Interview...

Léon Laffut


Pseudo ou nom réel ?
nom réel

Où habites-tu ?
Bruxelles, mais je n’y suis pas « chez moi », je ne « sens » pas une ville sans fleuve, je suis avant tout « mosan » et pour moi il y a toujours une rive gauche et une rive droite, et des ponts qui relient les hommes.

Une famille, des enfants…
j’ai une fille Yseult, et 2 petits-fils Julien et Félix ; une femme, qui a deux garçons.

Sucré ou salé ?
les deux, malheureusement

Que fais-tu dans la vie ? Je suis musicien ; retraité de l’enseignement où j’enseignais, outre l’histoire de la Musique, la communication par l’image.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Je crois avoir cherché à inventer des histoires dès que j’ai pu écrire, c’est à dire à 6 ou 7 ans, la première était les malheurs d’un petit canard dans sa marre, mais très vite la musique a pris toute la place ; comme tout le monde, adolescent j’ai écrit des poèmes (romantiquement naïfs, et… très mauvais…) et quelques nouvelles (heureusement perdues).

As-tu déjà publié quelque part ?
Non, l’écriture était pour moi thérapeutique, ma vie était (et est toujours) au piano ; je n’ai jamais eu envie de publier, sauf des photocopies que je donnais à des proches. C’est un de ses amis très proche, le linguiste Daniel Blampain, qui m’a conseillé d’envoyer un manuscrit à Chloé des Lys ; il est significatif que je n’ai pas envoyé celui qu’il me conseillait, mais un autre ! pourquoi ?... j’ai la réponse.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Non ! évidemment !

Pourquoi Chloé des Lys ?
sur les conseils de Daniel Blampain.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
« Aurores » ; est-ce un court roman ou une longue nouvelle ? Comme son nom l’indique ce sont les débuts d’un voyage, l’aurore d’une vie, un parcours initiatique, partant d’un fleuve pour entrer dans le monde et la vie…

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
A vrai dire, rien, je lis mes textes en public (publics très petits, mais choisis), pour des amis, et je joue de «mon piano» le plus souvent possible.

Des projets pour la suite ?
Entre 1000 et 10000, mais, à 77 ans ! ! pourtant, je voudrais présenter, expliquer (oui,oui) et surtout jouer « ma Musique » le plus souvent possible pour le plus d’auditeurs possible, mais toujours en direct, pas en enregistrement.
Je voudrais préciser ceci : je ne suis pas un autodidacte, ce n’est ni une supériorité, ni une infériorité, c’est un fait, j’ai étudié et je ne peux, ni ne veux, l’oublier.

Pourquoi écris-tu et comment ?
la question devrait être « pourquoi n’écrirais-je plus » ; sur des petits bouts de papier que je perds ou que je transcris sur mon « Mac », ou dans des petits carnets que ma femme m’a offerts (pour qu’il y ait moins perte, ou moins de désordre dans mes poches ou dans mon bureau ! !)

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Tu as combien d’heures devant toi ?sans trier, les 2 premiers noms qui me viennent dans chaque catégorie : Camus et Aragon ; Woody Allen et Carlos Saura ; Goya et Käthe Kollwitz ; Bach (oui, je sais, comme tout le monde, mais comment l’éviter) et Keith Jarrett (hélas, pas comme tout le monde).

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
ici encore, il me faudrait des heure, ceux qui me viennent en tête les premiers : Les peintres Manuel Escobar et François Huon, les écrivains : Françoise Johnen, Anna Hernandez et Bruno Vranken, les musiciens Coco Kunik, Lidia Rodriguez et José Bedeur, la cinéaste Mara Pigeon ; mais j’ai oublié Marcelle, Ricardo, Edith, Gilles, Francis, Jean-Marie, tous de très grands amis membres d’EpiKure. …

Tes hobbys ?
Musique, dessin, peinture… hobbys ! un mot que je n’aime pas, il n‘est pas français, et je n’aime pas ce qu’il veut dire ; où est la frontière entre l’amateur et le pro. ?

As-tu un blog ou un site ?
non ; trop de travail !

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
le « Pouvoir » : politique, religieux, économique, tous les pouvoirs (c’est du boulot !)

Ta citation favorite ?
J’en dirai deux :
"La démocratie, ce n'est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité." Albert Camus
et
"La démagogie s'introduit quand, faute de commune mesure, le principe d'égalité s'abâtardit en principe d'identité ». Saint Exupery

Une qualité et un défaut ?
fidélité aux amis - impatience – indécision maladive (d’après ma femme)

Un souhait ?
A mon âge on a tout réussi, ou tout raté… mon bonheur serait de voir plus souvent ma fille et sa famille (malheureusement ils habitent à Los Angeles…)

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
« Croyez-vous en dieu » ?