Interview...

Jean-Louis Nogaro



Pseudo ou nom réel ?
Nom réel. Je n'écris pas (encore) des choses trop honteuses, pas besoin de me planquer !

Où habites-tu ?
"Sainté" comme on dit ici. St Etienne, la ville des Verts, des mineurs, de Manufrance. (Et, accessoirement, de la première ligne de chemin de fer en France, de la première cafetaria et du premier magasin de vente par correspondance !)

Une famille, des enfants…
Oui, mais c'est un peu plus compliqué que l'histoire de Sainté !

Sucré ou salé ?
Les deux, à volonté. Tant que mon toubib ne le sait pas !

Que fais-tu dans la vie ?
Plein de trucs. Celui qui me fait vivre et me passionne : instituteur.
Ceux qui ne me font pas vivre et me passionnent aussi : auteur, éditeur, entraîneur d'athlétisme dans un petit club.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
A l'école primaire. Parce que j'aimais trop lire. Et quand je n'avais plus rien à lire, il fallait que je fabrique moi-même des petits bouquins en découpant des cahiers de brouillon pour leur donner le bon format…

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel genre ?
Du polar, rien que du polar ! Le premier, "un bon flic c'est comme de la soie", ici-même chez Chloé des Lys en 2007. Ont suivi St Etienne Santiago chez Ravet-Anceau, Les prédateurs font toujours face au courant chez Pietra Liuzzo et la guerre a son parfum aux éditions du Caïman, maison que j'ai créée en 2010.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Quelques prix pour des concours de nouvelle et une sélection pour le prix des lycéens à l'occasion du festival Sang d'encre à Vienne. (En France, en Isère) Mais j'avais affaire à trop forte partie, c'est mon pote Franck Thilliez qui l'avait emporté cette années-là.

Pourquoi Chloe des Lys ?
Parce que c'est une vraie maison d'édition. Et surtout parce qu'ils ont accepté mon premier roman. C'était courageux et j'espère qu'ils ne l'ont pas regretté. Pour ma part, c'est une réelle satisfaction.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Prochain titrepour juin 2012 : "La morte des tourbières" aux éditions du Caïman. C'est un polar, encore. L'histoire d'un petit gars de la ville qui débarque dans un bled paumé d'un massif montagneux. Il y trouvera une ambiance bizarre, des rues et des places avec des noms "soviétisés", et des gens prêts à tout pour faire partie du club de basket ou du groupe de… majorettes. Prêts à tout et même à tuer bien sûr !

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Je sollicite tous les médias locaux et les sites spécialisés polars. Je participe à une dizaine de salons par an. Je tiens un site Internet…

Des projets pour la suite ?
Essayer de continuer comme ça et de publier un bouquin de temps à autres. Ce sera déjà pas mal. Côté maison d'édition, on va essayer de la rendre pérenne. On a bientôt deux ans d'existence, 7 livres sur le catalogue, des bouquins auxquels on croit vraiment.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Pourquoi ? Je n'en sais fichtre rien. Un besoin, parfois… Comment ? J'ai envie de dire : n'importe comment. Je n'ai aucune habitude ni d'horaire, ni de support. Quand ça me prend, c'est compulsif.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Des auteurs (pas que de polars cette fois !) Kerouac, Soljenitsyne, Camus, Izzo, Deon Meyer et Mickaël Connely.
Des musiciens : Brassens off course, Lavilliers, le groupe Pigalle, les Bérus…
Ciné ? Tiens, un de tes compatriotes me viens directement à l'esprit : Lucas Belvaux

As-tu un blog ou un site ?
Un site pour ma production perso : http://jeanlouisnogaro.zeblog.com/. Je ne l'ai pas actualisé depuis un moment, mais ça va redémarrer avec la sortie du prochain titre.
Un second site pour les éditions du Caïman : http://editionsducaiman.e-monsite.com/ Beaucoup plus à jour celui-là.
De quoi j'y parle ? Ben… le mieux c'est d'aller faire un petit tour sur chacun d'eux !

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Certains gouvernements qui restreignent les libertés et les acquis du peuple…

Ta citation favorite ?
"Ni dieu ni maître."