Interview...

Pascal Titeux


Pseudo ou nom réel ?
Pascal TITEUX, nom réel

Où habites-tu ?
L'Alpe d'Huez, station aussi bien connue désormais par les cyclistes que par les skieurs. Mon épouse et moi avons choisi de nous y établir à notre retraite, en alternant avec un pied-à-terre dans les Alpes Maritimes. En somme, les deux lieux où nous passions nos vacances. Mais maintenant, c'est hors saison dans les deux cas : à l'envers des touristes...

Une famille, des enfants…
Un enfant, et le noyau désormais restreint de la famille proche.

Sucré ou salé ?
Salé, sauf pour le chocolat.

Petit, que voulais-tu faire ?
Une longue phase Musique, mais à l'époque (années 60) il y avait très peu de débouchés, surtout si on n'avait personne pour vous introduire dans le milieu professionnel et les media. En plus, le piano n'est pas un instrument d'orchestre : c'est donc tout (le « grand concertiste »), ou rien. Je n'avais pas envie des petits boulots musicaux, et mes études ordinaires avançaient bien. En entrant à l'université, j'ai découvert le jeu des idées, des mots, et un objectif : écrire. Mais oui. Après bien sûr, il a fallu négocier avec la vie...

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Thomas Paine : participer à la guerre d'indépendance américaine puis franchir l'Atlantique pour participer à la révolution française et rédiger la déclaration des droits de l'homme de 1789, c'est pas mal. Son retour nous serait bien utile vu la bouillie qui a partout remplacé les grands principes. S'il ne revient pas, je suis disponible...

Ton truc contre le stress ?
Un réflexe : Qu'est-ce qu'on fait demain ?

Que fais-tu dans la vie ?
Formation musicale (conservatoire) et philosophique (doctorat) conduisaient, en France en tout cas, à un seul choix : l'enseignement. Et quand on ne veut pas s'ennuyer, on tente les différentes fonctions de responsabilité. Après l'inspection primaire, une direction d'École Normale, puis Inspecteur d'Académie, Inspecteur Pédagogique Régional. Je ne regrette pas, j'y ai trouvé bien des satisfactions, mais évidemment, vu les emplois du temps de ce genre d'emploi, l'écriture, c'est seulement maintenant.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Dès la fin des études, sous la forme « essai » plutôt que fiction. À ce stade, c'était pour clarifier ma pensée, et ce que m'apportaient mes lectures, ; je n'ai pas gardé la plupart de ces brouillons (on évolue, en même temps qu'on lit !). Mais j'ai quand-même un tas de papiers volants dans mes réserves, sans parler des embryons de textes bien au chaud dans la matrice du disque dur.

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel genre ? As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Si je passe sur les articles pédagogiques internes à l'Ed. Nat., et quelques sujets de philosophie politique traités dans des blogs amis, ça démarre tout juste : après la rédaction "d'Apocalypse No!", j'ai découvert l'existence des concours de nouvelles. Trois tentatives en 2013, et les trois textes ont été retenus pour publication (le premier, chez Scribo, est purement web, les deux autres vont sortir en « papier »). J'étais dans les trois cas resté dans le genre d'Apocalypse : une situation mythique, détournée voire inversée par la liberté humaine. Apocalypse No ! sera ma première publication de fiction longue.

Pourquoi Chloé des Lys ?
Au départ, parce que le « buzz » disait que c'était la seule maison d'édition francophone où tous les textes étaient lus de près, jusqu'au bout, et commentés sérieusement même en cas de refus, ce qui est rarissime. Et pour un débutant, avoir un vrai retour est essentiel. En regardant ensuite le site web, je n'ai pas trouvé dans la ligne éditoriale de contre-indication avec le genre et le style de mon manuscrit.

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?
"Apocalypse No !" Le livre relève d'un genre que je qualifierais de semi-fantastique : on se situe dans un autre temps, mais ce pourrait être demain matin ; et si les événements sont imaginaires voire oniriques, on peut aussi se dire : pourquoi pas ? Le sujet est un grand classique, mais ce sera la première fois qu'il sera traité de cette façon, c'est-à-dire en remettant en cause la fin même : bref, que se passerait-il si au jour du jugement dernier, quelques hommes décidaient de dire non à la solution finale du problème humain ? Perdu d'avance ? Pas sûr : les faiblesses du scénario biblique offrent aux hommes un certain nombre d'ouvertures, et du coup le jeu est moins inégal qu'on ne le croirait...

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Bonne question ! Novice absolu, à ce plan...

Projets pour la suite ?
Un ouvrage (roman) déjà bien avancé, qui nous parlera de notre avenir, dans le contexte écologique... mais pas comme on l'entend habituellement. Je n'en dis pas plus, il ne faut pas se faire des ennemis avant même d'avoir eu le temps de leur donner de vraies raisons de vous détester. Ça viendra.
Dans un autre genre, un essai sur Jean-Jacques Rousseau, qui mérite mieux que les contresens majoritairement en vigueur. (Aie, encore des ennemis !)

Pourquoi écris-tu et comment ?
Parce qu'on ne peut pas rester bêtement sans rien dire ! Ensuite, comme l'envie de s'exprimer ne crée pas les idées, encore moins le style, c'est du travail : premier jet, dixième jet, reprise depuis le début...ça fait très vite de vous un oiseau de nuit.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Influences et maîtres : Nietzsche et Jean-Jacques Rousseau. (Si on me donne une heure, je peux montrer que ce n'est pas incompatible !). Les coups de cœur sont les mêmes, en y ajoutant Jean Raspail et Neal Stephenson pour la littérature, Turner et Georges Mathieu pour la peinture, Buster Keaton pour le cinéma, Bach et Ravel pour la musique.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Je n'ai pas d'ami(e)s qui aimeraient qu'on parle d'eux à leur place.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Musique, (mais ce fut partiellement professionnel), voile malgré une interruption pour cause vertébrale, montagne, aujourd'hui en douceur aussi. Et lecture, lecture, lecture !

Blog, site ?
Non pour l'instant. Je ne suis pas contre, mais j'y regarderai à deux fois, je ne voudrais pas y passer trop de temps. Facebook, sans intérêt autre que narcissique, je m'y résignerai si on me démontre que c'est un passage obligé pour la diffusion, mais Twitter, jamais ! 140 signes pour ce qui est forcément du vent, puisque dans ce volume on ne peut qu'affirmer sans démontrer, c'est 140 de trop.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
La servitude volontaire.

Ta citation favorite ?
« Les sciences et les arts ne peuvent être cultivés avec succès que par des hommes libres et complètement affranchis. » (Spinoza, Traité politico-philosophique)
Une qualité et un défaut ?
L'empathie, qui a les deux faces. Pour la face « qualité », inutile de gloser. Mais c'est aussi une faiblesse que ce réflexe de toujours chercher à comprendre ; face à une bêtise vraiment extrême, une méchanceté foncière et incurable, on est désarmé, et en cas d'urgence, on aura perdu un temps précieux. En contrepartie, la colère est forte...

Un souhait ?
Être lu, lu, lu !

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
« Et Dieu dans tout ça ? »