Interview...

Isabelle Vandreuve


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel !

Où habites-tu ?
A Saint Maur des Fossés, ville bien tranquille pour se reposer de la vibration permanente de Paris, juste à côté.

Une famille, des enfants ?
Je suis veuve, j’ai quatre enfants (2 vivent à Paris, 1 à Bruxelles et 1 à Lima) et bientôt 4 petits-enfants

Sucré ou salé ?
Bec sucré comme disent mes cousins belges, rentrer dans une pâtisserie me remplit de plaisir !

Petite, que voulais-tu faire ?
« faire » la classe.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Aucune idée !

Ton truc contre le stress ?
Marcher ou manger du chocolat.

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis orthophoniste (logopède). J’accompagne des adultes souffrant de maladie neuro-dégénératives soit à leur domicile soit dans mon cabinet. Je reçois également des adultes ou des enfants souffrant de problèmes de voix ou de bégaiement. Et aussi quelques enfants « fâchés » avec l’écriture et la lecture.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Mes premiers écrits ont été des travaux universitaires. Puis j’ai découvert les ateliers d’écriture et un monde s’est ouvert à moi… Depuis je mène de front la recherche théorique et l’écriture plus personnelle.

As-tu déjà publié quelque part ?
J’ai publié « A l’écoute des mots de la démence, expression d’une crise existentielle » chez Chronique Sociale. Cet ouvrage propose une réflexion pour entrer dans l’univers des personnes dont le langage se « détricote ». Afin d’établir une rencontre la plus authentique possible.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
J’ai reçu le prix Médéric Alzheimer pour ma thèse de doctorat en philosophie.

Pourquoi Chloé des Lys ?
J’ai repéré la maison d’édition chez un libraire parisien. C’est surtout le premier éditeur qui a accueilli favorablement mon manuscrit.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
« Dernières nouvelles de Robert » est un roman qui permet de suivre le cheminement de quelques vieux dans leur maison de retraite. Monotonie apparente de la vie réglée par les toilettes, les repas et les siestes. Au moindre mouvement un passé chaotique ressurgit. Quelques paroles venues de l’enfance ou d’ailleurs meublent le présent. Entre hier et aujourd’hui les contours sont flous. C’est ce qui nous intéresse. Dans ce qui paraît décousu, incongru, on se met à percevoir la réalité d’une autre façon.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Des contacts avec des libraires, des articles dans des revues professionnelles.

Projets pour la suite ?
Je travaille actuellement à l’analyse des romans contemporains qui évoquent la maladie d’Alzheimer. Je parle des récits qui ont une grande force descriptive et émotionnelle. Ils nous mettent au cœur des situations aussi émouvantes que dramatiques. Leurs auteurs, néophytes en la matière, en disent plus sur le vécu de la maladie que la plupart des ouvrages médicaux.

Pourquoi écris-tu et comment ?
J’écris pour donner forme à un bouillonnement intérieur. Parfois sur des carnets et des cahiers, sinon directement sur l’ordinateur. Je grapille du temps ça et là…

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
En philosophie, Ricoeur, Foucault, Wittgenstein, en littérature Shakespeare, Claude Simon, Paul Auster, au cinéma « Ida », le documentaire « Sur les chemins de l’école », en peinture les impressionnistes, en musique le rock.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Quelques-uns de mes amis attendent avec impatience des nouvelles de Robert depuis que je leur ai distillé des informations truculentes sur ce personnage !

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
La randonnée, les treks dans le désert, la lecture, le théâtre et les expositions.

As-tu un blog ou un site ?
Pas encore…

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
L’agressivité de certains conducteurs.

Ta citation favorite ?
« L’écriture nous révèle ce que nous ne savions pas que nous savions » Javier Cercas

Une qualité et un défaut ?
Persévérante, parfois un peu en retrait

Un souhait
Avoir davantage de temps pour écrire…

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
« A quoi ça sert ? »