Interview...

Semeac


Pseudo ou nom réel ?
Jean Séméac est un pseudonyme. Séméac est une petite ville du sud ouest de la France. J'y ai passé une adolescence heureuse.

Où habites-tu ?
Actuellement, dans la région parisienne...

Sucré ou salé ?
Les deux et on pourrait rajouter l'amer et l'acide. Normalement avec cela je peux mordre dans la vie à pleines dents, sans en perdre une partie de sa saveur

Que fais-tu dans la vie ?
J'ai créé une petite entreprise dont l'activité tourne autour de la stimulation des écosystèmes d'innovation.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J'ai toujours aimé raconter des histoires. Les nouvelles ont été écrites à la fin des années 1980. Elles étaient destinées à un "usage' interne. Par exemple, "P'tit Louis" était à l'origine pensée pour mon filleul. Certains de mes proches m'ont dit que c'était dommage de ne pas les faire publier. Alors, j'ai décidé de sauter le pas.

As-tu déjà publié quelque part ?
J'ai co-écrit deux livres "sérieux" sur l'innovation.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Pour un de ces livres "sérieux", j'ai obtenu le dernier prix littéraire de 2009: le prix du livre "Performance et Qualité".

Pourquoi Chloe des Lys ?
Je recherchais une petite maison d'édition. Je suis tombé sur quelques blogs et me suis dit que c'était une maison "d'artisans" au sens noble du terme. Cela me convient parfaitement.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
C'est un recueil de trois nouvelles. Au départ, je me suis amusé à décrire trois parcours différents. Mais, je me suis rendu compte que les personnages avaient ceci de commun qu'ils n'avaient aucune prise sur leurs vies. Elles se construisaient au fil de l'eau au gré des rencontres et des ruptures. De l'avocat parisien qui était promis à un grand avenir mais qui n'arrive pas à se débarrasser d'un amour de jeunesse, au jeune garçon des rues qui s'est construit un univers qui sera son tombeau, au provincial qui porte un lourd secret qu'il essaye d'évacuer chaque année par une étrange célébration... Ils portent tous pourtant une marque qui devrait les guider. Mais elle s'efface pour aboutir à des drames. Le monde qui est décrit, c'est notre monde, un monde sans concessions. Mais même aux moments les plus tragiques, c'est un ressort comique qui apparaît. Je porte un regard ironique et tendre à mes personnages.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Il y a le réseau bien sûr. Mais là je ne suis pas très fort, notamment dans le milieu littéraire...

Des projets pour la suite ?
Ils sont assez nombreux. En fait, plusieurs projets cheminent en même temps depuis des années. J'avais écrit un scénario en Anglais pour une amie qui voulait se lancer dans la réalisation de film aux US. Il est resté dans les cartons. Il y a aussi une grande fresque historique française... Il y a un projet de science fiction. En fait, je crois que le catalyseur serait si j'ai un bon retour des lecteurs, autres que ceux du cercle des amis. Evidemment, obtenir avec "Poussières de Vie" des ventes équivalentes au dernier Houellebecq me permettra de consacrer plus de temps à ces projets et donc de les concrétiser plus rapidement.

Pourquoi écris-tu et comment ?
D'abord, il y a le plaisir de raconter des histoires. Après, il y a comme un jeu qui consiste à combiner des séquences de vie observées ou imaginées afin d'obtenir un matériau de départ. Evidemment l'imagination est forcément influencée par des lectures d'autres auteurs.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Tout ce qui m'émeut m'influence. C'est presque une lapalissade. La liste serait trop longue...

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
C'est évidemment Féder. Les illustrations du livre sont une très pâle illustration de ce qu'il réalise. Il adore faire évoluer la technique des anamorphoses pour faire un spectacle de ses dessins

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
La randonnée en montagne, un moyen d'oublier la vitesse

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
L'indifférence et l'impuissance, sans oublier l'injustice.

Une qualité et un défaut ?
Curieux de tout

Ta citation favorite ?
Il faut rire de tout. C'est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans. Pierre Desproges

Un souhait ?
D'avoir un échange avec les lecteurs