Interview...

La Cigogne (Bernard Godefroid)


Pseudo ou nom réel ?
Godefroid Bernard est mon nom réel, mais j’écris souvent sous le pseudonyme de « La Cigogne » un petit journal littéraire et artistique dont je m’occupe. Pour CDL, je suis Bernagode…

Où habites-tu ?
J’habite dans une petite rue calme d’Anderlecht, où l’on parle plusieurs langues. J’y connais pratiquement tout le monde et je dis bonjour à chacun. Souvent je bavarde un peu…

Une famille, des enfants…
Deux fils, âgés de vingt-six et vingt-huit ans ainsi que l’épouse qui a accepté de les porter, constituent ma famille…

Sucré ou salé ?
Les deux ! A vrai dire j’adore manger, surtout de bons petits plats… Par bonheur, je ne suis pas obèse, j’aime aussi une bonne petite bouteille de vin.

Que fais-tu dans la vie ?
A l’heure actuelle, je suis pensionné, je fais les courses du ménage et m’occupe de toutes les démarches administratives et prépare souvent les repas. Chaque jour, je marche au moins pendant une heure pour maintenir la forme. A part ça j’écris, je m’occupe de La Cigogne, je joue aussi aux échecs…

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J’ai commencé enfant par plaisir de raconter des histoires. Néanmoins, je m’y suis mis sérieusement après la vingtaine, j’ai d’abord écrit des recueils de poèmes, puis une pièce de théâtre, puis des contes à l’envers, un roman traitant du problème de la vieillesse dans les villes, plusieurs romans policiers, des contes et nouvelles, des pamphlets, un autre roman (autobiographique) pour décrire la vie de gens modestes dans les années cinquante : mes parents notamment…

As-tu déjà publié quelque part ?
Un livre à compte d’auteur, intitulé :" Contes pour enfants désobéissants et adultes insoumis" ; "Le Journal d’un Vieux Rat" et "Le Miroir aux Alouettes" aux éditions La Cigogne. Ces deux derniers je les considère surtout comme des témoignages…

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
" Le Journal d’un Vieux Rat" a été lu et apprécié par Georges Simenon et j’ai reçu un prix d’aide à l’édition le concernant de l’Académie Royale de Littérature de Belgique. Mille sept cents exemplaires ont été vendus, surtout dans la région bruxelloise. J’ai reçu une aide du Fonds national de littérature pour le « Miroir aux Alouettes » et quelques éloges très chaleureux de lecteurs.

Pourquoi Chloé des Lys ?
Renseignements pris auprès de quelques lecteurs de La Cigogne, il paraît que c’est une maison sérieuse…

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?
Il s’agit d’un pastiche d’un roman policier d’un des auteurs anglais les plus connus du genre. Mon inspiratrice n’est autre qu’Agathe Christine, je ne sais pas si vous voyez… Le titre du roman est « Le Mariage d’Hercule Poivrot ». Mais derrière le récit aux aspects amusants, apparaît une critique plus fondamentale des milieux où il se déroule. Il y a aussi une critique de cette sorte d’intrigue qui se termine souvent par un dénouement tiré par les cheveux. J’ai voulu montrer que les mêmes éléments peuvent être interprétés de différentes manières. Ici le coupable idéal n’est autre que Poivrot lui-même…

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
L’idéal serait que les journaux importants, la radio, la télé, vous interviewe, mais apparemment, ils ont d’autres chats à fouetter et bien assez de boulot pour parler des gens qui sont déjà connus… Conclusion : pour se faire connaître, il faut déjà être connu !

Projets pour la suite ?
Publier mes mémoires de chauffeur de taxi : « La nuit du taxi », puis je dois retravailler d’autres romans que j’essaierai de publier…

Pourquoi écris-tu et comment ?
Je ne crois pas à « l’inspiration ». Ecrire est toujours un accouchement difficile. Il y a évidemment des moments plus agréables et d’autres moins, mais on ne peut pas écrire seulement pour se faire plaisir. Il faut avoir quelque chose à dire.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Emile Zola qui travaillait en étudiant soigneusement, bien avant que l’on parle de sociologie, les milieux qu’il devait décrire et qui a laissé des témoignages inégalés sur les mécanismes de la société de son époque. Bertolt Brecht, pour son humour, son sens de la poésie et la révolution qu’il a provoquée dans le théâtre et bien sûr les pièces et les opéras qu’il y a apportées. S.M. Eisenstein et Charlie Chaplin, mais aussi Stanley Kubrick, Francis Ford Coppola et François Truffaut et Bertrand Tavernier… En peinture Pierre Breughel.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Ma femme qui est aussi, ma meilleure amie et ma meilleure lectrice…

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Musique, je chante juste et j’aime chanter sans rien connaître à la musique, j’ai même fait partie de chorales, j’aime Serge Prokofiev, Béla Bartók, Khatchatourian… et toute la bonne chanson française. Je pratique l’aquarelle et le dessin, pas trop mal, j’aime aussi la photographie (en amateur) par exemple de monuments, de cimetières, de paysages…

As-tu un blog ou un site ?
Rien…

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
La bêtise qui prend souvent l’apparence de la vérité révélée et la propagande, idem…

Un souhait ?
Que notre monde change radicalement, abandonne ses vues productivistes et néfastes pour l’environnement, pour adopter des valeurs tout autres que purement commerciales, basées sur plus de justice…

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
« Vous identifiez-vous à vos personnages ? » Je suis certain que je l’entendrai encore, celle-là !