Interview...

Sylviane Velu


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel.

Où habites-tu ?
J’habite à Bruxelles dans une maison entourée d’un jardin fréquenté par les oiseaux, les écureuils, les renards.

Une famille, des enfants
Mariée et mère de deux fils.

Sucrée ou salée ?
Sucrée et salée. Egalement poivrée (toutes les couleurs de poivre) et épicée (toutes les couleurs aussi).

Que fais-tu dans la vie ?
J’ai toujours été au service de la justice, dans un premier temps comme avocate, puis comme magistrate. La justice est pour moi un art à part entière : le maniement de la balance exige, comme les autres arts, du travail, de la rigueur, de l’abnégation, une conscience aiguë des autres et de soi-même et … une qualité supplémentaire, difficilement définissable, une sorte de flair qui, dans les cas difficiles, porte à faire pencher la balance en définitive dans un sens plutôt que dans l’autre.

Quand as-tu commencé à écrire et pour quoi ?
J’ai toujours aimé écrire, au début surtout pour voir plus clair en moi.

As-tu déjà publié quelque part ?
J’ai un certain nombre de publications en matière juridique mais aucune proprement littéraire.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Les reconnaissances dont j’ai pu faire l’objet sont d’ordre juridique.

Pourquoi Chloé des Lys ?
Parce que j’apprécie la démarche de cet éditeur, ouverte, non mercantile, qui donne leur chance aux « jeunes » auteurs. Et aussi, accessoirement, parce que, si j’avais eu une fille, j’aurais aimé l’appeler Chloé et parce que j’aime les lys, surtout pour leur parfum.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
C’est une petite pièce de théâtre que j’ai écrite d’un jet lorsque j’ai décidé d’arrêter de peindre en amatrice. J’ai eu envie d’user de cette plume, qui est mon outil de travail quotidien, pour la mettre au service d’autres fins que celles de la justice.
En résumé, un peintre lassé de peindre passe au porte-plume et s’émerveille de pouvoir ainsi exprimer plein de choses que sa technique - limitée- ne lui permet pas de transmettre (les parfums, les sons…). Il plante donc assez facilement une (belle) femme dans le décor d’un (beau) jardin au soleil couchant, mais il ne se rend pas compte des dangers de l’écriture. Car cette femme, qui est l’expression de quelque chose de très intime en lui, commence à vivre sa propre vie, lui échappe et l’entraîne dans un abîme de questions existentielles qui le déstabilisent.
C’est le mythe de Pygmalion, c’est aussi une métaphore de la Genèse, de la créature qui échappe à son créateur. C’est la question de la liberté qui est ainsi posée, celle de la créature et celle du créateur.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Je n’ai pas encore essayé de me faire connaître, mais ayant décidé de prendre ma liberté (j’ai horreur de l’expression « prendre sa retraite ») cette année, je vais m’y employer.

Des projets pour la suite ?
J’ai trop de projets pour les énumérer, mais ils sont surtout d’ordre littéraire.

Pourquoi écris-tu et comment ?
J’écris parce que j’aime la création, surtout celle qui fait rêver et relever la tête, et que l’écriture est mon instrument préféré de création. J’écris au crayon dans un petit cahier au papier lisse.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur ?
- En littérature : Montherlant, Giraudoux, Camus, Yourcenar, Cocteau, Colette, Prévert, Tanizaki, Amélie Nothomb
… - En cinéma : éclectique ;
- En peinture : Giotto, Léonard de Vinci, les impressionnistes, Matisse, Picasso, Cocteau (dessins)
… - En musique : Bach, Schubert, Satie, Debussy, Ravel, chanson française, rock …

Tes hobbies ?
A part l’écriture, la peinture, le voyage, le jardinage, la natation et, bien sûr, mes amis.

As-tu un blog ou un site ?
Je vais créer un site.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
L’injustice, la malhonnêteté, l’hypocrisie, le manque de courage, l’opportunisme …

Un souhait ?
Rester toujours amoureuse.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Il n’y a pas de questions stupides, seules les réponses peuvent l’être.