Interview...

Pascale Soleil


Pseudo ou nom réel ?
Un peu des deux. Soleil, c’est mon nom d’épouse. Je suis en effet « Madame Soleil ». Au début, c’était pas facile à porter vu l’homonymie avec la célèbre astrologue… Mais maintenant j’assume très bien. J’apprécie même.

Où habites-tu ?
J’habite un village adossé à Namur : Dave. Bien connu pour son hôpital psychiatrique. J’assume aussi.

Une famille, des enfants…
Trois mousquetaires : deux filles et un garçon. Une quatrième, Julia qui nous a malheureusement quittés il y a bientôt 10 ans et qui est en partie le sujet de mon livre. Ne pas oublier ! Un mari et père de toute la troupe.

Sucré ou salé ?
Un peu des deux mais le diktat de la ligne… aargh ….. fait plutôt pencher la balance du côté salé

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis professeur de français dans une école d’infirmières psychiatriques. La folie , ça me poursuit …

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J’ai toujours aimé écrire en dilettante. La disparition de Julia a été le vrai déclic : j’avais des choses à comprendre et surtout à partager.

As-tu déjà publié quelque part ?
Non, c’est une première

Pourquoi Chloe des Lys ?
Le hasard qui fait si bien les choses

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?
C’est plutôt un essai, sans l’être complètement. Il échappe aux étiquettes classiques. Le biographique, l’ésotérique, le scientifique, le philosophique : tout s’y côtoie. Son titre : « Ces voix du silence ».
C’est le résultat d’une quête, entamée au décès de ma fille, sur le sens de l’existence et la nature du réel. A partir de liens parfois déroutants établis entre des disciplines et des visions du monde totalement différentes, je brosse un tableau global qui devrait toucher ceux que la vie passionne mais aussi, et peut-être surtout, ceux qu’elle a meurtris.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Je te répondrai dans quelques mois.

Des projets pour la suite ?
Après « la voix du silence », je me lancerais bien dans « Dialogue de sourds ». Non... C’est une blague. Oui, j’ai des projets mais ils ne sont pas directement littéraires. Quoique.

Pourquoi écris-tu et comment ?
J’ai viscéralement eu besoin de transmettre ce qui m’a maintenue en vie, ce qui a fait sens en moi après la mort de ma fille.
Outre cela, écrire, c’est pour moi échapper à l’espace/temps, à toutes les contingences. Un peu comme dans la méditation.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…

Question très, alors là très difficile. Je suis résolument éclectique et davantage essais que romans. Mais des poètes et romanciers me subjuguent aussi : Baudelaire, Aragon, Werber, Calvino, Tournier… La liste et loin d’être exhaustive. Et si en plus des styles, je mêle les catégories : cela va de Jérome Bosch à Queen en passant par Gaudi et Horta.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
J’aime le foot – même si ça fait un peu tache. Je vais voir mon ainée et le fiston tous les weekends. C’est un bol d’air.
Je préfère la sculpture à la peinture. J’adore le contact de l’argile. Quand je sculpte, je débranche l’émetteur-récepteur qu’est notre cerveau ou plutôt je change de fréquences. Et c’est bon.
J’aime faire du théâtre, lire des textes, des poèmes à haute voix. J’ai fait le conservatoire à Mons après les romanes. Juste pour le plaisir. Je pense parfois que mes lectures de textes littéraires sont un peu biaisées à cause de cela. J’apprécie si ça sonne bien dans ma tête. Avec les essais, je n’ai pas ce souci-là.

As-tu un blog ou un site ?
J’y penserai. Juré craché. (Fallait que ça sonne !)

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
La mauvaise foi et les ego dilatés

Qu’est-ce qui te donne la chair de poule ?
Le désenchantement

Ta citation favorite ?
Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito. Albert Einstein

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Je ne vois pas. Ah si ! « Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ? »