Interview...

Henry Martelange


Pseudo ou nom réel ?
Pseudo. Se choisir un autre nom, ça permet de changer son identité et… ça donne l’impression de vivre plusieurs vies.

Où habites-tu ?
Ma tanière se trouve dans le Hainaut, pas trop loin de Mons où je suis né. J’y vis presque en ermite dans un décor qui me ressemble.

Une famille, des enfants…
Des parents parce qu’il faut bien venir de quelque part…

Sucré ou salé ?
Peu importe pourvu que ce soit avec un verre de vieux whisky.

Que fais-tu dans la vie ?
Prof de latin, doctorant en langues et cultures antiques (la défense est prévue pour juin), je partage mon temps entre les cours, la recherche ainsi que les expositions d’art et d’antiquités.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J’ai toujours écrit, aussi loin que je m’en souvienne : avant de savoir tenir un crayon ou un stylo, j’enregistrais déjà de petites histoires, avec musique de fond, sur mon magnétophone en plastique jaune…

As-tu déjà publié quelque part ?
J’ai déjà publié, ado, quelques papiers sur des sujets d’actualité dans différents quotidiens. J’ai également plus récemment publié des articles sur des sujets de philologie antique, notamment en rapport avec ma thèse.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Petit, j’ai remporté un prix de poésie : ce poème évoquait l’amitié naissante entre un jeune enfant et un arbre. Un sujet, en somme, déjà fantastique.

Pourquoi Chloe des Lys ?
Un parent s’est chargé d’envoyer, à mon insu, mon manuscrit à CDL dont il avait un bon écho. Une idée excellente, n’est-ce pas ?

Quel ouvrage vas-tu publier ?
« L’enfer du décor », un recueil de nouvelles que je qualifierais de romantico-fantastiques : elles sont au nombre de sept, un chiffre sacré et magique selon les Anciens.
On pourrait les comparer aux morceaux de Chostakovitch : tout semble normal au début ; puis survient ce qu’on pense être une fausse note, qui se répète, s’amplifie et contamine tout l’ensemble pour laisser place à un véritable délire fantastique.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Je m’y emploie activement, de toutes les manières qui me viennent à l’esprit (réseau de connaissances, lectures publiques, séances de dédicaces, interviews, etc.). Et surtout, je suis à l’écoute de mes aînés chez CDL.

Des projets pour la suite ?
Un autre recueil de nouvelles du même genre en perspective (déjà en cours d’écriture).

Pourquoi écris-tu et comment ?
En fait, c’est très visuel : un objet, un bibelot, un tableau, une photo déclencheurs d’une sensation, une impression et l’inspiration s’empare de moi.
Trop à l’étroit pour cohabiter avec elle, j’éprouve alors le besoin de me purger l’esprit en couchant tout sur le papier, le plus rapidement possible. Malheureusement, j’écris très lentement et, de surcroît, je ne parviens pas à écrire longtemps d’affilée. J’ai constamment besoin de déambuler, de répéter les phrases à voix haute avant de les fixer dans mon ordinateur, où je peux les retravailler à ma guise jusqu’à ce que leurs sonorités me plaisent enfin.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
J’aime Chostakovitch pour la folie un peu fantastique qui imprègne ses œuvres et, à l’opposé, j’aime le silence dans lequel je me ressource.
En matière de littérature, mes goûts sont assez éclectiques et il serait plus aisé de définir ce que je n’aime pas. Il reste néanmoins primordial pour moi que l’écriture soit assez classique et bien construite.
Les films de Pasolini, les photos du baron von Gloeden et les peintures du Caravage me touchent infiniment parce que ces œuvres sont à la fois très poétiques et très réalistes.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Je peux rester des heures durant dans la contemplation d’œuvres d’art…

As-tu un blog ou un site ?
Un profil facebook au nom de Henry Martelange. S’y trouvent des photos, des infos, etc.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Je n’aime pas la mode actuelle qui vise à dénigrer l’amour du beau au sens classique du terme. Je ne m’imagine pas vivre dans un intérieur standardisé, blanc, uniforme, aseptisé, dépourvu de chaleur et d’âme. Pour moi, les objets sont riches d’une histoire et ne demandent qu’à la raconter. Pourquoi s’en priver ?

Ta citation favorite ?
« Qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croit » (La Rochefoucauld)

Un souhait ?
Qu’un petit grain de folie sympathique trouve sa place en chacun d’entre nous…

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Est-ce que tes nouvelles fantastiques sont des histoires vraies ?