Interview...

Christel Marchal


Pseudo ou nom réel ?
C’est mon nom réel.

Où habites-tu ?
J’habite Bruxelles, à Anderlecht. Précisément dans le quartier où Jacques Brel a écrit ses premiers textes à l’ombre de son bureau dans la cartonnerie familiale.
Je partage mon temps avec l’Ardenne qui m’a vu naître, à une encablure de petits villages de Redu.

Sucré ou salé ?
Soit sucré. Soit salé. Mais jamais, au grand jamais, mélangé !

Que fais-tu dans la vie ?
Une fois mes diplômes acquis, je suis entrée dans le monde du polyhandicap, un monde fermé sur lui-même, à l’abri des regards.
Je m’y suis installée et veille depuis quelques temps tant au bien-être des enfants qui nous sont confiés qu’à celui des adultes qui les prennent en charge.

Quand as-tu commencé à écrire ? Pourquoi ?
Je dois être tombée dans le monde des histoires très rapidement, ma grand-mère adorait nous en raconter, nous acheter des livres…
Enfant, je racontais des récits drôles, tristes, vrais, tendres à ma poupée. Clothilde.
Ma grand-mère d’ailleurs pensait qu’un jour, je raconterais des histoires et en créerais. Et ce jour est arrivé…

As-tu déjà publié quelque part ?
En 2003, un article sur le monde du polyhandicap est paru au dans une revue spécialisée en éducation.
En 2004, dans le Centre où je travaille, nous avons créé une exposition avec les œuvres des enfants. Une exposition comme des pros, avec de délicieux tableaux. Une expo intitulée : La main, la trace, l’empreinte.
Nous ne pouvions tourner la page de ce moment sans laisser un écrit. Je pris donc la plume et tombais dans l’encrier.
Le fabuleux pari de l’oiseau bleu a vu le jour un matin d’été, en 2007, aux éditions Le manuscrit.com. Le fabuleux pari de l’oiseau bleu est un petit conte sur le quotidien de ces enfants lourdement handicapés. Je leur ai donné la parole. Ils racontent leurs difficultés, leurs handicaps… Eux, qui sont privés de langage.
Et cet automne, une nouvelle On n’est jamais innocent de ce qui nous arrive est parue dans la revue belge Parenthèse n°7. Nouvelle racontant mon parcours dans le monde des ateliers d’écriture.

As-tu déjà remporté des prix, obtenu une reconnaissance ?
Non ! Je n’ai pas eu cet honneur !

Pourquoi Chloé des Lys ?
Lorsque j’étais en recherche d’une maison d’édition, mes critères étaient que celle-ci prenne en compte les auteurs, qu’elle soit active et dynamique… Un de mes choix s’est porté vers Chloé des Lys dont j’adore le logo et le nom en forme de poésie !
Et le téléphone a sonné un soir de juin…

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ?
En quête de sens est un roman.
En quatrième de couverture, nous pouvons y lire :
- Madame ! Vous ne pouvez pas emmener Agathe !
Louise glisse la main de l'enfant dans la sienne. Et telle une ombre rejoint sa voiture jaune.
- Madame ! Je préviens la police ! Agathe a besoin de soins !
Un petit nuage blanc et les voici sur les grands chemins de la vie.
Un petit nuage gris. La voiture tousse.
Un petit nuage noir. La voiture les abandonne dans la ville.
Léo suit les traces de l'enfant et sa mère. En râlant.
- A dix jours des vacances ! Courir après une gamine débile et sa mère suicidaire !
Agathe dessine.
Les visages qu'elle croise sur les murs des stations de métro.
Les arbres et les fleurs qui habillent ces stations de métro.
Sainte-Catherine. Tomberg. Les mains unies de Lemonnier,...
Agathe dessine.
Les statues qui veillent sur Bruxelles.
Léo parviendra-t-il à les retrouver avant que Louise, désespérée, ne se serve de l'arme achetée chez un armurier ?

En quête de sens est donc une course poursuite entre Léo, flic grincheux et Louise ayant enlevé d’un hôpital psychiatrique, Agathe, sa fille. Agathe, petite plume emportée dans le vent, dessine et tel un jeu de piste guide Léo sur sa trace au fil des indices qu’elle sème. Une poésie de couleurs et de douceurs, un voyage au cœur de ce qui nous rend humain.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Je vais me servir de l’Internet qui se veut être une ouverture sur le monde et de ses réseaux sociaux, je vais contacter l’une ou l’autre personne que je connais ci et là dans le monde de l’écrit et je vais suivre à la lettre la bible cédélienne qui nous est remise à la signature du contrat !

Des projets pour la suite ?
Un roman est en cours d’écriture et d’illustration… un roman dans le monde de l’enfance, et ancré dans un quartier de Bruxelles.
De plus, je travaille sur des textes plus courts, des nouvelles ou de la poésie en prose… que je proposerai à diverses revues,…
Affaire à suivre comme l’adage populaire le dit si bien !

Pourquoi écris-tu et comment ?
J’écris pour déposer des sentiments qui se disent plus aisément par l’écrit, pour m’interroger ou interroger le monde sur les questions qui me taraudent…
L’atelier d’écriture et le travail avec Benoît Coppée qui signe la préface d’"En quête de sens" et avec Salomé Mulongo encadrent la structure de mes textes et m’offrent les yeux critiques sur mon écriture. Si le début de mes histoires naît en atelier d’écriture, je les peaufine, les termine dans la solitude de mon bureau.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique ?
Je ne peux pas dire que j’ai un maître, une préférence pour… Je suis assez hétéroclite dans mes lectures : on peut trouver dans ma bibliothèque du M. Onfray, comme du Cavanna, comme des thrillers américains, des récits de société, des récits légers de J. Teulé avec le Magasin des suicides ou le Montespan, ou de J-L Fournier avec le C.V. de Dieu,… C’est varié et puis, il y a les encyclopédies et les dictionnaires que j’affectionne particulièrement.
Le cinéma… c’est ma bulle d’oxygène, j’y vais pour me détendre et sourire aux comédies.
En peinture, c’est comme en littérature, j’affectionne et pars à la découverte des œuvres que je ne connais pas ou si peu… et j’aime les apprécier dans les musées ou les grandes expos.
Et en musique… là, j’ai un pincement de cœur pour Brel que je connais par cœur et pour les symphonies de Beethoven. Ma petite Madeleine est L’Ouverture d’Egmont (opus 84).

Tes hobbys ?
Incontestablement le dessin ! Et bien sûr, l’écriture.

As-tu un blog, un site ?
Le labo des mots (http://lelabodesmots.blogspot.com) est l’endroit sur la toile où je dépose des textes, des dessins ou autres créations au fil de mes envies.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
L’injustice ou les injustices ainsi que l’intolérance !

Un souhait ?
Que la terre tourne rond ! Pour tous et avec tous !

Ma citation favorite ?
« Il faut être l’artisan de ses propres rêves ! »

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Il n’y a pas de questions stupides ! La question existe pour la personne qui la pose, elle a une vie pour cette personne. Dès lors, elle ne peut être stupide !