Interview...

Charles Traore



Pseudo ou nom réel ?
Nom réel !

Où habites-tu ?
Dans le brabant wallon…à Court-Saint-Etienne plus précisément

Une famille, des enfants…
Une femme et une petite fille de six mois

Sucré ou salé ?
Salé…mais il est vrai que je commence à prendre goût au sucré

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis employé chez Médecins Sans Frontières

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J’ai commencé à écrire depuis l’âge de 14 ans…au début j’écrivais pour moi-même…sans doute pour meubler la solitude…puis un jour j’ai reçu un cahier d’une religieuse à qui j’avais écris une lettre…ce fut le début du partage de mes écrits avec les autres…

As-tu déjà publié quelque part ?
J’ai publié des haïkus dans Haïkaï et Ploc qui sont des revues littéraires de haïkus

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
En 2007 j’ai remporté en poésie le Prix Léopold Sedar Senghor au 11e concours littéraire international du CEPAL (Centre Européen pour la Promotion des Arts et des Lettres).
En 2009, j’ai obtenu la Mention Excellence en conte au 13e concours littéraire du CEPAL

Pourquoi Chloe des Lys ?
Le hasard !

Quel ouvrage vas-tu publier ?
"A la rencontre de l’autre". Un récit qui relate mon enfance…mon village d’enfance avec ses traditions, son train-train quotidien, ses moments de bonheur, de difficulté, de désespoir, de lutte pour la survie…une terre où tout allait à merveille…un village qui avait toujours fait la fierté de ses habitants…d’ailleurs toutes les contrées avoisinantes s’y retrouvaient le jour du marché tant l’abondance était au rendez-vous…
Puis surviennent des catastrophes qui vont se succéder sans trêve comme si le vent d’une malédiction s’était mis à souffler sur ce village naguère propice…le village se vidait de ses habitants partant à la quête d’un semblant de bonheur loin de cette terre où tout n’était à présent que désolation et insolation...
En plus de la sécheresse qui sévissait, de cette pluie qui ne tombait plus, de cette terre qui inlassablement s’asséchait, de ce marigot, de ce puits qui perdait considérablement leurs eaux, d’autres malheurs continuaient à s’abattre sur le village de Salkoué…les ancêtres ne se faisaient plus entendre, les dieux s’étaient comme détournés, tournant le dos au village et à ses misères quotidiennes…quel comportement, quelle attitude adopter face à l’adversité, à la tragédie… ?

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Via mes réseaux d’amis (écrivains ou pas), collègues, famille, connaissances, centre culturel de Court, la commune, l’église, le Forum stéphanois…

Projets pour la suite ?
Un nouveau livre à moitié entamé…

Pourquoi écris-tu et comment ?
Pourquoi ? Aucune idée…je sais que dans un de mes poèmes, j’ai écris ceci : une voix me dicte d’écrire…une main prend la commande…j’espère ne jamais arrêter d’écrire en tout cas

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Ah ! Y’en a tellement…mais je citerai Cheick Anta Diop, Senghor, Amadou Hampaté Bâ, Césaire, Amin Maalouf, Jean Ziegler, Jean Paul Sartre, Baudelaire, Camus, Molière, Shakespeare…et par ailleurs Lucky Dube, Bob Marley, Peter Tosh…

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Mon épouse Céline (la lionne flamande) qui m’est d’un grand soutien

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
J’aime le reggae, les musiques traditionnelles de chez moi…(Burkina), j’aime la marche, la course à pied, les voyages, les rencontres, le théâtre…

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
L’injustice…les souffrances des femmes en Afrique…

Ta citation favorite ?
« Sois le changement que tu veux voir dans le monde » Gandhi

Un souhait ?
L’Afrique unifiée…!

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Es-tu fier d’être africain ?