Interview...

Marliere Perrine


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel

Où habites-tu ?
J’habite dans le Limousin à Saint-Yrieix-la-Perche à 45 minutes au sud de Limoges dans le berceau de la porcelaine. Je vis là où les porcelaines sont décorées au filet d’or, là où à l’atelier les petites mains s’affèrent, là où le blanc translucide devient fleurs.

Une famille, des enfants…
Oui , j’ai une fille de 6 ans

Sucré ou salé ?
Plutôt salé

Petite, que voulais-tu faire ?
Archéologue, mais bon…. J’ai suivi laborieusement un cursus universitaire en faculté d’histoire et me suis réorientée ensuite. J’ai un diplôme de consultant rural et aujourd’hui je suis secrétaire... Rien n’est jamais vraiment figé ni définitif.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Je ne sais pas si je tiens vraiment à ressembler à quelqu’un de connu.

Ton truc contre le stress ?
Tenter de relativiser (ceux qui me connaissent doivent rire en lisant cela), penser aux peuples qui souffrent, aux démocraties en danger, me dire que je suis une privilégiée. Contre le Stress ? La méditation, très peu pour moi, hurler dans le jardin me ressemblerait plus déjà.

Que fais-tu dans la vie ?
Je travaille au secrétariat de la mairie de Saint-Yrieix.
Mais dans la vraie vie, je dessine, j’écris, je lis, je m’occupe de ma fille, je cuisine beaucoup, j’essaye de voyager un peu, mais la phobie de l’avion me laisse clouée au sol. Je regarde le ciel, un peu, de temps en temps, je regarde mes amis partir, revenir des étoiles dans les yeux. Je cherche mes propres étoiles au sol, en France ou en Europe, la où mes pieds me mènent.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Oulà ! Il y a longtemps que j’écris de nombreuses choses sur un carnet qui ne me quitte jamais, depuis le collège je crois. 2010 a été une année charnière pour moi, j’ai eu BESOIN d’écrire. « Sur le fil » a été rédigé entre novembre 2012 et juin 2013.

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel genre ?
Oui, certains de mes poèmes ont fait l’objet d’une publication dans le n°115 de FRICHES – Cahiers de poésie verte.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Non

Pourquoi Chloé des Lys ?
J’ai découvert les éditions Chloé des Lys en achetant les œuvres de Nicolas FLEUROT, qui a été publié à trois reprises chez CDL.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Un recueil de poésies et de textes intitulé "Sur le fil".
« Sur le fil » est un processus de reconstruction oscillant entre prose et poésie. Une renaissance se profile, les pieds nus dans le sable d’une plage familière ou d’une plage jamais foulée. Louisa, tiraillée entre folie et résilience se déploie au fil des pages, sur un fil tendu, qui à tout moment peut rompre.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
En fait, je ne fais rien pour me faire connaitre, je n’ai pas beaucoup de temps pour ça à vrai dire, je vais essayer de m’y mettre ;)

Des projets pour la suite ?
Il y a un processus engagé avec un collègue poète. Une écriture à deux mains, ses textes revus à ma sauce et inversement, un joli projet de mon point de vue qui ne demande qu’à aboutir et à forcer les grilles des aléas de la vie. Et puis la suite de l’histoire de Louisa peut-être un jour…

Pourquoi écris-tu et comment ?
J’écris par périodes. Certaines journées voient la production de nombreux textes. Certains mois ne voient rien du tout. C’est aléatoire. J’écris pour estomper toute forme de douleurs, les miennes, celles des autres, c’est l’impression que j’ai en tout cas.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
J’ai souvent été très inspirée par Damien SAEZ dont j’admire les textes et la poésie. Ensuite, je me sens davantage inspirée et influencée par des lieux que par des personnes, la Normandie, Dijon ma ville natale par exemple.
Mes coups de cœur en littérature : « Une vie » de Maupassant, le truc qu’on nous a forcé à lire au lycée et qu’on comprend trop tard…. Et puis plus récemment « Mother » de Luc Lang.
Cinéma : nada, rien à dire, si peut-être « Les enfants du paradis » de Marcel Carné qui a marqué mon enfance.
Peinture : inconditionnelle de Gauguin et des nymphéas de Monet.
Musique : électro house, musique classique, pop rock et surtout Jordi Savall : album Orient - Occident II ; Hommage à la Syrie, Hespèrio XXI.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Dans l’absolu oui, mais je ne veux pas faire de jaloux. Par contre il y a des personnes dont je ne n’aimerais pas parler du tout.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Je dessine, pastel gras et encre de chine. Il s’agit souvent d’oiseaux posés sur un fil d’encre noire, ils sortent d’un décor fait de papier journal collé, de ciels recomposés. Certaines fois un petit texte les accompagne.
Sinon je vais à la salle de cardio quand ça me toque (c'est-à-dire pas très régulièrement), j’aime aller chercher des champignons et autres cueillettes dans les bois, revenir aussi au berceau familial et jouer aux cartes pendant des heures.

As-tu un blog ou un site ?
J’ai juste un profil Facebook

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
L’injustice. Ouais ça me fout en rogne. L’autorité immature, le dénigrement, les décisions irresponsables, l’incapacité à l’empathie, l’injustice sous toutes ses formes. Je pète les plombs là !

Ta citation favorite ?
« Il faut se laver les yeux avant chaque regard » (proverbe arabe)

Une qualité et un défaut ?
Pas évident de juger pour soi, il vaudrait mieux demander à ceux qui me subissent. Il me semble que je suis plutôt tolérante et ouverte d’esprit. En revanche, je suis très impulsive.

Un souhait ?
Pas de souhait, juste des rêves… Il y a des choses que j’ai tellement souhaitées, qui sont arrivées, qui sont finies. Le rêve étend le domaine du possible. Non je ne souhaite rien.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
« On mange quand ? »
Non, plus sérieusement, toutes les questions peuvent s’entendre. Chaque réponse prendra juste le temps qu’il lui faudra...

Quelle est la question la plus intelligente qu’on pourrait de poser ?
« S’ils ne sont plus ensemble, que sont-ils alors ? » Et je serais heureuse de pouvoir répondre : « Ils sont eux-mêmes rien de plus ».

Pour toi c’est quoi le titre parfait pour un livre ?
Celui du poète congolais Tchicaya U Tam’si « J’étais nu pour le premier baiser de ma mère » ; j’aime qu’on nous rappelle les évidences auxquelles on ne pense plus….

Ta devise
Ne renonçons à rien, sauf à l’ennui !