Interview...

Pierre Rive


Pseudo ou nom réel ?
Pseudo, because mon nom d’origine était un peu long. C’est la seule raison.

Tu habites où ?
A Nantes (France) près du fleuve la Loire, et à 50 Km de la mer.

Sucré ou salé ?
Plutôt salé… Fruits de mer, bonne viande et bon vin.

Une famille, des enfants…
Un fils, déjà 22 ans ! Autrement, divorcé.

Ton Job ?
Gestion commerciale.

Tu écris quoi ?
Un peu de tout : de l’expression poétique, des dialogues, du théâtre satirique, des nouvelles…

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Cela remonte à l’adolescence, environ 16 ans. A cette époque, j’avais déjà écrit pas mal de choses. Et puis, j’ai été élevé dans une famille qui aimait la lecture, la musique… Disons que cela peut aider…
Je suis réellement revenu à la plume à partir de 94, avec en parallèle des activités de dessins et de peintures.

As-tu déjà publié quelque part ?
Oui, j’ai publié de nombreux textes dans les revues littéraires : de la poésie, des nouvelles.
Cinq livres aux éditions Chloé des Lys
Un sixième livre va sortir bientôt.

As-tu déjà remporté des prix en littérature ?
Non, et ce n’est pas ma tasse de thé. Il y a tellement de prix distribués à l’heure actuelle, cela ne veut rien dire. En vérité, ce qui m’intéresse chez un écrivain, c’est son travail dans le temps… Le restant, c’est un peu la kermesse de quartier.

Des projets pour la suite ?
Oui. Une suite de textes à caractère poétique qui sera certainement la dernière.
Puis, d’autres idées à venir.

Pourquoi écris-tu ?
J’écris pour transmettre une façon d’être, de penser…. Parce que j’aime les mots…
Généralement, j’accumule mes textes sur ordinateur. Je laisse reposer plusieurs semaines, puis je relis ce que j’ai écrit avec un œil nouveau. Je supprime, je rajoute, je corrige. Donc, deux étapes.

Tes influences ? Tes maîtres ?
Rien de tout cela. Je préfère parler d’affinités dans le langage. Il y a des écrivains pour qui j’ai de l’estime, car j’aime leur dialecte, d’autres non. Et puis, la liste serait trop longue. Il ne faut pas oublier que la littérature est un grand fleuve. Ne pas oublier que l’on est toujours seul devant la feuille de papier, à chacun son truc…

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Après réflexion, un mauvais whisky ( rire)

Un souhait ?
Continuer à écrire. Qui vivra verra !

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Un sixième livre aux éditions Chloé des Lys ?
Oui

Pourquoi cet ouvrage « Ville » ?
J’ai souvent fait un parallèle avec les maux du monde actuel dans mes écritures.
Lorsque j’ai écrit cette suite de textes, nous étions à la veille de la crise de septembre 2008. Mais disons que ce livre parle d’un malaise de société qui dure depuis trop longtemps, et c’est aussi une réflexion sur nos temps modernes.

Qui êtes-vous ?
Je suis né en 1960, donc au milieu des « Trente Glorieuses ». Je pense que c’était une période faste. En ce temps-là, il y avait une grande profusion de travail, de productions industrielles, etc. Et puis bien sûr, cela a été la naissance des avantages sociaux. : La cotisation à la retraite, la sécurité sociale, les allocations familiales, indemnités de chômage, congés… Certes, il y a eu mai 68, mais cette révolution était axée sur une « libération des mœurs “et non contre l’impérialisme ou le capitalisme.

Et puis ?
Puis, les chocs pétroliers des années 70 ont entraîné des baisses d’activités, donc des licenciements.
Mais, je pense que la période la plus nocive commence à partir de 1980 et elle a engendré les monstres que nous connaissons aujourd’hui. Tout d'abord, nous avons eu la montée de l’ultralibéralisme en provenance des États-Unis et de l’Angleterre et qui viendra s’installer peu à peu en France.
Ce système sauvage aura pour conséquence un monde constitué d’actionnaires, la délocalisation des entreprises, et les Golden Boys joueront de plus en plus sur leurs claviers. De ce fait, les idéologies politiques ont disparu, et l’homme a perdu son identité.
De plus, pendant ces trois décennies, il y a eu une grande ascension de nouvelles technologies : Téléphones portables, Jeux Vidéo, Internet… Est-ce un bien ou est-ce un mal ? Tout dépend de l’utilisateur…

Très politique tout ça ?
Rassurez-vous, je ne suis ni un politicien, ni un historien. Simplement un écrivain qui constate les choses. Mais une chose est certaine, c’est que la génération à venir va souffrir de tout cela.

Des Projets ?
Je continue toujours à écrire effectivement. Mais aujourd’hui, j’ai besoin de recul. Je reste donc silencieux sur mes projets…
Quoi qu’il arrive, je remercie les éditions Chloé des Lys pour ces aventures.