Interview...

Bertrand Maindiaux


Pseudo ou nom réel ?
Prénom : Bertrand, nom : Maindiaux

Où habites-tu ?
Pour des raisons professionnelles, nous habitons en Alsace, à Stutzheim, un petit village situé à 15 Km à l’Ouest de Strasbourg.

Une famille, des enfants…
Je suis l’heureux papa d’une famille recomposée et métissée de cinq enfants, quatre filles et un garçon. Notre ainée a 21 ans, notre dernier, 5 ans. Métissée car mon épouse est Malgache.

Sucré ou salé ?
Sucré salé même.

Petit, que voulais-tu faire ?
J’ai toujours voulu être militaire.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge.

Ton truc contre le stress ?
Avant je courais beaucoup. Maintenant, j’écris.

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis militaire, avec le grade de commandant. En 2002, j’ai pris un congé sans solde d’un an pour occuper la fonction de directeur du département accueil des demandeurs d’asile à la Croix-Rouge de Belgique. Une année excessivement riche, diverses expériences et beaucoup de rencontres. Aussi, j’ai effectué plusieurs missions extérieures : Bosnie, Congo, Afghanistan. Différents voyages à Madagascar, également.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J’ai commencé à écrire il y a dix ans. Les livres lus et les expériences vécues m’ont incité à penser que j’avais aussi des choses à raconter, et des choses qui pouvaient intéresser.
Je ne crois pas que l’on puisse traverser Sarajevo en 1996, Kaboul en 2012 ou encore Madagascar dévasté par un cyclone sans être soi-même impacté par ce que l’on voit, ce que l’on ressent. Ces expériences sont pour moi une source profonde d’inspiration, presqu’inépuisable.
Ecrire me permet de défendre des valeurs auxquelles je crois et auxquelles je suis particulièrement attaché : la diversité, la différence, le multiculturalisme, la tolérance.

As-tu déjà publié quelque part ?
Mon premier roman « Les chemins oubliés » qui retrace l’installation et le travail d’une mission humanitaire en Bosnie en 1996 sera prochainement édité chez Chloé des Lys. Il a déjà été publié par une petite maison d’édition française.
Actuellement, mon second roman « La fièvre de Kananga » qui relate l’intervention d’urgence de trois spécialistes dans un village isolé du Congo frappé par une poussée de fièvre Ebola est édité chez Edilivre….et j’espère qu’il le sera vite chez Chloé des Lys.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Rien d’officiel mais une belle série de critiques positives. Un retour direct du lecteur, n’est-ce pas tout aussi important ?

Pourquoi Chloé des Lys ?
Pour plusieurs raisons et dans l’ordre : c’est une maison d’édition belge, une maison au caractère familial, une maison du Hainaut où j’ai passé la plus grande partie de ma jeunesse.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Mon premier roman « Les chemins oubliés » est un récit humanitaire. Il retrace l’installation, début 96, d’une mission humanitaire, une équipe multinationale et pluridisciplinaire, en dans une zone spécialement touchée de la Bosnie-Herzégovine. L’accroche romanesque est la rencontre d’une femme et d’un homme dans ce contexte particulier d’une mission dans un pays en fin de guerre avec ses moments de stress, de doute, etc. Le récit met en exergue les ressentis, les questionnements.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Je tente d’agir sur plusieurs axes. J’établis un dossier de presse que j’envoie à toutes les rédactions de Belgique et de France. Le deuxième axe important est la promotion via les réseaux sociaux (Facebook, Instragram, Twitter) sur lesquels je suis très « agressif ». Enfin, je me fais inviter pour des conférences de présentation dans les clubs services.

Projets pour la suite ?
J’ai actuellement deux romans à l’écriture. Le premier, intitulé « Pas de fin du monde au paradis », est un troisième roman humanitaire. Il s’inscrit dignement dans la ligne des deux premiers. Il a comme cadre Madagascar et relate l’intervention d’un coordinateur humanitaire après le passage d’un cyclone.
Le second (Le goût âpre de la poussière afghane) est plutôt un roman d’aventure qui reprend trois récits en parallèle. Le premier de ces récits est l’histoire de l’enlèvement d’un responsable humanitaire alors qu’il participe à Kaboul à une conférence internationale. Le deuxième est le récit de ses proches (épouse, enfant et collègues) durant ces mêmes évènements et enfin, le troisième est le récit d’un de ses geôliers. Pour la suite, on verra…

Pourquoi écris-tu et comment ?
Pourquoi, voir plus haut. Comment ? Pour moi, l’écriture relève d’une organisation méthodique : quand je débute un récit, je sais d’où je pars et je sais où je veux arriver. Avant toute écriture, afin de rester au plus près de la vérité historique ou scientifique, selon les sujets abordés, j’entreprends des recherches, souvent longues. J’écris alors la structure de mon roman, la liste des chapitres. Ensuite, j’étoffe les chapitres, pas toujours dans l’ordre chronologique d’ailleurs, en fonction de l’inspiration. Après, je peaufine l’ensemble pour que le récit soit cohérent, sans heurts, que la transition entre les chapitres se fasse en souplesse. La phase suivante se passe chez mon correcteur, mon oncle, Daniel Donnet, qui fut le doyen de la Faculté des Lettres de l’UCL. Enfin, la phase de l’édition peut commencer.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
J’ai toujours beaucoup lu et de tout, depuis tout jeune. Certains auteurs m’ont marqué (Marc Lévy, Yasmina Kadhra, Christian Signol…) mais j’ai surtout apprécié des livres, sans tenir compte des auteurs (Le sang du baobab, Les enfants des Justes, Laurence d’Arabie, La liste de mes envies, L’hygiène de l’assassin, La porte des larmes, Au revoir là-haut, Les cerfs-volants de Kaboul, Etc…)

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Jean-Marc Collet, un ami poète.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Je suis très francophile. De manière générale, je n’aime que le cinéma français, la littérature française et la chanson française.

As-tu un blog ou un site ?
Non, pas de blog, pas de site pour l’instant. Juste une page Facebook.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
L’injustice mondiale. Le fait que notre modèle de société se base et se nourrit du déséquilibre.

Ta citation favorite ?
Le rôle des grands est d’aider les petits. (C’est déjà ce que nous disait notre institutrice maternelle)

Une qualité et un défaut ?
Idéaliste…qualité et défaut.

Un souhait ?
Que notre projet familial se réalise. Dans cinq ans, si rien ne change, je devrais être retraité. En famille, nous retournerons à Madagascar (où nous avons notre maison) pour reprendre la gestion d’un orphelinat. Histoire de faire quelque chose de réellement utile.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Est-ce vraiment toi qui écris tes livres ?