Interview...

Nikos Leterrier


Pseudo ou nom réel ?
Nikos Leterrier, c'est mon nom réel.

Où habites-tu ?
En banlieue parisienne, en haut d'une colline, non loin d'un petit bois où on peut trouver des cèpes en automne et des mûres en été.

Une famille, des enfants…
Mon épouse, point encore d'enfants.

Petit, que voulais-tu faire ?
Cosmonaute.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Homère

Ton truc contre le stress ?
Écrire, dessiner, manger du chocolat et faire du flamenco.

Que fais-tu dans la vie ?
Je fais des mathématiques appliquées, et mon travail sert à simuler numériquement des processus naturels ou industriels. En ce moment je travaille sur les déchets nucléaires (si, si).

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J'ai commencé enfant, essentiellement pour pouvoir me raconter des histoires à moi-même, à la manière d'un jeu. Étant enfant unique, c'était une manière de tromper la solitude, mais pas seulement, car je pouvais ainsi écrire des histoires différentes de celles que je lisais d'habitude.

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel genre ?
J'ai publié une nouvelle de fantasy dans l'anthologie "Royaumes" publiée chez Fleuve Noir, qui s'intitule "La Mort apprivoisée". Sinon, j'ai illustré le recueil de poésie de ma compagne : "Lune et l'autre" de Sandy Cazé, publié aux éditions la Bartavelle.

Pourquoi Chloe des Lys ?
Le retour de votre comité de lecture m'a fait très plaisir.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Il s'agit d'un recueil de poésie illustrée intitulé "Le temps d'exister avant le froid". J'ai essayé de résumer par mes poèmes et mes dessins ce qui me semblait le plus important pour moi, autant dans la colère, que le bonheur, l'amour ou la souffrance. La poésie est avant tout l'art d'être le plus concis possible, d'aller à l'essentiel. Cet essentiel que nous pouvons laisser derrière nous, c'est finalement ce qui nous permet d'exister pleinement. Dans mon cas, j'ai voulu le restituer sous cette forme.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Il m'arrive de dire en public mes poèmes, en les intégrant dans une chorégraphie de flamenco. Par la passion et la rage qu'expriment cette danse, je parviens à donner à mon travail une dimension orale. Il me semble que la poésie est avant tout un art oral, et c'est ce que j'essaie de transmettre. C'est le moment où j'ai les meilleurs retours sur mon travail.

Projets pour la suite ?
Je travaille sur un autre recueil de poésie et sur un roman.

Pourquoi écris-tu et comment ?
J'écris parce que ça fait partie des choses qui me rendent heureux, parce que c'est indispensable. Ma manière favorite d'écrire est en tailleur avec un chat sur mes genoux.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Trop nombreux pour que je puisse en parler de manière exhaustive... disons Paul Valéry, Roman Polanski, Jérôme Bosch, Vivaldi?

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Mon épouse, Sandy Cazé alias Tabula Rasa, qui est une merveilleuse poète doublée d'une peintre, et avec qui j'ai découvert le flamenco comme moyen d'expression pour nos poèmes. Voilà son blog : http://encredelune.over-blog.org/

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Dessin, flamenco, équitation, et l'écriture évidemment.

As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ?
Mes dessins et quelques-uns de mes textes et poèmes peuvent être consultés sur ce blog : http://mauperthuis.blogspot.fr/ (ainsi que quelques vidéos de mes poèmes mis en flamenco). Je suis également le réalisateur d'une petite websérie amateur consacrée aux catacombes de Paris "Songe Mensonge", qui est visible sur les sites suivants : www.songemensonge.fr ou https://www.facebook.com/StudioExactement

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?http://mauperthuis.blogspot.fr/ La réification de l'être humain. Bon je sais, ça paraît un peu grandiloquent dit comme ça, mais finalement c'est un phénomène auquel on est quotidiennement confronté. Rien ne me fait sortir de mes gonds comme l'impression d'être traité comme un objet ou que l'on traite ainsi les personnes que j'aime... voire même des gens qui me sont complètement indifférents.

Ta citation favorite ?
L'Enfer est pavé de bonnes intentions.