Interview...

Christian Van Moer


Christian Van Moer, pseudo ou nom réel ?
Nom réel.

Où habites-tu ?
J’habite à Tournai, la cité des Cinq Clochers, à deux pas de la France.

Une famille, des enfants ?
Deux enfants, cinq petits-enfants (dont trois Madrilènes).

Sucré ou salé ?
Pimenté plutôt.

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis retraité. Licencié en philologie romane, j’ai enseigné le français durant 35 ans.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Assez tardivement. Je n’aime pas bâcler le travail et j’ai dû attendre la fin de ma carrière professionnelle pour trouver le temps d’écrire sérieusement.

As-tu déjà publié ? Et quoi ? Quel genre ?
Jusqu’ici, j’ai participé à quelques recueils collectifs et j’ai publié quatre ouvrages : un recueil poétique et trois romans :
- Les Oiseaux Bleus (2005)
Un long poème épique, lyrique, et d’amour également, de facture classique qui aborde des thèmes brûlants : les crimes de guerre ( la torture, les exécutions sommaires ) et les crimes contre l’humanité ( l’épuration ethnique, le génocide ).
- La Cerise (2006)
Un roman à suspense qui aborde également un des plus épineux problèmes du monde actuel : celui des dérives de la génétique.
- La Belle Oubliance (2007)
Un roman qui, à partir d’un drame ayant pour cadre l’évacuation, la fuite éperdue des Belges et des Français du Nord devant les envahisseurs nazis en 1940, rouvre un vieux débat : l’amnésie, lorsqu’elle efface l’horreur de la mémoire et permet de vivre heureux, n’est-elle pas préférable à la satisfaction que peut apporter l’assouvissement d’une vengeance ?
- La Seconde Chance de Corentin (2008)
Encore un roman, mais de facture plus moderne. Un suspense alimenté par la croyance en l’intervention de l’au-delà dans le destin des hommes.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Pour Les Oiseaux Bleus, j’ai reçu la médaille d’or de poésie de l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Arras et pour La Cerise, la médaille d’argent de la même académie.

Pourquoi Chloé des Lys ?
Parce que c’est une maison d’édition de ma région, à dimension humaine, courageuse et dynamique.

Des projets ? Un nouvel ouvrage en préparation ?
A part quelques poèmes que je sortirai peut-être un de ces jours de mes tiroirs, je n’ai aucun projet en cours pour le moment.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Le succès littéraire m’importe peu. J’écris parce que c’est pour moi un authentique plaisir et que je veux laisser un souvenir palpable à mes petits-enfants.
J’écris à l’ancienne : brouillon au crayon, propre à la plume, puis travail à l’ordinateur…. J’aime soigner mon vocabulaire et la construction de mes phrases ; je me relis donc souvent pour peaufiner mes textes.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Je suis certes influencé par les grands écrivains français, par exemple en poésie par Nerval, Baudelaire, Rimbaud, Apollinaire, Valéry et… Brassens.
Cinéma, peinture, musique ? Là aussi, mes goûts sont plutôt classiques, mais très variés : disons de Chaplin à Spielberg, de Botticelli à Delvaux, de Mendelssohn aux Pink Floyd…

Tes hobbys ?
Le bridge de compétition : je fais partie de l’équipe du Cercle Littéraire de Tournai.

As-tu d’autres activités artistiques ? dessin, musique, cabaret….
Oui, je dessine et je peins des huiles sur toile, en amateur.

As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ?
http://christianvanmoer.skynetblogs.be où je donne un aperçu de mon œuvre.

Qu’est-ce qui te fait rire ?
Les films de Charlot.

Qu’est-ce qui te fait peur ?
La paranoïa des petits chefs, d’entreprise ou d’Etat.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Le mal qu’on fait aux enfants.

Un souhait ?
Un rêve plutôt : que la Terre soit propre et accueillante pour les générations futures.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Où sont les neiges d’antan ?