Interview...

Henri Puffet


Pseudo ou nom réel ?
C’est mon nom réel.

D’où sors-tu ?
D’un petit village de la province de Namur, et d’une famille très modeste.

Où habites-tu ?
En Amérique du sud, à l’extrême nord-ouest du Paraguay.

Une famille, des enfants ?
Marié depuis bientôt 30 ans, mon épouse vient de l’archipel des Comores. Nous avons une fille de 20 ans. Mes frères et sœur vivent en Belgique.

Sucré ou salé ?
Plutôt sucré, et très chocolat…

Petit, que voulais-tu faire ?
Trappeur, explorateur, ou aventurier.

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis éleveur de bétail. En fait, j’ai quitté la Belgique en 1980 après mes études ; et depuis 1988 je suis responsable de ranches, en Afrique jusqu’en 2003, et au Paraguay depuis 7 ans. C’est un métier dur mais passionnant, et qui me permet de mener la vie que j’aime.

Quand et pourquoi as-tu commencé à écrire ?
Malgré mon métier, j’ai toujours eu un petit côté « littéraire ». J’ai commencé à écrire en 1982, pas du tout pour publier, mais seulement un journal de bord, habitude que j’ai gardée jusqu’à ce jour. En 1997, j’ai eu envie d’écrire un roman. Pour m’amuser, occuper les longues soirées en brousse, pour fixer certains souvenirs. Le premier jet est resté 10 ans dans un tiroir.
As-tu déjà publié quelque part ?
Donc, ce manuscrit de premier roman, je l’ai ressorti du tiroir en 2007 (pour les mêmes raisons), je l’ai complété, revu, corrigé, et me suis dit que j’essaierais bien de le faire éditer. N’y connaissant absolument rien de rien au monde de l’édition, vivant loin de l’Europe, je l’ai publié à compte d’auteur. Un roman d’aventures, mais une fiction construite en grande partie à partir d’événements et d’anecdotes vécues personnellement. Le titre est « En passant par le Luango »(éditions Bénévent).

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Non, à part la médaille de l’Ordre du mérite agricole du Gabon … Ah ah ah

Pourquoi CDL ?
C’est belge. Les grosses maisons françaises sont inabordables si vous n’écrivez pas quelque chose de commercial. Et puis, mon frère connaissait un auteur CDL …J’ai tenté le coup.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
« La mise entre parenthèses » est plutôt un récit qu’un roman. Un vétérinaire prospère est soudain mis sur la touche par un stupide accident de travail. Contraint à l’immobilité pour la première fois de son existence, celui-ci s’abîme dans de profondes réflexions qui l’amènent, peu après sa convalescence, à tout lâcher et à partir à l’aventure en quête de lui-même.
C’est le récit d’une longue école buissonnière, d’Europe en Amérique, à travers des paysages calmes et superbes. Une errance solitaire ponctuée de pittoresques et de charmantes rencontres, qu’il conte avec humour, avec des mots bien à lui, souvent empruntés à son jargon professionnel, et où il nous livre ses cogitations sur notre époque, notre société et le sens de la vie.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Pour ma « promo », eh bien, je vais m’atteler à suivre les recommandations de CDL ….

Des projets pour la suite ?
Oui, j’aimerais notamment essayer de faire publier une compilation des meilleures pages de mes carnets de bord. Surtout ceux qui se rapportent à mon expérience en brousse africaine. C’est un témoignage qui à mes yeux a une certaine valeur. Et puis, si c’est faisable, je voudrais un jour composer un ou deux « beaux livres » avec des photos légendées. J’ai pris des milliers de photos depuis 30 ans, et je suis sûr qu’il y a moyen de préparer quelque chose de très bien avec tout ça.

Pourquoi écris-tu, et comment ?
J’écris pour me détendre, pour me faire plaisir.
J’écris aussi avec l’espoir de procurer détente et plaisir aux éventuels lecteurs de mon texte, de la même façon que les écrits de certains auteurs m’ont procuré de très bons moments (ou m’ont amené à d’intéressantes réflexions).
Comment j’écris ? Quand l’inspiration est là, j’en profite et je remplis des pages. Durant les périodes creuses, sans inspiration, je ne force pas, je laisse couler… Quand j’ai des idées, au boulot, en voiture, … je les note sur un calepin. J’ai recours à très peu de support (internet, dictionnaires, …), je me réfère plus souvent à mes carnets, ou consulte parfois des cartes routières, et le plus souvent mes propres souvenirs puisqu’il faut bien avouer qu’il y a toujours une part d’autobiographie qui n’est pas négligeable….

Tes influences, tes maîtres, films ou livres cultes, … ?
Pas facile à dire. Je suis fort éclectique dans mes goûts. Ces influences, ces œuvres cultes, ces « maîtres », varient avec les époques de la vie. Il fut un temps où j’ai lu absolument tout ce qu’ont écrit Raspail, Cau, StExupéry, Kipling, Conrad, Schoendorffer, pour ne citer que ces quelques noms qui me viennent en mémoire. Ces dernières 10 années, j’ai lu beaucoup de littérature américaine.
Des maîtres ?... Pas vraiment.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Marc-AurèleA quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?

La bande originale du film de ta vie ?
De la musique de Vangelis.

Ta boisson préférée ?
Le café, le thé. Le bon vin rouge. Cela dépend des heures de la journée…

Ton premier geste le matin ?
Regarder le ciel et préparer le café.

Un ami dont tu aimerais qu’on parle ?
Pas spécialement.

Tes hobbys ?
La photo, la randonnée, les voyages (quand j’ai le temps). La lecture, l’écriture, le tir sportif.

Ton truc contre le stress ?
Marcher seul dans la nature.

As-tu un blog ou un site ?
Non. Il faut dire que j’ai passé pratiquement toute ma vie dans des endroits reculés sans télé, sans internet, sans téléphone…. Alors, un blog … jusqu’à hier, je ne savais même pas ce que ça voulait dire …. De Belgique, ça peut sembler difficile à croire, mais cette année, pour la première fois de ma vie, j’ai un GSM et j’ai accès à Internet … à 55 ans.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
La vanité, les gens qui se prennent au sérieux et qui croient que tout leur est du.

Une qualité ?
La fidélité (à mes rêves, à mes valeurs, à mes amis, à moi-même)

Le principal trait de ton caractère ?
Tranquille.

Un défaut ?
La gourmandise

Le trait de caractère dont tu es le moins fier ?
Pas très sociable (quoique cela aille beaucoup mieux qu’avant)

Ta citation favorite ?
« On lance ses plaintes au vent, et le ciel nous renvoie des oiseaux »

Le talent que tu aimerais avoir ?
Etre détaché en toutes circonstances, à l’aise avec n’importe qui.

Ton plus grand regret ?
Je ne regrette rien

Un souhait ?
Etre inspiré pour écrire d’autres livres

La question la plus stupide que l’on pourrait te poser ?
« Tu ne t’ennuies jamais ? »