Interview...

Isabelle Monin


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel, même pas peur ! Et surtout aucune imagination pour un pseudo qui « pète »… alors je fais confiance à mes parents. J’ai bien « thelgein », mon pseudo sur MSN Messenger, mais comme personne ne sait ni comment ça se prononce, ni à quoi ça fait référence, j’ai lâché l’affaire ! Mais si tu as une idée géniale, je prends !

Où habites-tu ?
Une très belle maison champenoise à retaper petit à petit, dans la campagne Haut-Marnaise, près du lac du Der, Nord-Est de la France, tu vois, là ?

Une famille, des enfants…
Tu veux tout savoir, dis-moi... Une famille et des amis formidables, deux filles adorables et sublimes, qui s'appellent Isis et Ellie...

Sucré ou salé ?
Peu importe, tant que c’est bien accompagné…

Petite, que voulais-tu faire ?
Super-héros, cow-boy... changer le monde, quoi ! Mais te bile pas, je suis toujours petite, en fait, alors y'a encore de l'espoir !

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Victor Hugo ? On se refuse rien !

Ton truc contre le stress ?
Les bisous des gens que j'aime

Que fais-tu dans la vie ? Explique…
Passionnant ! Prof de Lettres, comme tous les « écrivains ratés », disent les mauvaises langues - non, pas si défaitiste en vrai, on fera le bilan dans 30 ans, puis post-mortem, je vous laisserai mon « fakebook ».

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J'ai commencé très tôt, je m'en souviens, j'ai écrit mon premier poème à 7 ans, au bord de la rivière qui coule dans le bas de mon village... J'imitais Baudelaire, scotchée par "l'Albatros"... ça commençais par "un bâton flotte sur cette rivière..." après, je sais plus, mais il y avait des strophes et des rimes croisées... tu vois le talent, déjà !

As-tu déjà publié quelque part ?
Récemment, un recueil de poèmes contemporains, 3 X rien des astres, aux éditions Vermifuge, et dans des revues.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Malheureusement non, pas vraiment dans ce domaine. Ah si ! A 15 ans, le deuxième prix d'un concours de nouvelles organisé par le cinéma du coin... Tout ce que j'ai gagné, c'est une affiche de ciné pourrie et la suspicion de mes camarades de lycée et de certaines personnes de mon village qui disaient que ce n'était pas moi qui avais écrit. ça m'a vaccinée pendant longtemps.

Pourquoi Chloe des Lys ?
J’ai découvert cet éditeur par hasard, par la biblio de Yannick Torlini qui a publié chez Vermifuge, comme moi, et aussi chez Chloé des Lys, j’ai donc tenté ma chance pour ce livre, et voilà !

Quel ouvrage vas-tu publier ?
C'est un recueil de nouvelles poétiques et surréalistes, qui évoque des thèmes universels tels que l'amour, la mort, le temps, l'artiste... Voyez vous-même...
Chaque nuit, Lisa rencontre l’amour de sa vie dans ses rêves. Pourquoi n’ose-t-elle pas le vivre dans la réalité ? Le rêve est-il si innocent et protégé qu’on aimerait le croire ?
Héloïne dérobe aux hommes leur tristesse latente, et en utilise les couleurs pour peindre ses tableaux, jusqu’au jour où... L’artiste a-t-il le droit d’être heureux en dehors de son travail de création ?
Nathieu modèle de ses mains un nouveau monde et le peuple de nouveaux personnages : prendront-ils vie ? Le souhaite-t-il vraiment ? L’artiste doit-il toujours être maître de son art ?
Un homme vient de mourir mais ne disparaît pas tout à fait du monde dans lequel il a vécu et observe les réactions de ses proches. La mort ne dépend-elle que de la démission du corps ? Et que se passerait-il si l’on tuait vraiment le temps ? En éternelle errance entre ses mythes existentiels, de quoi l’homme est-il encore capable ?

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Par des rencontres surtout, par internet, réseaux sociaux, médias, librairies préférées, mon coiffeur (eh oui, merci à lui !), salons du livre et mon association Centrifuge, qui travaille actuellement sur un projet autour du centenaire du mouvement Dada.
Mais pas par l'Intermarché - oui, je sais, quelle idée, mais je voulais pas partir sur des a-prioris... - de la petite ville à côté de chez moi qui me sort pas plus tard qu'hier, alors que je voulais en mettre un ou deux en dépôt : "ah bah, non hein, sinon on s'en sort pu !" Je n'ai toujours pas bien compris le sens de cette phrase...
Et la maison de la presse qui a "perdu" le deuxième exemplaire du précédent et ignore que le premier a été vendu (moi je le sais, car je sais à qui)... ; "ah ben, M'dame, je peux pas vous dire..." Ne cherchez pas, surtout !

Projets pour la suite ?
Beaucoup de projets ! En poésie, récits, ce ne sont pas les projets qui manquent, c'est le temps !

Pourquoi écris-tu et comment ?
Parce que c'est le pied de manipuler les mots et de se laisser manipuler par eux !

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Il y en a tellement ! Les classiques, bien sûr... Baudelaire, Hugo, Zola, Verlaine, Rimbaud, Vian, Prévert, Desnos, Ponge, mais j'essaie de faire honneur aussi aux contemporains et pas toujours les Français... Sylvie Germain, Harucki Murakami (en vrac, je te dis comme ça vient), Nâzim Hikmet, Hubert-Felix Thiéfaine, les Ogres de Barback, Têtes raides... il y en a trop, viens visiter mon salon !

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Emanuel Campo, poète contemporain qui écrit et met en scène des choses formidables, Yas Munasinghe, dessinateur qui a beaucoup de talent (c'est lui qui a créé le dessin de couverture), je recommande !
Plein d'autres aussi, visite les pages de mes amis FB !

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
La lecture, l'écriture, le boulot, les travaux de la maison et les enfants, ça prend déjà pas mal de temps ! Mais si je m'ennuie un jour, je mettrai peut-être à la musique !

As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ?
Pas encore, seulement facebook, c'est intéressant de partager ses infos sur un réseau. Je sais, ça fait "auto-promo" mais ça ne me semble pas honteux. Comme on ne peut pas compter sur les grands médias, hyper-verrouillés, alors on fait avec ce qu'on a ! https://www.facebook.com/isamonin.poesie

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Quand des gens campent sur leurs positions alors qu’ils savent très bien qu’ils se plantent sur toute la ligne mais sont quand même capables de nuire aux autres et à eux-mêmes pour surtout rien bouger de leur connerie existentielle (ça vaut pour pas mal de sujets).

Ta citation favorite ?
"Les limites de mon langage sont les limites de mon propre monde." Wittgenstein

Une qualité et un défaut ?
Heu... une seule qualité ? Pourquoi ??

Un souhait ?
Oh là là... Que la culture (re)devienne essentielle dans la vie des gens et que s’inverse la tendance à l’abrutissement des masses, que le culte du divertissement, de l’idiot, soit marginal, qu’on se (re)mette à réfléchir et à aimer ça, qu’on se révolte pour de vraies causes et non qu’on se mette en boule toutes les 5 minutes pour des petites frustrations personnelles, qu’on apprenne à se tolérer les uns les autres et que vivre ensemble ne soit pas si compliqué ni conflictuel, que les religions (je n’ai pas dit « croyances » ni mythes) disparaissent de la surface du globe une bonne fois pour toutes : on se réveille un matin, et paf ! On redistribue les cartes, juste pour voir ce que ça donne... ça te dit ?

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Des questions stupides ? ça dépend du contexte, et encore, je me dis que n’importe quelle question a un fondement, un but, est conduite par un fil de pensée qui doit être compris à ce moment-là (même si c'est agaçant...), j’espère juste que la réponse ne le sera pas !