Interview...

Hélène Oudot


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel.

Où habites-tu ?
J’habite sur le Plateau de Millevaches, dans le limousin, Le Mont précisément, un hameau bien perdu de la pampa creusoise.

Une famille, des enfants…
Des parents et un petit frère de 16 ans.

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis lycéenne, en terminale littéraire option Théâtre, latin et arts plastiques, je prépare le baccalauréat.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J’ai toujours aimé l’écriture en primaire, mais c’est réellement en arrivant en 6ème que j’ai commencé à écrire, des histoires fantastiques que je n’ai jamais finies et des poèmes surtout, dans des marges de cahiers.
Pourquoi je ne sais pas, j’ai eu des professeurs de lettres géniaux qui m’y ont donné goût et puis j’aimais lire, la poésie me fascinait.

As-tu déjà publié quelque part ?
Jamais, c’est la première fois.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Non plus.

Pourquoi Chloé des Lys ?
J’ai cherché des maisons d’édition pour la poésie, je suis tombée sur le site de Chloé des lys qui m’a beaucoup plu. C’est le fait qu’ils envoient une réponse argumentée même en cas de refus qui m’a incitée à leur écrire, j’espérais surtout un avis et des conseils, ayant peur de soumettre mes textes au jugement d’une personne proche de moi.
Un jour j’ai imprimé mes poèmes en cachette de mes parents (je ne voulais pas qu’ils les lisent) et je les ai envoyés dans une enveloppe marron direction la Belgique, et voilà.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Il s’agit d’un petit recueil de poème en prose, vers, vers libres, écrits durant l’année scolaire 2008/2009, des poèmes d’adolescents, naïfs.

Ders projets pour la suite ?
J’ai déjà un autre recueil de prêt. Je vais continuer à écrire. J’aimerais me lancer dans une BD aussi, vivre un jour de ça est un grand rêve inaccessible, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Le plus souvent, c’est par besoin. Je jette tout sur le papier sans rien censurer et puis j’oublie ce que j’ai écrit sur un cahier ou une feuille de cours. Des fois j’y repense et je les tape dans un fichier « brouillon » sur l’ordinateur. Il m’arrive aussi de griffonner trois vers pour m’évader, pour quitter la réalité et inventer des mondes parallèles où tout est permis, simplement par envie aussi, pour le plaisir de jouer avec les mots, les sons, les images, c’est une drogue, ça met dans un état bizarre et agréable qu’il serait difficile de décrire. J’écris presque tous les jours mais je ne garde pas la moitié de ce que je fais et j’ai du mal à faire lire des textes, j’écris pour moi, j’aime ça.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Les poètes du 19ème siècle, Rimbaud, Baudelaire, Verlaine ont sans cesse alimenté ma passion pour la poésie, je les ai dévorés en classe de seconde et continue de les relire, d’apprendre des textes par cœur pour le plaisir de les dire et de les redire. Apollinaire aussi, avec Cendrars, Garcia Lorca, Machado, Prévert, ils constituent des modèles immenses, des maîtres, je savoure leurs œuvres avec passion et gourmandise. Les chansons de Thiefaine aussi, bizarrement ont été une grande source d’inspiration.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
J’écris mais je dessine aussi beaucoup, la plupart du temps d’ailleurs, ç’en est presque maladif. J’aime jouer de la guitare, peindre, lire, faire des acrobaties, de la randonnée, de l’escalade, grimper aux arbres et partir dans la forêt pour observer des animaux ou photographier des plantes, faire du théâtre, bricoler, fabriquer des déguisements, faire des grands jeux.

Un souhait ?
Faire du trapèze volant, enfin, c’est plus un rêve mais qu’est ce que ça fait envie !