Interview...

Marie Klimis


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel

Où habites-tu ?
Je suis originaire de Bruxelles, mais vis à Londres depuis trois ans.

Une famille, des enfants…
Ma famille est mi-belge, mi-grecque, ce qui crée un mélange détonnant de fortes personnalités, très drôle, mais épuisant! Pas d'enfants pour l'instant, mais un très chouette amoureux.

Sucré ou salé ?
Sucré! Que serait ma vie sans chocolat!

Petite, que voulais-tu faire ?
Etre pâtissière. J'ai passé toute mon enfance à faire cuire des gâteaux. Depuis, je me suis rendue compte que les manger était bien mieux.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Mmmh, difficile à dire. Je suis quelqu'un qui aime mener une vie simple, sans faire de vagues, et je ne comprends rien à la politique. Les gens comme moi n'ont pas vraiment marqué l'histoire.

Ton truc contre le stress ?
La musique. Ecouter Sittin' on the dock of the bay d'Otis Redding, par exemple, viendrait au bout du stress de n'importe qui!

Que fais-tu dans la vie ? Explique…
Je travaille pour un musée dans le sud de Londres, dont je m'occupe de la programmation événementielle: concerts dans les jardins, danse dans les galeries, cirque, cinéma, carnaval. J'adore ça.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J'ai toujours adoré écrire, des rédactions de classe aux horoscopes ou romans photos dans le journal de l'école. Ma première tentative de roman doit dater de mes dix-huit ans: j'ai commencé plusieurs projets sans en finir aucun jusqu'à ce jour.

As-tu déjà publié quelque part ?
Non, La Maison est mon premier projet abouti.

Pourquoi Chloe des Lys ?
C'est une maison d'édition qui donne leur chance aux jeunes auteurs et aux projets hybrides qui ne rentrent pas dans le ligne éditoriale de nombreuses organisations. Mon projet flirte entre le roman pour adultes et conte pour enfants, pas évident à publier.

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?
Il s'agit d'un roman-conte surréaliste qui raconte l'histoire d'une maison, une maison qui raconte sa propre histoire et celle des personnages qui la traversent: une petite fille qui arrive à dos de mouton et se met à peindre les lattes du plancher, un tableau qui pique des crises de colère à faire trembler les murs, une cuisinière qui ensorcelle les habitants d'un village campagnard...

Projets pour la suite ?
Après La Maison qui se déroulait à la campagne, le projet sur lequel je travaille maintenant se situe en pleine ville, dans une sorte de jungle urbaine qui rassemble les pires éléments de Londres, New York et Singapour. Une ville déshumanisée d'où vont émerger une série de personnages un peu fous. Affaire à suivre...

Pourquoi écris-tu et comment ?
J'aime le fait que dans l'écriture, l'impossible devient possible: dans La Maison, il y a des moutons géants, des tableaux qui parlent et des chocolats qui rendent amoureux. J'adore la possibilité de donner vie aux personnages les plus fous, aux environnements les plus absurdes. On vit dans un monde si sérieux...
Je n'ai pas vraiment de plan quand j'écris, je pars sur une idée, un personnage, et je me laisse porter par le fil du récit, avec souvent des surprises!

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Oh là là, il y en a tant...
Littérature: j'adore les écrivains d'Amérique Latine spécialisés dans le réalisme magique: Gabriel García Márquez, Isabel Allende, Mario Vargas Llosa, Laura Esquivel... Sinon, dans un tout autre genre, je suis profondément amoureuse de Romain Gary: littéralement, amoureuse. S'il était encore vivant, il y a bien longtemps que j'aurais tout quitté pour le suivre. Le passage sur les concombres salés dans La promesse de l'aube résume assez bien ma vision de la vie: le bonheur par la bouffe.
Musique: j'écoute un peu de tout, sauf peut-être du rap ou du metal. Quelques noms en vrac: John Coltrane, Ali Farka Touré, Nina Simone, Chico Buarque, Django Reinhardt, Thievery Corporation, Georges Brassens, Hindi Zahra, Tom Waits, Elliott Smith, Amy Winehouse, Goran Bregovic, Buena Vista Social Club.
Peinture / sculpture: Modigliani, Paul Klee, Matisse, Chagall, Miró, Anthony Gormley, Calder, Kandinsky, Brancusi, Cildo Meireles, Ensor, Frida Kahlo...
Cinéma: Chat noir, chat blanc ou Arizona Dream de Kusturica. Le monde de Chihiro ou Mon voisin Totoro de Miyazaki. Caramel de Nadine Labaki. La fille sur le pont de Patrice Leconte. Moonrise Kingdom de Wes Anderson. Le Big Lebowski des frères Coen. Carnets de voyage ou Central do Brasil de Walter Salles. In the mood for love ou Chungking Express de Wong Kar-Wai. Mais avouons-le, je suis aussi capable de pleurer comme une madeleine pour la vingtième fois devant des comédies romantiques comme Love actually :-)

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
J'adore le théâtre, que ce soit en tant qu'acteur ou spectateur. De manière générale, je vais voir beaucoup de spectacles, concerts, danse, cirque, opéra. Je également fais pas mal de photo. J'aime beaucoup les danses de couple, swing, salsa, tango. Je jouais de la clarinette, avant, mais n'y ai plus touché depuis longtemps: mon rêve serait de m'y remettre et de m'intégrer dans un groupe de klezmer ou fanfare des Balkans. Et j'adore faire la cuisine!

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
La connerie. Le racisme. La violence. Le chocolat Cadbury.

Ta citation favorite ?
Oscar Wilde: Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.

Une qualité et un défaut ?
Une qualité: je suis quelqu'un d'heureux, de gai. La vie est trop courte pour se prendre la tête.
Un défaut: je n'ai aucune mémoire. Je raconte les mêmes histoires dix fois aux mêmes personnes, je passe des heures à chercher mes clefs et n'essayez même pas de me poser des questions de géographie...