en découvrant l'ouvrage : c'est du pro ! La couverture est superbe, le quatrième de couverture plus qu'alléchant, la finition et la qualité du livre sont vraiment top. Comme mise en bouche, on ne pouvait rêver mieux.

Les soirées de lecture qui ont suivi ont été un pur bonheur. J'ai été littéralement emporté par cette enquête palpitante au cœur du Jura et ai retrouvé avec plaisir les deux protagonistes principaux de Nid de Vipères, Aloys Seigner, alias Axelle de Montfermy et Nils Sheridan.

Dégâts collatéraux se présente en effet dans la continuité du premier ouvrage, sans que la lecture de celui-ci ne soit vraiment indispensable pour la bonne compréhension des événements de ce nouvel épisode.
Deux attaques de transports de fonds de la Monnaie de Paris servent de toile de fond à cette aventure qui place la toute nouvelle police européenne, dont nos deux héros font partie, sur la brèche. Je n’en dirai pas plus pour ne pas briser le suspense de cet ouvrage très réussi.

L'intrigue, à nouveau particulièrement bien ficelée, sans le moindre temps mort, est très dense et nous tient en haleine du début à la fin. C’est de l’action à l’état pur. L’histoire rebondit sans cesse avec brio grâce aux coups de génie et aux trouvailles de l'auteur. Les dialogues sont clairs et bien construits, les personnages toujours aussi attachants, on souffre parfois avec l’héroïne, le style, direct et efficace, a muri lui aussi, il est plus fluide. Comme par magie, Christine Brunet est parvenue ici à gommer habilement les aspects un peu durs et cruels de certains passages qui m'avaient dérangé dans Nid de Vipères et nous dévoile dans cette aventure tout son talent.

Son second roman vient amplement confirmer son premier essai et tout le bien que je pensais d'elle.

Si vous aimez les bons thrillers, les vrais romans policiers dans la plus pure tradition, alors dépêchez-vous de vous procurer le dernier ouvrage de Christine. Vous ne serez pas déçus.

En rugby, on appelle cela une pénalité décalée de 55 mètres, qui termine sa course entre les poteaux, à moins que ce ne soit simplement une transformation après un essai de génie…