Interview...

Denise Lefèvre


J’ai écrit ce livre « SURVIVRE AUX HOMMES » sous mon nom véritable Denise Lefevre- Plouhinec, après une hésitation . En effet certaines personnes ou leur héritiers pourraient s’y reconnaître bien que des traits des personnages, de l’un des hommes notamment, soient empruntés à d’autres ainsi que des scènes soient recomposées.

J’habite à présent une maison, ancienne d’un siècle, qui a un petit cachet, que j’ai rénovée progressivement, au bord de l’océan Atlantique. D’origine bretonne, je me sens « une fille de la mer ». Je n’avais aucune attache dans ces lieux, voulais y vivre « incognito », dans un ermitage tranquille, après la disparition de personnes aimées et un grand chagrin d’amour qui ne s’est pas épanoui…

Ma famille directe est à présent fort restreinte. Oncles et tantes tous décédés ; je les ai peu connus. Cousins et cousines restés en Bretagne alors que pour ma part j’ai suivi des études assez longues et ai eu plusieurs « postes » dans la vie active, je ne les vois pas, surtout depuis la mort de mes parents qui faisaient le lien et ils semblent ne pas souhaiter ni visites ni dialogue. (ce que j’ai tenté sans succès).

Je ne tiens pas à ressembler à personne ; je suis redevable dans ma construction personnelle , outre à mon père, à des figures historiques féminines fortes comme des écrivaines , des Flora Tristan, George Sand, Virginia Woolf, et politiques ou les deux, comme Louise Michel, Simone Veil, Simone de Beauvoir et d’autres plus contemporaines.

J’ai commencé à écrire un journal personnel et des notes de lecture quand j’ai vécu seule, à la fois pour « faire le point » et chercher réponse à mes interrogations. Et des petits textes plutôt élégiaques, ou pour exprimer une forte émotion, des interrogations lors de séjours à l’étranger… Ce n’est que progressivement que m’est venue l’idée d’une composition de chapitres pouvant se lire comme des scènes marquantes de ma vie…

J’ai expédié des nouvelles pour des concours mais n’ai pas obtenu de prix. Peut-être ne frappai je pas aux bonnes portes.

L’ouvrage cité plus haut a failli être pris par Actes Sud : le comité de lecture était pour mais pas les responsables commerciaux ; d’autres maisons à paris avec avance de l’auteur ont voulu aussi publier mais je n’ai pas accepté. J’ai aussi quelques textes dans les cahiers de l’APA.

Me faire connaître est très difficile pour moi. Je ne sais pas faire et attend plus facilement de la reconnaissance et avis si c’est bon ou pas…ce qui je le crois est utopique.

Oui j’ai des canevas pour une suite du livre que Chloé des Lys édite ayant pour titre provisoire : « un amant de Léa » et un autre très différent sur des lieux connus souvent mais qui m’ont marquée et un peu changé le cours de ma vie.

Non ni blog ni site : je ne saurais ni en créer ni m’en servir je crois ;

Un défaut : je suis souvent redoutable de lucidité, ne sais pas( ou ne veux pas) faire bcp de compliments, ce qui déplaît souvent et éloigne d’une sociabilité ordinaire ; on me reproche aussi mon exigence (mais je le suis aussi pour moi)…

Cherchons une qualité : peut-être une générosité et une volonté de comprendre.