Interview...

Papy Nzili


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel question d'assumer pleinement mes textes.

Où habites-tu ? A Ghlin, en périphérie montoise, depuis 7 ans. Je viens de Bruxelles.

Une famille, des enfants…
Je vis maritalement, je suis papa de deux garçons de 8 et 6 ans.

Sucré ou salé ? J'étais fort sucré, mais j'ai réduit la dose depuis que j'ai surfé à la limite acceptable du taux de sucre. Pareil pour le sel: j'en rajoutais toujours à mes frites, mais mes 40 ans m'ont offert l'hypertension dans un joli emballage cadeau.

Petit, que voulais-tu faire ? J'ai rêvé d'être médecin depuis mes 7 ou 8 ans, je pensais que je serais un savant de la médecine, sauvant des vies même là où il n'y aurait plus d'espoir.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ? Je n'oserais faire l'offense à aucune des icônes respectables et respectées que le monde connait en prétendant marcher sur leurs traces. Personne n'aimerait entendre que je lui ressemble (rires).

Ton truc contre le stress ? La relativisation. Je pense même que le terme "banalisation" serait plus approprié.

Que fais-tu dans la vie ? Je suis inspecteur aux contributions, je contrôle et redresse les sociétés.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ? L'écriture et moi c'est une longue histoire. Jeune adolescent, j'ai écrit des lettres interminables d'amitié, d'amour platonique, et parfois passionnel. À mes 18 ans, j'ai commencé à faire des textes courts pour moi, avec mes réflexions que je ne partageais à personne.
Ah, j'ai aussi tenu des journaux intimes pendant 4 ou 5 ans, j'y transcrivais tout ce qui se passait dans mes journées. Mais c'est en 2005 que j'ai écrit mon premier roman ("Gaypard") et depuis je n'ai plus arrêté. J'en dénombre 6 aujourd'hui, dont ce recueil de nouvelles ("Mon histoire avec eux").

As-tu déjà publié quelque part ?
CDL est la première maison d'édition qui m'a ouvert sa porte. Je ne vous apprendrais rien sur la réponse invariablement identique (permettez le pléonasme!) des maisons d'édition face aux jeunes écrivains:"votre récit ne correspond pas à notre ligne éditoriale". Enfin, elles doivent assurer leur business, mais c'est malheureux pour l'art!

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
J'espère que ça va commencer maintenant (rires).

Pourquoi Chloe des Lys ?
C'est simple: CDL est la première à reconnaître le brin de talent artistique de mon ouvrage.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Il faut aimer ce style. Il ne s'agit pas d'un roman avec un fil conducteur qui vous fait avancer dans une intrigue. Il s'agit des histoires courtes qui tenaient sur 3 ou 4 pages format A4 quand je les rédigeais. Ces différentes histoires ne se tiennent absolument pas. Enfin, à part le fait que c'est Matt Princier qui se raconte dans ses diverses expériences sentimentales. Aucune chronologie n'est respectée non plus.
Je l'ai intitulé "Mon histoire avec eux". En réalité, c'est l'histoire de mon Matt Princier que je fais vivre dans tous mes ouvrages, cet être paradoxal que certaines personnes ont fini par confondre avec l'auteur lui-même (rires). Matt aime les hommes, mais quelques femmes également. C'est de cela qu'il parle, et de toutes ses interrogations.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Jusqu'ici je n'avais rien entrepris pour me faire connaître. La "reconnaissance" du monde littéraire (notamment celle d'un éditeur) était mon principal défi. Maintenant que les choses se mettent en place, j'utiliserai des outils tels que ma page facebook déjà pour commencer.

Projets pour la suite ?
J'ai encore cinq autres ouvrages dans mes placards qui attendent d'atteindre ce stade. Mais également quelques projets d'écriture.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Il y a des personnes qui s'amusent en buvant ou en sortant la nuit. Moi, c'est dans les aventures de Matt Princier que je trouve mon plaisir. Je ne peux me passer de cet exercice. L'écriture me procure un bien-être que je ne sais trouver ailleurs. Quand Matt Princier commence à me manquer, il ne faut en général pas longtemps avant qu'un nouveau titre s'impose à moi et que je me mette à vagabonder à nouveau dans mon imagination.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
C'est incontestablement Philippe Besson. Combien j'aimerais rencontrer cet homme et partager des expériences avec lui! Je suis tombé littéralement amoureux de son style depuis que j'ai lu "Un homme accidentel". Et le jour où j'ai lu "Se résoudre aux adieux", j'ai cru que c'était moi qui écrivais ces lettres de Louise.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Des amis et des amies, j'en ai eu. Et d'une certaine manière, je rends toujours hommage à l'un ou l'autre dans mes écrits. Mais ici très clairement j'aimerais que celui qui m'a inspiré le personnage de Bandu Ramej entende l'écho de l'amitié éternelle que je lui porterai jusqu'à mes dernières heures.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Je n'ai jamais eu aucun talent artistique. Je me suis essayé deux ans à la guitare, juste pour démystifier l'instrument.

As-tu un blog ou un site ?
Pas de blog à proprement parlé, mais j'ai une page facebook comme tout le monde de nos jours. J'y partage essentiellement mes photos de vacances.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Le manque de respect. J'ai une sainte horreur de gens qui manquent de respect pour les autres!

Ta citation favorite ?
"J'ai lutté toute la nuit contre un inconnu avant de réaliser que c'était moi". C'est une phrase que j'ai mémorisée depuis 1988 quand j'ai regardé le film "Une Australienne à Rome" de Sergio Martino. ça ressemble à ma vie.

Une qualité et un défaut ?
En terme de qualité, je dirais de moi que je suis quelqu'un de fiable, quelqu'un sur qui les miens peuvent compter. En revanche, mon plus grand défaut c'est de ne savoir compter sur personne. Je ne sais me reposer sur personne. Á ce qu'il paraît, certaines personnes en ont déjà souffert dans mon entourage.

Un souhait ?
Me faire une voie dans le monde de la littérature.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Est-ce toi Matt Princier? (rires)