Jean Vigne

J'ai lu.... "Deux cafés sans sucre"
de Franck pélissier

par Jean Vigne


Et voilà, je viens de terminer un voyage dans une soucoupe volante, car Franck, croyez-le bien, est un véritable extra-terrestre, un OVNI de la littérature.

Quand j'ai pris ce livre, je l'ai soupesé, retourné dans tous les sens, pour finir par tomber sur le quatrième de couv. Une histoire de jazz, me suis-je dis ??? N'en déplaise à Franck, je ne suis pas un grand passionné de Jazz... Me voilà bien, obligé de m'avaler du Parker (Charlie, pas Tony ), du Issac ( Chris, pas Newton) ou encore du Bob (Berg, pas Boutique)... bref, quelle galère...

Et puis, j'ai ouvert les premières pages...

Et j'ai lu, j'ai lu, j'ai lu...

Et j'ai refermé le livre, avec l'impression d'avoir reçu une grande claque dans la gueule...

Venons en au fond du sujet…
Je ne dévoilerais rien de l'histoire (ce que d'ailleurs évite de faire Franck avec habilité dans son quatrième de couv et Dieu que je l'en remercie)...

Vous avez quand même le droit de savoir que ce livre parle d'une histoire d'amour unique (ne le sont-elles pas toutes), avec une bonne dose d'humour (et quel humour, j'ai rarement autant ri sur certains passages... non, en fait, je n'ai jamais autant ri en lisant un livre...).

Ainsi, cette histoire d’amour est hautement inspirée, avec des personnages hauts en couleur (dont le principal, un certain Marc). On entre sans mal dans la peau du personnage principal, on ressent ses états d’âme (et le pauvre en a toute une palanquée J ), ses questions, sa déroute. Mais c’est surtout les successions de passages entre amour et humour qui sont épatants. Je soupçonne une bonne dose de vécu dans ce roman, mais seul Franck peut le dire et cela restera probablement son secret…

Franck n'a pas son pareil pour épingler les petits travers de l’existence. L’ensemble est servi par une écriture remarquable, simple, jamais alambiquée mais efficace. Parfois incisive sans jamais tomber dans l’outrancier. Franck a su construire son roman comme une bonne partition de musique (on reconnaît là le musicien), alternant les Forté et les Pianissimo avec merveille.

Jamais de temps mort mais des passages plus langoureux, parfois mélancolique avec une fin où l’on se prend une bonne claque. Une véritable tranche de vie, une réflexion sur le destin de tout un chacun, sur les chances que l'on saisit, celle que l'on perd… écrite avec cette aisance et cette capacité extraordinaire à capter l’attention du lecteur pour qu’il termine à tout prix le roman.

Je n'ai qu'un mot à dire, bravo l’artiste…

Bon, je crois bien que je vais prendre mon café sans sucre, dorénavant...