Interview...

Fleurette Violette


Pseudo ou nom réel ?
Pseudo mais qui est proche de mon véritable nom de famille.

Où habites-tu ?
Dans la plus belle ville de Belgique, Mons ! Je suis chauvine et je l’assume. J’adore ma ville, je vibre quand j’entends l’air du doudou, j’ai les larmes aux yeux et le cœur qui bat la chamade quand tous les montois chantent et applaudissent le samedi soir à la descente de la chasse de sainte Waudru, , je pleure quand le car d’or monte la rampe Ste Waudru le dimanche.
J’ai été extrêmement fière et émue quand mon fils aîné a été homme blanc (porteur du dragon) lors du petit doudou, ainsi que lorsque Mons est devenue capitale européenne 2015 et aussi quand mes enfants partagent ma ferveur le dimanche de la ducasse.
Aucun des 3 ne sont nés à Mons mais ils sont montois de cœur. J’avais 6 ans lorsque j’ai participé à la procession la première fois et mon bonheur est toujours aussi intense après plus de 10 fois et j’ai bien l’intention de ne pas m’arrêter là. Il n’y a aucun autre endroit où j’aimerais vivre en Belgique, je suis même revenue pour fêter le doudou quand je vivais dans le sud de la France.
J’aime parcourir ma ville le dimanche matin, lorsqu’il y a peu de monde dans les rues, j’aime les apéros du vieux marché qui se prolongent, ses vieilles pierres témoins de son passé séculaire... Voilà, j’adore ma ville, elle fait partie de moi et moi d’elle et je suis très fière de son patrimoine culturel et de son folklore.

Une famille, des enfants…
Je suis une célibattante qui vit avec ses trois enfants, deux fils de 16 et 12 ans et une fille de 10 ans.

Sucré ou salé ?
Salé

Que fais-tu dans la vie ?
Je travaille dans le social, dans l’aide à la jeunesse, fonctionnaire sur le papier mais pas dans les faits !!!!! Travail passionnant mais très éprouvant mentalement.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Mes profs ont très tôt trouvé que j’avais un bon style mais ont aussi toujours déploré que j’étais nulle en orthographe. J’ai longtemps pensé qu’un jour…quand j’aurais le temps j’écrirais et ce jour est venu, comme une évidence plus tôt que je ne le pensais…
L’écriture a d’abord été pour moi catharsique, je sortais d’une histoire d’amour à la fin douloureuse, je venais de terminer mon mémoire dans lequel je développais l’intérêt d’utiliser d’autres outils que la parole pour exprimer sa souffrance, j’ai donc décidé de tester mes dires et je dois avouer que j’ai été vite convaincue du bien fondé ce que j’avais démontré.
J’ai très vite été rattrapée par l’envie d’aller plus loin, d’extrapoler, d’inventer, de projeter mon entourage dans des situations inédites. Mon premier roman a été un mélange d’autobiographie et de fiction.

As-tu déjà publié quelque part ?
Le 21 juillet 2005 a été publiée une nouvelle que le magazine Flair m’avait commandée «  Repas d’affaire ». Le thème était imposé : une nouvelle érotique… Pas du tout un sujet de prédilection pour moi, mais j’ai finalement apprécié cet exercice de style. Un thème imposé amène d’autres manières de rédiger, permet de découvrir une certaine rigueur dans le style, un bon exercice.
Comme dans la vie, je m’en suis tirée avec une pointe d’humour !

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
J’ai pris comme une certaine reconnaissance, toute relative d’avoir été choisie par Flair dont le concept était de publier des nouvelles érotiques d’auteurs belges, dont Didier Van Cauwelaert

Pourquoi  Chloe des Lys ?
Parce que des amis qui avaient été publié chez Chloé des lys m’en ont parlé

Quel ouvrage vas-tu publier ? Et que raconte t-il ?
C'est l'histoire d'un fantasme. Celle d'un poète écolo qui offre à son élue un bouquet de poireaux pour leur premier rendez-vous ! Comme c'est une citadine pur jus, elle le lui rend... Mais le poète ne renonce pas et très vite elle finit par craquer...il l'aime, puis il l'a quitte... la suite dans le livre.

"Je suis en avance et comme je déteste attendre, je vais m’acquitter de contraintes comme la file à la poste et à la banque. Gorge sèche, gargouillis dans le ventre. Finalement, j’arrive en retard. Bomber noir et baskets rouges, il avait dit. C’est quoi alors ce parka rouge et les baskets noires du Stendhal revu et corrigé ?
La vue d’ensemble ne provoque pas chez moi une envie de prendre mes jambes à mon cou mais pas non plus celle de me scotcher sur place la langue pendante et les yeux exorbités tel le loup de Tex Avery.
...mais c’est quoi cette tache verte qui se précise au fur et à mesure que je m’approche ? Des tiges sans fleurs ? Original comme bouquet !
Non, ce n’est pas ça ?
Des poireaux ! Il me tend des poireaux ! J’y crois pas.
- Ça faisait longtemps que je voulais me jouer cette scène alors je la réalise avec toi.
- Ben voyons, fallait que ça tombe sur moi !
Ma tête! Rire ? Pleurer ? S’enfuir ? On ne me l’avait jamais faite celle-là. Nous voilà à déambuler dans les rues de la ville avec mes poireaux à la main. ...........
Lorsque la vie vous met sur une route ...tout reste a faire..."


Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Très peu de choses. Ecrire est à la fois un plaisir et une nécessite, l’après est un monde inconnu dans le quel je fais laborieusement mes premiers pas…

Des projets pour la suite ?
J’ai écrit un deuxième roman, « Quel crétin, ce Cupidon ! » qui est actuellement à la phase de la correction. L’histoire, même si elle est à l’origine d’une situation réelle, est totalement issue de mon imagination. En revanche les personnages sont inspirés de personnes que j’ai connues ou que je connais mais à qui je prête une autre vie. C’est également un hommage à une tante et une amie parties injustement beaucoup trop tôt.
Les héros de cette histoire se retrouveront dans trois suites, esquissées sur le papier et terminées dans ma tête…

Pourquoi  écris-tu et comment ?
J’écris pour coucher sur le papier, avec le clavier, toutes les influences négatives qui s’imposent à mon quotidien. j'écris parce que je ne peux pas faire autrement, les mots me submergent, lorsqu'ils sont posés sur le papier, peu importe ce que j'en fait, ils s'effacent mais jamais très longtemps....
J’écris avant tout dans ma tète, des que je marche dans la rue, je retranscris quand je peux sur le papier, dans un bus, dans un tain, dans la salle d’attente d’un médecin, partout où la vie m’impose de me poser… et ensuite sur l’écran de mon pc.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Mon coup de cœur, le plus beau livre que j’ai lu est « la plage d’Ostende » de Jacqueline Harpman. J’ai constaté depuis que j’écris que je préfère lire des auteurs dont je n’égalerai jamais le fond et la forme, qui me permettent de me positionner dans la peau d’un simple lecteur.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
C’est fait dans mon roman « Poireaux bio.com » un auteur publié également chez Chloé des Lys.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
L’écriture, la lecture, la peinture, la sculpture…la déco, le bricolage, ça m’est indispensable de vivre dans un environnement qui me correspond.
Mes amis de longue date que je néglige faute de temps… des nouveaux que je retrouve dans un endroit, la Livre de Café à Mons, où je m’octroie des bulles d’ondes positives et créatives, avec qui j'ai des projets utopistes mais qui partagent ma divise «  C’est parce qu’ils ne savaient pas que c’était impossible qu’ils l’ont fait » As-tu un blog ou un site ?
non

Qu’est-ce qui te  fout en  rogne ?
Oufffffffffffffffff, beaucoup de choses !!!! Mais peut-être avant tout ceux qui ne se donnent pas tous les moyens de réaliser au moins un de leurs rêves…

Un souhait ?
Trouver le temps de retranscrire sur le papier tous les romans que j’écris dans ma tête.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Pourquoi, alors que je vivais à St Paul de Vence, je suis revenue vivre en Belgique ? Parce que toutes les bonnes raisons que j’avais de faire ce choix et même si j’aime vivre dans ma ville si chérie de Mons dès que je remets un pied dans mon cher St Paul, je me pose aussi la question…