Interview...

Dominique Veyrier


Pseudo ou nom réel ?
Dominique Veyrier, un prénom "épicène", mais je n'y suis pour rien... Rien d'un pseuDo tu vois.

Où habites-tu ?
Dans un village à une dizaine de km au Nord d'Aix-en-Provence, donc très au sud de la France...

Une famille, des enfants…
Une épouse, également affublée de ce même prénom épicène, et une fille qui termine des études de théâtre...

Sucré ou salé ?
Pourquoi choisir ? Je crois adorer les notes sucrées dans les plats salés, mais le contraire est parfois bienvenu... Chocolat noir en tout cas, absolument.

Petit, que voulais-tu faire ?
Vétérinaire longtemps, pour une attirance pour les animaux jamais démentie depuis.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Difficile à dire sans paraître prétentieux, mais osons quelques modèles (littéraires et philosophiques) : Victor Hugo et Albert Camus avant tous les autres, et Pythagore why not pour sa magnifique et simplissime démonstration de l'irrationnalité du nombre racine de 2...

Ton truc contre le stress ?
Courir seul le matin de préférence, mais le stress est une belle excuse pour croquer du chocolat... noir (je vous l'ai dit ?).

Que fais-tu dans la vie ?
Réparateur d'enfants en milieu scolaire. Professeur des écoles, ou instituteur comme on le disait il n'y a pas si longtemps. Mais en pratiquant ce métier depuis de longues années comme "remplaçant" (lorsqu'un enseignant est malade ou en formation) j'ai découvert ce plaisir de me trouver l'invité d'une classe pendant quelques jours, durant lesquels toujours je m'interroge : "où est-il où est-elle, celui ou celle ici qui a peur de l'école ?"... Réparer des enfants, pas des élèves, pour qu'ils s'élèvent vers ce qu'ils sont déjà au fond d'eux-mêmes...

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
L'adolescence a bien vu quelques poèmes... Mais il a fallu attendre le théâtre (comme comédien), en interprétant les textes des autres, pour laisser grandir ce désir. Jouer, c'était écrire avec les mots des autres...

As-tu déjà publié quelque part ?
Un recueil de nouvelles et un roman en auto-édition, mais je ne trouvais pas cela très satisfaisant. Trop seul dans un domaine où le regard des autres est nécessaire pour se sentir légitime...

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Au théâtre, avec mon tout premier texte. Au cinéma, avec un prix du scénario pour un long métrage jamais réalisé...

Pourquoi Chloe des Lys ?
Pour avoir lu un article sur cette maison d'édition, puis avoir glané ça-et-là quelques infos sur leur façon d'envisager la littérature et leur collaboration avec les auteurs. Si je dis que je leur trouve un certain courage, vous allez penser que... Alors je vais me taire, mais n'empêche que...

Quel ouvrage vas-tu publier ?
"Sous vos lacs endormis murmurent nos rivières", un roman que je qualifierais de roman court. J'ai cherché la concision de style que j'espère lui avoir donnée après avoir relu "Soie" de Alessandro Baricco. A partir de l'histoire d'un homme presque silencieux et du moment où toute sa vie bascule, celle de la part enfouie de chacun des personnages qu'il rencontre, toujours composés de deux pièces emboîtées comme celles d'un puzzle. Depuis ce livre je regarde différemment ceux et celles que je croise, parce que je sais qu'il en est presque toujours ainsi chez chacun d'entre nous.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Ecrire est sans doute une façon de rester dans l'ombre, et j'y tiens. Mais faire connaître ce que j'écris, oui, sans doute (mon éditeur risque des sueurs froides sinon). Dans un texte antérieur, j'avais écrit : "écrire, c'est dire enfin les choses tout en continuant à les taire"...

Des projets pour la suite ?
Une pièce de théâtre, presque terminée, que j'espère pouvoir confier à un metteur en scène que je regarderai faire sans m'en mêler davantage... En la matière, la Belgique est un terreau de magnifiques artistes, des gens qui font plutôt que des gens qui paraissent...

Pourquoi écris-tu et comment ?
Si je savais répondre, sans doute que je n'écrirais plus. Toujours le matin très tôt, durant deux ou trois heures jamais plus.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Victor Hugo, Shakespeare et Camus sans aucun doute, mais tant d'autres encore dans la littérature contemporaine. Pour le cinéma, il y a Chaplin évidemment et Chaplin encore, même si tant d'autres me font rire et pleurer (de Fellini à Xavier Dolan la liste serait longue)... Mais n'oublions pas Chaplin, et Chaplin, comme la source d'un fleuve... Chaplin, je vous l'ai dit ?

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Le cinéma le théâtre et la lecture. Une salle obscure pour y partager une histoire, un livre où on entre seul avec le coeur qui bat...

As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ?
...

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
L'indifférence aux problèmes du monde que l'on prête aux jeunes dans les dîners en ville. Pas une seconde je n'y crois...

Ta citation favorite ?
"Qui craint Dieu n'a rien a craindre"... mais j'ai oublié son auteur (contemporain de l'Inquisition je crois). Son double sens m'enchante...

Une qualité et un défaut ?
Facilement distrait... mais je ne sais où ranger ce trait de caractère. Sans doute pourrais-je trouver un défaut plus grave, mais autant l'oublier...

Un souhait ?
Que chacun prenne sa part du monde pour le rendre meilleur. Et que chaque épreuve nous rende un peu plus volontaires en ce sens. Garder ce cap sans se préoccuper de la distance à parcourir...

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Ce sont les réponses qui rendent parfois les questions stupides. Ce qui ne signifie pas que je trouve cette question stupide, mais que je crois plutôt à une responsabilité partagée.