Kristof


Pseudo ou nom réel ?

Mon prénom !Christophe, transformé en Kristof, revisité, ressuscité, à mon image, la lettre K rappelant mes modestes origines basques et le F final, la dernière lettre de mon prénom en Polonais, ma façon de faire un petit clin d’œil à ma femme qui est d’origine Polonaise.

Où habites-tu ?
Je suis de Versailles….où tout est dans la démesure et la mesure. C’est Ma ville….

Une famille, des enfants
Une fille. Elle est belle et intelligente.
Une femme, pleine de qualités et talentueuse
3 chats ! Tango, Pouchkine et Fox.

Sucré ou salé ?
Sucré, même dans mes rêves et salé quand il n’y a plus rien de sucré à manger.

Petit, que voulais-tu faire ?
garde républicain, militaire, guerrier, combattant. Un chevalier des temps modernes.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Garibaldi ou « Perceval »

Ton truc contre le stress ?
Le café, les cigarettes, un verre de bon vin parfois !

Que fais-tu dans la vie ?
je fais le trottoir…le jour ! je sillonne les rues de la capitale, je suis agent immobilier, je loue des appartements meublés aux étudiants étrangers à Paris et je fais de la vente.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
A 16 ans. Je vivais à la campagne, isolé dans les bois. Je ne parlais pas, j’étais replié sur moi-même, plus sauvage que rebelle. Les gens ne m’intéressaient pas, la vie ne m’intéressait pas, je me demandais ce que je faisais là, s’il n’y avait pas eu une erreur de casting ! A l’école, j’avais connu des années très noires à cause, entre autre, de mon français et de ma dyslexie. J’étais un cancre notoire !
L’éducation nationale m’avait considéré comme irrécupérable et exclu du champ des études classiques. Je me suis donc retrouvé en internat à 14 ans dans une école privée et un prof tombé du ciel, un prof de français, m’a sorti de la boue dans laquelle je stagnais. Grâce à lui, j’ai repris confiance et commencé à lire. ça a payé ! J’ai fini par aimer les mots, leur sens, leur musique et instinctivement, ou était-ce sous l’influence de ce prof génial, la poésie. Ça a été une révélation, une bouffée d’oxygène. Puis, je me suis mis à écrire. Ecrire m’a libéré de mes angoisses, de mon corps que je ressentais comme un carcan, un corset. Je pouvais m’évader. Bref, j’ai très mal vécu mon adolescence. En écrivant, j’étais ailleurs, dans une autre dimension.

As-tu déjà publié quelque part ?
Oui, un premier recueil de poèmes, intitulé « la nuit et les spoutniks reviennent toujours » chez L’Harmattan en 2010. En fait, vous étiez partants aussi pour le publier. A l’époque le manuscrit s’appelait : « les champs de fatigue ». Votre accord m’est parvenu trop tard. J’avais signé quelques semaines plus tôt avec l’Harmattan. Quel genre ? Des textes durs, révoltés, Très noirs ! Ou bien très nuit !

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Non. Pas ma tasse de thé. Mais je ne vais pas faire la fine bouche ! J’aimerais bien sympathiser avec la reconnaissance, qu’on prenne une bière ensemble !

Pourquoi Chloe des Lys ?
Quand j’ai voulu faire publier mon premier manuscrit, c’était donc en 2010, je ne savais pas à qui m’adresser. Le monde de l’édition m’était inconnu. J’ai surfé sur le net, à la recherche d’éditeurs de poésie et puis je me suis lancé. Dans ma sélection, j’avais l’idée de retenir au moins un éditeur Belge. Je voulais marcher, très modestement, dans les pas de Rimbaud qui lors de son séjour en Belgique a fait éditer à compte d’auteur « une saison en enfer ». C’était une façon toute personnelle de l’honorer car je lui voue une très grande admiration.
Mon choix s’est très vite porté sur vous. Les articles vous concernant étaient positifs ! Les commentaires sur les forums aussi. C’était convaincant et rassurant. Et puis, comment ne pas vous retenir alors que dans votre nom se trouve la fleur de Lys ! le symbole des rois de France, symbole omniprésent dans ma bonne ville de Versailles, le lys qui est également une de mes fleurs préférées…. Ca devait être vous !
Bon, ça ne s’est pas fait pour la raison que j’ai déjà évoquée. Je suis revenu vers vous pour le second manuscrit et la chance a été au rendez-vous.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Un travail dans la veine du premier avec une autre approche. J’ai osé plus, cherché de nouvelles voies, j’ai voulu épurer la forme et le fond, sans tomber dans le minimalisme. Comme toujours, j’expérimente, je tente des trucs, j’ai pris plus de liberté en cassant les phrases, en creusant les mots, j’ai joué les prospecteurs à la recherche du bon filon ! Pas facile de trouver le Graal. Et mon Graal, l’idée que j’en ai, c’est quelque chose de neuf, de pur, le plus liquide possible… (Oui je sais ! ça plane pour moi ! lol)
Autrement, c’est toujours un regard que j’espère implacable sur le genre humain, balisé par la honte que j’éprouve, le dégoût et mon désenchantement inépuisable.
il y a toujours, et c’est ma marque de fabrique, des messages de colère, de passion, de révolte et des traces de croyance! Je suis de culture chrétienne. Il y a de l’espoir aussi, mais juste une pincée ! Faut pas rêver !
C’est malgré tout comestible ! Un plat qui se mange chaud ou froid, sucré salé ! C’est pas de la cuisine Anglaise !!!. Enfin, c’est ce que je veux croire !

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Jusqu’à présent, rien ! Ça, c’est mon gros problème.
Je mène ma barque contre vents et marées. Je suis la route vraie ! en solitaire. Je compte très honnêtement, sur mon éditeur pour être mon porte parole, mon représentant, mon délégué syndical. Je suis incapable de me vendre ! C’est au-dessus de mes forces.

Projets pour la suite ?
Oui! Mais avec les contraintes du quotidien, faut bien manger et payer ses factures, j’ai beaucoup de mal à me concentrer et à trouver le temps de m’y mettre. J’ai plein de projets qui me tiennent à cœur.
Un troisième volet en chantier que j’aimerais bien achever cette année. C’est en bonne voie.
Et puis hop ! Dans la foulée, la bascule, virement de bord, je change « vaguement » de répertoire, je me mets à mes pièces de théâtre qui dorment dans les dossiers (l’écriture théâtrale est poétique). Je suis très attiré par le théâtre. Je dois bien avoir trois à quatre pièces qui sentent la poussière. Faut que ça change ! Marre de repousser sans cesse ! Bercy! je te hais ! au bûcher ! Bureaucratie je te dynamite !

Pourquoi écris-tu et comment ?
Ecrire est véritablement le seul défi sur terre que j’aime relever. J’aime me battre avec les mots, me les approprier. J’invente, j’expérimente, c’est une nécessité, un impératif. Ça marche pas à tous les coups, je me ramasse souvent, je me plante gravement même ! Ca fait beaucoup de ratures et de papier jeté à la poubelle. Mais parfois, au fond du tamis, il y a des paillettes, une petite pépite. (Je suis rarement satisfait de mon travail. Normal quand on cherche le Graal !)

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique
Mamma mia ! Trop vaste tout ça ! Bon, on y va mais je sabre un peu ! Désolé pour ceux que je sacrifie…
Littérature : Homère, Sophocle, Dante, Pasolini, Yourcenar (non ! je ne l’ai pas mise pour vous faire plaisir ! elle écrit magnifiquement. J’aime son style, ses mots, sa sensibilité, une pure merveille !) Mishima, Murakami, Yoko Ogawa, Basho et Santoka pour les Haikus (je suis très japonisant, Banzaï !) Stefan Zweig, Hölderlin, Schopenhauer, Arto Paasilinna, Jon Kalman Stefansson, Pouchkine (ma star !!), Tchekhov, Maïakovski, George Orwell, Sarah kane, Federico Garcia Lorca, Jack kérouac, Bruno Schulz, Rimbaud, Proust, Céline, Jean Anouilh, Bernard-Marie Koltès….
Cinéma : pas mon truc ! Les films muets, les films italiens des années 50/70. Certains films de la nouvelle vague. Les bons films de science fiction…. et Emmanuelle hahahaha…..
Musique : Baroque, romantique, concrète, électro.
Peinture (ma seconde passion): Ribera (lo spagnoletto), Caravaggio, Klimt, Munch, Schiele, Kandinsky, Paul Klee, Miro, Nicolas de Staël, Jackson Pollock, Rothko, Basquiat, Paula Bock (ma femme).

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Ah oui ! de Nanos Valaoritis, c’est un grand auteur Grec ! il a maintenant 94 ans ! mais toujours actif et très créatif ! J’aimerais beaucoup que quelqu’un s’intéresse à nouveau à son travail et le traduise. et Saila Susiluoto une poétesse finlandaise très engagée, une nouvelle amie, qui partage avec moi le même amour pour la Grèce, que je ne peux pas lire puisqu’elle n’est pas traduite ! et tant d’autres….

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture
Néant ! (Plus jeune, je faisais de l’avion et un peu de bateau à voile-

As-tu un blog ou un site ?
Néant !

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Mauvaise question ! Presque tout ! le nouvel ordre mondial, l’impérialisme Américain, les Impérialismes, la Troïka, les banquiers, les financiers, les industriels, les grands actionnaires, le fascisme capitaliste, les Politiques de tous bords, la république bourgeoise, les fanatismes, la bureaucratie, les traitres, les vendus, les collabos, les lâches etc….je m’arrête…. Je sens que je m’énerve déjà ! C’est plus fort que moi, lol !

Ta citation favorite ?
je n’en ai pas !

Une qualité et un défaut ?
Je connais mes défauts. Mes qualités ; soit je ne veux pas les voir, soit je n’en ai tout simplement pas !

Un souhait ?
quatre au moins ! que mes parents vivent éternellement, que ma femme connaisse le succès ! que ma fille soit heureuse et réussisse ses études de médecine. (elle veut être psychiatre, à cause de moi sans doute hahahahaha…pas bien engagé pour l’instant ai aie aie ! mais j’y crois ! elle travaille dur et est très courageuse, je crois en elle.) enfin, que les personnes que j’aime arrêtent de mourir (ma vie ressemble à un cimetière). A force, je ne sais plus si j’appartiens au monde des vivants ou des morts.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Quel âge avait Rimbaud ? (C’est vraiment stupide mais ça me fait toujours rire….merci à toi Coluche ! c’est marrant, mais de son vivant, je ne l’aimais pas. Maintenant, je trouve qu’il avait du génie)