Interview...

Ian Mac Nero


Pseudo ou nom réel ?
Ian MacNero est un pseudo, bien sûr ! En fait, c'est un private joke qui remonte à ma période "jeux de rôles". C'est plutôt neuneu-potache, comme humour, alors mieux vaut ne pas expliquer.

Où habites-tu ?
A Lille, capitale des chticons - euh... des chicons, j'ai voulu dire. Là, normalement, tu devrais rire, c'est un calembour...

Pas très politiquement correct, ton calembour...
C'est pas de moi, je précise : j'ai entendu ça au bistrot en buvant un petit-con bière (ça non plus, c'est pas de moi : c'est le barman de là où je vais qui dit ça au lieu de "picon-bière"...)

Bon. Glissons. Tu as une famille, des enfants ?
Oui. Et aussi un poisson rouge. Mais pas de chats (ça, c'est ma mère, qui en fait collection ; elle en a une petite dizaine). Ma femme voudrait un chien mais je tiens bon.

Sucré ou salé ?
Epicé. J'adore la bouffe indienne, les currys à la dynamite... Je cuisine un peu, c'est mon loisir avec l'écriture.

Que fais-tu dans la vie ?
Comme dit ma 4 de couv' : j'enseigne a l'université des technologies. J'aurais aimé être écrivain, mais mon père a voulu que je fasse des études...

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
En fait, j'ai toujours écrit ; il y en a qui font de la musique ou du sport, moi j'écris, c'est mon passe-temps. Quant au "pourquoi"... Je peux frimer ?
Orwell dit qu'il est déplacé de se poser la question. Je sais plus où il le dit, d'ailleurs, mais c'est une citation authentique (et toc).

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
J'ose pas le dire... J'ai failli avoir trois cents euros à un concours de la ville de Périgueux. Il n'y avait qu'un prix ; j'ai eu droit à une lettre perso, signée en vrai et tout et tout, pour dire que j'avais été éliminé qu'à la toute fin. Elle était signée d'un certain Xavier Darcos, ma lettre. C'était en 2006, juste avant qu'il devienne ministre. Je peux te dire que j'étais fier...

Pourquoi Chloe des Lys ?
J'ai hésité très longuement entre CDL et Albin Michel, et puis je me suis dit qu'Amélie Nothomb ne m'avait rien fait et que je ne voulais pas lui faire de concurrence dans sa propre maison d'édition...

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Le "justicier d'Hellemmes" est un polar qui, comme son nom l'indique, se passe à Hellemmes. Il y a dans cette petite ville de la banlieue Lilloise une recrudescence de meutres loufs, et les flics cherchent à comprendre (spécialement deux d'entre eux : un vieux et une débutante). Seulement c'est pas facile, parce que le coupable est vraiment un tordu.

Comment écris-tu ?
Sur mon petit portable, dans mon petit bureau, avec mes petits rituels bien maniaques, en buvant du café le matin et de la bière l'après-midi. Quand je tarde à passer à table le soir ou le midi, ma femme vient m'engueuler et je me rends alors compte que j'avais faim (dans mon genre, je suis assez graphomane).

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
En littérature et musique, je suis très éclectique ; les derniers auteurs que j'ai lus, c'est Panaït Istrati, Osamu Dasai, Paul Morand...
Les derniers disques écoutés c'est les Copains comme cochons et Chanson+ bifluorée (pour la variété), aussi le quartet buccal, et en classique : le sacre du printemps, Pacific 231, Lohengrin... Je suis toujours en train de lire et/ou d'écouter quelque chose !
Question ciné, par contre, en ce moment j'y vais plus trop ; pour la peinture, je confesse mon absolue cécité.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Je vais pas te parler de politique Française, parce que ça serait ennuyeux à mourir, et puis tu devrais sans doute me censurer pour pouvoir publier mes propos...
Dans le genre léger, ce qui me gave, c'est les fautes de Français de plus en plus démentes dans la publicité et les journaux. Ces gens-là martyrisent le langage ! ça me gêne, prends-moi pour maître Capélo si tu veux, quand Afflelou offre "une lunette" gratuite pour "une lunette" achetée, moi j'entends ça, je pense irrésistiblement à des sièges de toilettes...
Ou bien tous les slogans à la "parce que le monde bouge, vivons mieux pour consommer équitable invente le concept biocitoyen, vivons mieux pour consommer équitable est un produit des laboratoires truc et pour un euro de plus"... Les gens qui écrivent ces trucs-là, il faudrait qu'on les pende.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Je sais pas, moi... "Aimez-vous les moules ?" Non, mieux : "c'est à vous, ce pied ?"