Interview...

Lydia Lietaert


Pseudo ou nom réel ?
J'ai choisi de prendre mon nom de jeune fille, autrement dit le nom de mon père qui est décédé dans un accident de voiture alors que je n'avais pas encore 13 ans. J'étais très proche de lui.

Où habites-tu ?
Je vis en région parisienne depuis ma naissance. J'ai grandi dans un bar de quartier proche d'une faculté de droit. Les étudiants dans la journée et les « poivrots » le soir. Mais ça n'avait rien de glauque, c'était plutôt des gentils gars, parfois paumés.

Une famille, des enfants…
J'ai un garçon de mon premier mariage, et mon mari (donc actuel) a une fille et deux fils. Lorsque nous nous sommes mis ensemble, la première chose que nous avons fait a été d'acheter un monospace.

Sucré ou salé ?
J'ai la chance d'avoir un mari qui cuisine très bien, je me la joue donc faignante dans ce domaine. Je suis assez salée, mais deux ou trois heures après le dîner, j'attaque le sucré (crèmes desserts, gâteaux, ...). Je sais, je suis pitoyable, mais le pire c'est que je ne pèse que 51 kilos...

Que fais-tu dans la vie ?
Je travaille à l'Assemblée Nationale. Je ne suis ni député, ni assistant parlementaire. J'ai passé un concours d'agent (terme générique pour le petit personnel). Je suis passée par différents services et donc eu des tâches diverses à effectuer : faire des visites, travailler dans les réceptions pour accueillir les députés et invités, gérer les réunions, être présent en séance de nuit (eh oui, les députés travaillent aussi la nuit), j'ai fait partie du service informatique (mais pas en tant qu'informaticienne), et je suis maintenant standardiste.
Le travail à l'Assemblée s'accompagne la plupart du temps d'horaires décalés, ce qui me convient parfaitement dans la mesure où j'aime me coucher très tard.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Eh bien, comme je le disais, mon travail consiste parfois en de longs moments d'attente. C'est donc un de ces jours-là que je me suis lancée. Au départ, c'était pour m'amuser, et je me suis vite prise au jeu. J'ai beaucoup d'imagination et je me fais rire toute seule (non, je ne suis pas encore gâteuse).

As-tu déjà publié quelque part ?
Non, je suis totalement vierge dans le domaine de l'édition.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Encore une fois : non.

Pourquoi Chloe des Lys ?
On imagine la plupart des maisons d'édition de façon assez impersonnelle (cf les courriers stéréotypés de refus). Chez CDL, c'est très convivial. Il y a toujours quelqu'un (voir quelques uns) pour aider et toujours dans une bonne ambiance. Cela ressemble à une grande famille.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Le titre est « Un week-end moins ordinaire », c'est une comédie. Un couple avec leur fille partent pour un week-end tranquille à la campagne, mais c'est sans compter sur l'arrivée inopinée d'un macho, d'une lesbienne, d'une secrétaire, d'une blonde et de deux flics.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Pour l'instant, j'en parle autour de moi. J'ai fait lire mon manuscrit à quelques amis (apparemment conquis), qui en parlent autour d'eux. Le bouche à oreille. Mais j'ai encore du mal à croire que je vais être éditée.

Des projets pour la suite ?
Je viens de terminer un second manuscrit, encore une comédie. Je suis en train de faire les corrections. Et je viens de commencer un troisième livre, mais le temps me manque.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Pour m'évader et laisser libre court à mon imagination (assez fertile). J'écris en fin d'après-midi et en soirée. Même s'il y a du monde, cela ne me dérange pas. Il m'arrive d'écrire en écoutant la télé..

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
J'adore Tom Sharpe(« Wilt »), il manie l'humour noir avec brio. Eva Jonanovich est très forte elle aussi pour nous faire rire. Mais il y a un bouquin vraiment formidable : « Le moineau de Dieu » de Maria Doria Russell. Je me sens toute petite à côté d'elle. En fait, il y a plein d'auteurs formidable, le tout, c'est de les dénicher. J'aime beaucoup aussi tous les livres de Fantasy Urbaine.
Pour mes films cultes, il y en a également beaucoup; cela peut aller de « Il y a-t-il un flic pour sauver la reine », « Harry Potter », « Dune », « Blade Runner », « True Blood », les « Dom Camillo », les « Angélique » ... . Je suis très bon public. Pour la musique, je suis assez nostalgique du passé : Elvis Presley, James Brown, Willie Deville, Michel Delpech, Queen, Cure...

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
J'ai très peu d'amis, je parle de véritables amis. Je m'entends facilement avec tout le monde. Mais pour moi, l'amitié ce n'est pas s'appeler tous les jours, faire du sport ensemble... c'est être aussi complice même après des semaines sans nouvelles, et être là quand le besoin s'en fait sentir.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Eh bien forcément la lecture. Le dessin et la peinture, vaut mieux éviter, tout comme la poterie (je suis pas assez patiente pour ce genre d'activités). Je regarde beaucoup de films (mais rarement sérieux, j'aime bien rire). J'aime faire de la moto... quand il fait chaud (pas pratique en région parisienne).

As-tu un blog ou un site ?
Pas pour le moment.

Qu’est-ce qui te  fout en  rogne ?
L'impolitesse.

Un souhait ?
Rien en particulier. Continuer à être heureuse.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
« Quelle est la question la plus stupide qu'on pourrait te poser »!!!