Interview...

Jean-Jacques Manicourt


Pseudo ou nom réel ?
Les 2 : le nom réel quand le voile n’est pas nécessaire, et pseudo pour voiler, masquer l’horreur de ce que j’écris à l’occasion.

Où habites-tu ?
J’habite là où l’amour m’a retenu. J’ai toujours fait comme cela, y compris dès ma naissance.

Une famille, des enfants…
Une famille sans enfant, et parfois des enfants sans la famille.

Sucré ou salé ?
Sucré et salé. Tous les saveurs qui alimentent mes désirs.

Que fais-tu dans la vie ?
Je travaille dans une institution qui considère les enfants comme des sujets en souffrance et non comme des résultats de statistiques pro consuméristes.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Je me souviens avoir caricaturé des profs alors que j’étais ado ; mais mon désir d’écrire tend incontestablement à cerner un impossible à dire. Le manque est ce qui est au fondement de mon désir d’écrire.

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel genre ?
J’ai publié deux romans chez Chloé des Lys : un roman épistolaire « Lettres à Renée » et « Amours puissance haine » ainsi qu’un recueil de poésie chez Publibook : « Les chairs courtisées »

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Un petit prix pour une nouvelle dont j’ai oublié le titre. Sinon, une image d’Épinal quand j’avais 8 ans et que mon travail à l’école avait été récompensé.

Pourquoi Chloe des Lys ?
On y est pas mal, et le nom évoque d’emblée, comme une métonymie, les femmes, toutes les femmes.

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ?
Je suis en train d’écrire un roman dont le titre provisoire est « Les oublis parfumés », l’histoire d’un type qui prétend avoir reconnu un premier amour au parfum auquel la femme, qui incarne ce premier amour, est resté fidèle.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
J’ai quelques soucis avec cela… Mais je réponds volontiers aux questions comme tu peux le constater.

Des projets pour la suite ?
Continuer à écrire comme continuer à vivre. La frontière est ténue.
J’écris comme je peux. J’essaie de soutenir ce désir, mais je dois faire le constat que je suis souvent happé par ce qui me détourne de l’écriture. Je hais tout ce qui me détourne de l’écriture.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Un coup de cœur musical qui dure :Frank Zappa. Un coup de cœur récent qui va durer: Jeanne Balibar (géniale dans « Le plaisir de chanter ». Un petit faible pour la peinture française du 18ème et notamment pour les fêtes galantes de Antoine Watteau.
J’aime beaucoup lire ,outre les classiques, Pennac, Tournier, Rimbaud, Verlaine et Fred Vargas, et bien d’autres encore… Quand on aime, on ne compte pas.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Les amis, je leur parle, je n’en parle jamais.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Lire, bien entendu, écrire quand le désir me titille, et depuis peu, traduire les textes anciens en hiéroglyphe.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
La connerie ! C’est un problème car elle est pandémique et me cerne au quotidien. Je fais avec…

Un souhait ?
Trop de souhaits pour en élire un seul.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Pensez-vous, qu’un jour, l’homme mettra fin à la bêtise qui l’anime