Interview...

Nayla Otayek


Pseudo ou nom réel ?
Quand on m’interpelle on me dit Nayla, mais derrière l’écran c’est souvent Fake.

Où habites-tu ?
J’ai quitté ma belle ville de Bordeaux pour le nord de l’Angleterre, pour la ville de Bradford, mais je ne compte pas m’y laisser vieillir. Rien à voir avec le temps, pas si périlleux que ca, mais cette ville me laisse froide, et les mois à venir vont me sembler bien longs.

Une famille, des enfants…
A bon port j'ai plusieurs rivages où je pourrais bien débarquer toujours avec le sourire. Famille élargie au sang, des personnes qui décomptent avec moi les semaines du retour. Des enfants les alentours, et des beaux.

Sucré ou salé ?
Je crois qu’avoir mange un “saucage roll” a 8h45 avant d’embaucher me fait passer illico dans le salé, mais je troquerai parfois volontiers un repas contre une tablette de chocolat au lait.

Que fais-tu dans la vie ? Explique…
Je souffle la poussière sur les étagères. C’est ma contribution a l’amélioration de la vue de chacun. Je sillonne et je dilletante, je prends le temps de me fixer pour ne jamais me sentir cernée de toute part.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
On croit un temps qu’il n’y a pas d’oreilles attentives, que les idées et les émotions perdront de leurs relief à être exprimées, et une fois sur papier, on peut toujours dire que c’est pas nous. Mais maintenant j’essaye d'y travailler en oubliant les modèles, parfois même avec les sourcils froncés.

As-tu déjà publié quelque part ?
J’ai le plus joli cahier de lettres de refus d’éditeurs francais, les tampons en prime.

Pourquoi Chloe des Lys ?
J’aime la volonté d’indépendance. Dans le respect de chacun, avec de l’interêt et de la curiositeé, avec encore ce luxe de choisir ce qu’on veut editer sans y chercher necessairement une logique commerciale quand bien des fois il n’y en a pas vraiment. Je m’y plonge à peine, mais ici on a l’air de te laisser respirer a ton rythme. Et puis ce sera la bonne raison de retourner en Belgique.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Ce sera un recueil de courts textes en prose. On devrait y voir de la poesie, des associations de mots qu’il faut laisser resonner dans ses cavites internes, de l'incompréhensible au premier abord. Mais j'espère qu'aux suivants, on y trouvera à redire.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Je projette de devenir responsable des acquisitions de toutes les bibliotheques du bordelais pour glisser un exemplaire de l’édition à venir dans chaque rayonnage. Je me specialise egalement dans le referencement web pour que vous tombiez sur mon site en cherchant des catalogues de sous-vetements. J'ai de grandes ambitions en plus d'être une fille de bon goût oui.

Projets pour la suite ?
Ne jamais finir de continuer les projets communs. M'échiner à sortir des nouvelles qui ne me feront pas rougir de honte à la cinquième relecture.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
J’imagine que pour les influences faudrait faire un canevas de centaines de milliers de minutes du temps ecoulé. La limpidité de Truman Capote, la noblesse de Jack London, les coups de génie de Raymond Carver, l’incroyable complexité de Carson McCullers, la simplicité apparente de Magnus Mills, mais ca n’en finira jamais, quand je finis par en choisir j’ai l’impression de trahir tous les autres.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
La plus rayonnante sous les néons, c’est delphine minuscule, que ce soit devant ou derrière l’objective, avec ou sans pellicule a l’intérieur de la boite. Des projets communs elle fera toujours partie, faudrait rester les yeux bien ouverts.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Découper du papier, m’engluer les doigts, vandaliser le gris des murs, assembler ce qui n’était pas fait pour l’être, enjoliver vos boîtes aux lettres. Je passe aussi des minutes entières à planifier dans les grandes lignes et à jouer au verre qui ne se vide jamais, en exploration la tête sous l'eau, les bronches bien fermées.

As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ?
J'avais un blog pour quelques textes en prose postés au fil de plusieurs années, mais aujourd'hui on peut y lire que du vieux auquel il va être bon de donner un point final. Il y a d'autres espaces, où je donne à lire l'expérience de là-bas à Bradford, d'autres pour des photos, un autre pour eux et un spécialement pour lui. Mais j'essaye du mieux possible de m'oublier sans m'y perdre.

Un souhait ?
Uniquement à 22h22.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Aoutch.