Interview...

Michel Orin


Pseudo ou nom réel ?
Il s’agit d’un pseudo. En hommage à mon département de naissance, le Haut-Rhin, en Alsace.

Où habites-tu ?
Je suis français et je vis en Alsace. La cigogne après s’être tapé des milliers de kms depuis l’Afrique en a eu marre et a posé son balluchon sur la cheminée de ma famille, le temps d’une clope. Et là, j’ai glissé dans l’orifice charbonneux. Quand la cigogne a voulu me récupérer pour me ramener à bon port (une famille de milliardaires sans cœur, mais riche comme on à du mal à le concevoir), ma mère à nier que j’étais là. Pourtant je braillais comme un singe sous le lit. La cigogne a pas insisté. Une enquête à été ouverte, mais les milliardaires c’est pressés. Alors ils ont passé une nouvelle commande.

Une famille, des enfants…
Je suis marié et avec mon épouse nous avons des jumelles, Chouchou et Lili, mais là aussi c’est des pseudos, lol.

Sucré ou salé ?
En fait, les deux. Je suis un grand gourmand. Rien ne m’arrête sauf le regard en biais de ma femme.

Petit, que voulais-tu faire ?
Je n’ai jamais été petit. Ou alors je ne m’en souviens pas. Mais le type qui me sert de doublure aurait bien aimé être boulanger-postier. Ou l’inverse. Je ne me suis jamais posé la question, car je suis encore petit.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
J’aimerais ressembler à une pyramide. C’est haut et large, comme un frigo, bien qu’il doit y faire pas mal chaud. Contrairement au congélo. Mais ça vous devez le savoir.

Ton truc contre le stress ?
Aucun. Je stresse.

Que fais-tu dans la vie ?
J’alimente le compte bancaire de mon proprio et des différents abonnements que je peux avoir. Sérieux, ça intéresse qui ?

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Dès le cours primaire, car c'était dans le programme.

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel genre ? Oui, aux éditions Kirographaire. Depuis, ils ont mis la clé sous la porte. C’est un roman noir intitulé Tank. Pas mal de bons retours sur des blogs spécialisés dans le polar, à l’époque. Un roman speedé.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Juste deux carambars pour avoir aidé une vieille dame à récupérer son chapeau coincé dans un buisson quand j’étais encore plus petit.

Pourquoi Chloe des Lys ?
Car mon personnage principal s’appelle également Chloé et que je viens d’une ville qui arbore dans son emblème 3 lys. De belles coincidences. Quel ouvrage vas-tu publier ?
Je publie « aux 4 coins du cercle », un roman qu’on peut qualifier de psychologique.
C’est l’histoire d’une gamine, Chloé qui aime beaucoup rêver. Ben comme tous les mioches me direz vous. Oui, mais en grandissant, ça ne s’arrête pas. On fait sa connaissance au moment où elle enterre sa mère. C’est un bouquin sur la folie et le mal que l’on peut se faire les uns les autres, sans autre raison que son égoïsme. Pas besoin d’arme de destruction massive pour faire du mal à autrui. Il suffit de l’ignorer ou de lui dire un truc méchant.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Là, je viens de distribuer des tracts, purée c’est dur. Quand ils accélèrent pas, les gens te regardent comme si tu allais leur piquer leur pognon. J’aurais du faire braqueur, pas écrivain.

Des projets pour la suite ?
Un roman jeunesse. J'aime les univers décalés que l'on découvre avec un paumé.

Pourquoi écris-tu et comment ?
J'ai commencé à écrire car les journées sont parfois longues, et que les mots ont du mal à franchir les lèvres. Pour le comment, je ne vais pas répondre que je prends mon stylo, mais c'est presque ça, sauf que j'écris quand je peux.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
J’aime spécialement Dostoïevski, les frères Karamazov en particulier. Il est l’auteur qui est allé le plus loin dans la complexité des personnages.
J’aime également Louis Ferdinand Céline, plus mort à crédit que le voyage. Bien sûr pour le style, mais pas seulement. Céline est un gouffre de contradictions et de mystères.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Bof, je réfléchis. Mais là tout de suite, je crois que je vais attendre. Mes amis sont des discrets. Leur boulot les oblige à la discrétion, vous comprenez ?

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Aucun, juste ma femme et mes gamines qui hantent mon existence et ne laisse de place à rien d'autre.

As-tu un blog ou un site ?
J'ai un blog, orinmichel.fr J'essaie de poster des fiches de lectures, des quiz littéraires et pourquoi pas des bêta-textes. Et bien sur, mes livres déjà publiés.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Tellement de choses, que je vais te répondre l'inverse et te dire que seul le sourire de mes gamines me calme, illico.

Ta citation favorite ?
Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité. V. Hugo. Trop de gens prennent des libertés, et font ce qu’ils veulent. Derrière ils n’assument rien. Vaut mieux pas que je me présente pas à une quelconque élection. On m’accuserait de crimes contre mon peuple, et je finirais devenant un tribunal international comme un vulgaire dictateur. La diplomatie et moi ça fait longtemps qu’on a plus rien à se dire. D’ailleurs on ne se salue même plus.

Une qualité et un défaut ?
Je crois que tu as deviné mon principal défaut. Pour ce qui est d'une qualité, ben là j'ai pas grand chose dans les poches. Un tickets de tram ça va aussi ?

Un souhait ?
T'es un génie ? Comme dans Aladin ? C'est pas trois souhaits normalement ?

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Comment ça va ?