Interview...

Célia Robaic


Pseudo ou nom réel ?
Pseudo.

Où habites-tu ?
À Genève, en Suisse. J’y ai grandi, fait mes études et…j’y suis restée. Mon mari et moi venons de la région et y sommes bien implantés. Mais, en ce moment, je rêve d’autres expériences. Un voyage autour du monde est actuellement en projet. Cela se fera d’ici une année ou deux, le temps que notre fille grandisse un tout petit peu (mais pas trop non plus).

Une famille, des enfants…
Oui, justement. Depuis peu, nous sommes trois. Une fille de 8 mois. Elle a bouleversé ma vie, m’empêche d’écrire et de dormir. Surtout de dormir. Mais peu importe, je l’adore. Quant à mon mari, je le connais depuis l’école secondaire. Nous avons d’abord été amis, puis colocataires durant quelques mois à 20 ans avant de nous rendre compte que nous étions bien plus que cela…

Sucré ou salé ?
Sucré, sucré, sucré. Je pourrais même manger des frites (sans sel) avec de la confiture.

Petite, que voulais-tu faire ?
Être sauveuse de baleines. Et reine de la Suisse aussi. Le concept de démocratie directe m’a beaucoup déçue.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Milady de Winter, féministe incomprise…Oui, je triche, il s’agit d’un personnage de roman. Mais l’imaginaire n’offre-t-il pas tellement plus de possibilités ? Alors pour répondre à la question, je dirais Pierre du Gua de Mont, le premier explorateur français à avoir pris possession de l’Acadie (Amérique du Nord) en 1603. Imaginez….débarquer dans un pays inconnu, peuplé de tribus amérindiennes dont on ne parle pas la langue, devoir tenter de les comprendre et se faire comprendre, créer des alliances avec des moyens minimes sachant que l’on risque à tout moment de se faire tuer, trouver le moyen de survivre aux hivers rigoureux sans ravitaillement de la métropole et sans connaissance du pays... Samuel de Champlain, autre explorateur du Canada, me fascine également.

Ton truc contre le stress ?
Je n’ai pas encore trouvé. Des suggestions ? Et que l’on ne vienne pas me rabâcher les oreilles avec la méditation et le yoga. J’ai testé et en suis sortie encore plus stressée. Ce n’est pas pour moi, du tout. Partir en vacances à la rigueur mais il faudrait partir en vacances tous les jours.

Que fais-tu dans la vie ?
De la recherche. Pour résumer, je fais quelque chose qui ne sert à rien. J’ai fait des études de droit, puis une thèse en histoire du droit parce que j’avais toujours voulu faire de l’histoire. Je suis donc historienne du droit. Actuellement, je suis post-doctorante à l’université et poursuis mes recherches en histoire du droit.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Quand j’étais enfant. Pour raconter des histoires. Plus tard, pour déverser sur du papier tout ce qui menaçait d’exploser dans ma tête.

As-tu déjà publié quelque part ?
Oui, sous d’autres noms. Des publications académiques et des nouvelles.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Oui, pour des concours littéraires.

Pourquoi Chloe des Lys ?
Pour son ouverture d’esprit. Parce que je peux y publier un texte qui ne vise pas un grand public (ça ne veut pas dire que je ne veux pas qu’il soit lu, bien au contraire). Je n’écris pas de best-seller, je suis beaucoup trop libre pour cela. Chloé des Lys accepte des textes qui ne rentrent pas forcément dans le catalogue des 5 meilleures ventes de l’année, recherche la différence, la liberté, le non-conformisme. C’est ce que je recherche.

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ?
Un recueil de nouvelles, Tuer le quotidien. Ce sont des nouvelles très courtes, presque des pensées, sur le quotidien, la vie de tous les jours. Parfois drôles mais souvent torturées, elles sont une critique de notre vie actuelle, vie que l’on laisse souvent passer en remettant à plus tard, à demain, en se réfugiant dans une routine sécurisante.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Ne faut-il pas attendre la sortie de l’ouvrage pour cela ? Je prévois d’en faire la promotion sur des blogs, de participer aux événements littéraires organisés dans ma région (ou même plus loin), démarcher les librairies, les cafés littéraires. Mais je dois avouer que je n’y ai pas encore tellement réfléchi.

Projets pour la suite ?
Continuer à écrire, évidemment. Mais surtout m’y remettre. La rédaction de ma thèse m’a un peu éloignée de l’écriture « plaisir » pour me plonger dans l’écriture professionnelle et scientifique. J’ai envie de reprendre la plume des rêves et de partir à la découverte de nouvelles aventures littéraires.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Par besoin. Je laisse mes doigts glisser sur le clavier (ou parfois, le stylo gratter le papier) pour sortir toutes les idées, les pensées qui s’entrechoquent dans ma tête. Si je veux écrire quelque chose qui doit être lu, un roman, une nouvelle, je fonctionne de la même manière, mais ensuite, je retravaille mon premier jet et le transforme parfois complétement. Je débute toujours avec des pensées bouillonnantes, lancées au hasard sur une feuille.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Je lis énormément, de tout et tout le temps mais essentiellement des romans. En matière de littérature, Les trois mousquetaires, d’Alexandre Dumas ont été une révélation durant mon adolescence. À la croisée des mondes de Philip Pullman que j’ai lu à de nombreuses reprises, durant mon enfance, mon adolescence et à l’âge adulte, et chaque fois avec un regard différent, reste cependant le livre qui m’a le plus marquée.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
La lecture évidemment. Je lis tout le temps, toujours, dès que j’ai un moment de libre. Je m’évade vers d’autres mondes, d’autres réalités aux possibilités infinies. Et accessoirement, les voyages, la découverte du monde.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Le manque de sommeil.

Ta citation favorite ?
« Suis ton cœur aussi longtemps que tu vis ».

Une qualité et un défaut ?
Une qualité : la curiosité. Mais il paraît que c’est aussi un vilain défaut. Un défaut : je suis très susceptible. Là par contre, ce n’est définitivement pas une qualité.

Un souhait ?
Vivre par et pour l’écriture, peu importe comment. J’aimerais bien pouvoir voler dans les airs, aussi.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Tu dors ?