Interview...

Yannick Torlini


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel.

Où habites-tu ?
J'habite et je suis né à Nancy, en France, mais en réalité je viens d'un pays qui a beaucoup plus les pieds dans la mer.

Sucré ou salé ?
Sans hésitation : salé.

Que fais-tu dans la vie ?
Je fais le plus beau métier du monde : étudiant. Je suis en cinquième année de lettres, toujours à Nancy. Après le Master ? Je ne sais pas. Peut-être un doctorat, ou peut-être marcher sur les tessons de la vie.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J'ai commencé... jeune. Même si je ne peux pas encore me qualifier de "vieux". Pourquoi j'ai commencé ? je n'en sais rien. Quelque chose m'a poussé à le faire, et puis, au fur et à mesure, j'ai adopté le geste, j'ai travaillé, j'ai essayé à chaque fois d'affiner le style. Et au final, lorsque l'on travaille tous les jours, on se retrouve avec des livres construits, unis par une thématique, une idée, une pensée.

As-tu déjà publié quelque part ?
Oui. J'ai déjà publié deux recueils de poésie chez Edilivre (Dérive des sentiers en 2009, et Mezza voce en 2010), et un autre chez Mon Petit Editeur cette année même. L'année 2010 a été très fertile.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Oui, quelques prix poétiques, mais très peu, et sans grande importance. Je participe très rarement à des concours, car je n'aime pas vraiment que cette notion soit appliquée à la littérature.

Pourquoi Chloe des Lys ?
Sur les conseils – judicieux – d'une amie.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Je vais publier un recueil de poèmes, La Métamort, assez sombre, peut-être ce que j'ai fait de plus sombre jusqu'à maintenant. Les textes qui y figurent sont nés de la réflexion que j'ai mise en place dans mon mémoire sur le poète Ghérasim Luca, ainsi que de la lecture de Le langage et la mort, de Giorgio Agamben.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Du bouche à oreille, des contacts, des articles dans des revues ou des journaux, parfois un peu de culot.

Tes projets pour la suite ?
Continuer.

Pourquoi écris-tu et comment ?
J'écris parce qu'il le faut. Les conditions m'importent peu, mais j'avoue que je préfère écrire le soir.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature ?
En poésie, j'ai des influences très diverses : je lis aussi bien de la poésie médiévale que de la poésie contemporaine : Ghérasim Luca, Charles Pennequin, Emmanuel Laugier, Bernard Noël et j'en passe, ainsi que d'autres auteurs un peu moins contemporains comme Mario luzi, Eugenio Montale, Dylan Thomas.
Question roman, il y a des auteurs qui ne me quittent pas : Faulkner, Fante, Harrison, Kundera.

Tes hobbys ?
Hormis l'écriture, le sport : randonnée, course à pieds, aviron. j'aime tout ce qui me met au contact de la nature.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Les discours réchauffés sur la poésie. Et là, je cite Dylan Thomas : "La poésie, je m'en fous, seuls les poèmes m'intéressent". Je ne supporte pas que l'on tente de définir un genre, au risque de le figer et de l'appauvrir.

Un souhait ?
Continuer dans la voie de l'écriture, "creuser mon trou", faire en sorte que le lecteur trouve son compte dans mes travaux.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
"Etudier la littérature, ça sert à quoi ?"
En général, je réponds froidement "à rien, c'est pour ça que ça vaut encore quelque chose".