Interview...

Jean-Philippe Querton


Pseudo ou nom réel
Nom réel, plus que réel, même.

Où habites-tu ?
J’ai vécu à Ecaussinnes jusque décembre 2008, un village cher à mon cœur, pays de mes racines, une terre de culture, le pays de la pierre et de la bière. Puis, l’Amour, un vent de fraîcheur et de ravissement dans ma vie, m’a emmené sous d’autres horizons. A Renaix, plus précisément… Mais je prépare mon retour en Wallonie.

Une famille, des enfants…
Une famille, tu parles, écoute plutôt : trois (grands) enfants géniaux : Charlotte, Martin et Chloé qui a fait la couverture de mon dernier bouquin, les amoureux et amoureuse de mes enfants, une compagne merveilleuse qui me prête ses deux petits loustics, Lucas et Sara, une semaine sur deux… et une préparation psychologique à passer le cap vers le statut de grand-père. Bref, du monde autour de la table.

Sucré ou salé ?
Alors là… J’aime tout ce qui est bon.

Que fais-tu dans la vie ?
Aujourd’hui, je suis Formateur en techniques de communication orale et écrite au Forem de Tournai. Un job passionnant. Heureusement qu’on ne me demande pas ce que j’ai fait avant, j’en aurais pour plusieurs pages. Quand à ce que je ferai demain ???

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
En 2000, ma vie professionnelle a pris un virage à 180° et je me suis retrouvé dans un boulot qui me laissait beaucoup de temps libre. J’ai enfin pu commencer à assouvir ma passion. La découverte de l’ordinateur et du traitement de texte a changé ma vie. C’est pas compliqué, avant quand j’écrivais, il n’y avait jamais moyen de me relire.

As-tu déjà publié quelque part ?
A part chez CDL où j’ai publié 3 bouquins, j’ai été publié par deux autres éditeurs… Deux expériences assez catastrophiques…
Avec tout le respect que j’ai pour CDL, je ne cache pas que j’aimerais passer à la vitesse supérieure, trouver une maison d’édition plus largement diffusée. Je m’y attache.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Ma maman est très fière de moi…
Mes enfants aussi.
A part ça, j’ai été lauréat d’un concours de nouvelles, mais je ne suis pas acharné à participer à ce genre de machin. Un jour, on m’a demandé d’intégrer le jury d’un concours littéraire, j’avoue que c’est pénible.

Pourquoi Chloé des Lys ?
Parce que c’est eux qui m’ont donné ma première chance, parce qu’après les emmerdements connus chez d’autres éditeurs, c’est vers eux que je suis revenu.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Je viens de publier « LES PERDANTS », mon cinquième roman, en novembre 2009.
En septembre de la même année, j’ai édité à compte d’auteur une plaquette intitulée « Aphorismes & Terrils », j’y propose 200 phrases qui sont habituellement diffusées sur le net sous l’appellation de « momoqueur ».
En mars 2010, je vais sortir, aux Editions de la Province du Hainaut, un livre proposant une centaine de recettes de cuisine du terroir hennuyer. L’originalité de ce bouquin est que les recettes alterneront avec un récit policier. C’est un concept original, je trouve.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Je me rends disponible.
J’accepte les invitations des lecteurs, des amis, des organisateurs de manifestations littéraires, même si parfois, je trouve pénible ces journées à rester assis (je ne tiens pas en place) comme un jambon dans l’étalage d’un charcutier. Je sais, on me dira qu’un jambon ne reste pas assis, mais j’imagine qu’on me comprendra.
J’ai également des contacts avec certains journalistes qui m’accueillent régulièrement… Mais, ça n’est pas facile, mon bon monsieur.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Ni Dieu, ni maître, même nageur !
Sans rire, en littérature, je suis assez éclectique.
J’ai pratiquement appris à lire avec Jules Verne et Georges Simenon.
Ensuite, Prévert, puis Achille Chavée et Louis Scutenaire, deux maîtres de l’aphorisme et de la poésie surréaliste.
Et le roman noir. Mes auteurs préférés aujourd’hui : Thierry Jonquet, Jean-Bernard Pouy et Fred Vargas. J’aime bien aussi Jean-Christophe Grangé, sauf que ces romans sont parfois tirés en longueur. Je n’aime pas la littérature au poids, comme celle des Américains.
Par contre, j’adore les textes courts de mon pote Éric Dejaeger et son humour alcoolisé.
En musique, je suis fan de Wim Mertens, ambiance minimaliste ou déjantée pour se revivifier l’esprit. Mes goûts vont des Red Hot à Gainsbourg et j’adore les groupes que me fait découvrir ma plus jeune fille. Grâce à elle, j’écoute Damien Rice, Jack Johnson, Cocoon, Aqualung…
En peinture, mon maître, c’est ma femme. Il faut voir comme elle a repeint en rouge quatre vieilles chaises bonnes à la casse. Un travail d’artiste. C’est une artiste, d’ailleurs.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Mes passions : ma femme, mes enfants, les mots, la bouffe et la Chimay bleue.
Et, évidemment tout ce qui en découle…

As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ?
Depuis peu, j’ai un site dont je suis assez fier, puisque je n’y suis pour rien. C’est un cadeau de ma femme, je sais j’en parle beaucoup, mais que voulez-vous, je l’aime, putain, qu’est-ce que je l’aime.
Sur http://jeanphilippequerton.e-monsite.com , on trouve ma bio, la présentation de mes bouquins, mon dictionnaire personnel, des mots que j’aime bien dont je donne les définitions que je veux, quelques nouvelles, des centaines d’aphorismes, des photos de spectacles que j’ai donnés, des articles de presse, des liens…

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
- Quand tu appelles ton éditeur 12 fois sur la semaine, que tu lui envoies 50 mails et qu’il ne te répond pas. La patience n’est vraiment pas ma principale qualité.
- Les conneries sur fesse de bouc, du genre : « Je ne communiquerai plus qu’avec ceux qui auront acheté un Bled ou Bescherelle… Halte aux fautes d’orthographe sur les réseaux sociaux. » Deux jours plus tard, le gars qui a publié ça écrit « trafic » avec deux « f », comme les magasins…
- Les interdictions, comme celle débile d’interdire de fumer dans les bistrots, c’est aussi con que si on interdisait de manger dans les restaurants ou de prier dans les églises.
- Les faiseurs de morale, les gens convaincus, les merdeux qui savent tout.
- Quand un appareil quelconque tombe en panne, je me sens en rage. C’est con, mais je suis incapable de bricoler quoi que ce soit. En réalité, ça m’arrange plutôt bien.

Un souhait ?
Non, je n’ai pas éternué.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
As-tu envie de gagner le Prix Goncourt ?
Mais, ce qui est terrible c’est qu’un journaliste me l’a un jour posée…