Interview...

Jessy Ketels


Pseudo ou nom réel ?
Jessy, prénom choisi par mes parents il y a 33 ans, Ketels signifiant chaudron en neerlandais, je dois être un peu sorcière mais ce sont les mots que je fais mijoter.

Où habites-tu ?
J’ai grandi à Comines, charmante petit ville du nord de la Belgique mais je vis aujourd’hui à Saint Gilles, une commune de Bruxelles très animée en projets artistiques et très humainement colorée. Je m’y sens bien même si à long terme je souhaite retrouver le chant des oiseaux.

ne famille, des enfants…
Une famille oui trois fois oui !
D’abord les racines, mes parents, mon frère et ma sœur, mes neveux et nièces… Ils sont importants pour moi.
Et puis d’autres branches qui ont croisé mon chemin, la famille que j’ai choisie, tous mes amis qui m’ont aidé et aident à définir qui je suis.
Les fruits, les fleurs seront mes enfants, je souhaite construire une famille.
Pour l’heure, en attendant la réalisation de ce projet de vie, je leur écris des histoires.

Sucré ou salé ?
Plutôt sucré… Entre le crumble pommes, la tarte à la framboise meringuée et le tiramisu spéculoos mon cœur balance.

Que fais-tu dans la vie ?
J’ai trois casquettes:
-Je donne des ateliers d’écriture dans une école secondaire.
-Je suis engagée dans la formation initiale des enseignants où j’enseigne la psychologie.
-Je suis conteuse et je travaille avec un collègue musicien à la réalisation d’un conte musical qui se jouera avec des enfants d’une école spécialisée.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Enfant, j’imaginais des spectacles sur la musique de Jean Michel Jarre et j’écrivais des profils de personnages. Mais l’écriture poétique est venue plus tard, début de la vingtaine, peut être avais je besoin de mettre des mots sur les sentiments amoureux explosifs enfermés en moi, besoin d’apprivoiser à ma manière l’amour.

As-tu déjà publié quelque part ?
Des poèmes dans la revue du Grenier Jane Tony dont je suis membre « Les Elytres du hanneton » et dans le « Spantole ». Il s’agit de ma première expérience en maison d’édition.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Pas encore…

Pourquoi Chloe des Lys ?
J’ai découvert l’existence de Chloé des Lys en recevant le recueil de poésie « Taches d’encre » de Martine Dillies Snaet en cadeau de Noël…
Tiens tiens, une maison d’édition qui accueille la poésie dans ma région natale, je vais aller frapper à la porte…

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Un recueil de poésie « Bouteille à la mère » dédié à ma grand-mère. La poésie est de l’ordre de l’enfantement et j’ai voulu à travers ce recueil explorer les abysses de la mère, de la femme. C’est à mon sens une invitation à plonger en nous en quête de l’encre translucide, celle qui nous permet d’oser le tremplin de l’existence.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Chez le coiffeur, chez le boucher, dans le métro … Dans les rencontres humaines qui se trament sur le chemin de la vie. Par le sourire, la parole et la confiance…

Des projets pour la suite ?
Je travaille actuellement sur deux projets littérature jeunesse avec un illustrateur. Je m’essaie à l’écriture de chansons, j’ai écrit « L’accordéoniste » pour le groupe Duo Bastringue et Rachel Bazoge. Texte mis en mazurka par Benjamin Macke.
L’écriture de spectacle pour enfants me titille…

Pourquoi écris-tu et comment ?
Simplement parce que quand j’écris je respire, je danse avec le vent et j’ouvre portes et fenêtres au jaillissement de la vie. Alors, si au-delà de ce bonheur égoïste, je peux partager et témoigner d’un autre regard sur la réalité et bien je serai comblée !

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Colette, Edith Piaf, Frida Calho et Barbara, ces 4 femmes d’exception m’inspirent une nostalgie créatrice comme si des images d’hier ressenties et amplifiées pouvaient naître aujourd’hui les mots à tisser.
Un homme, dans le cinéma français qui est un brillant interprète de la vie dans sa singularité, Claude Lelouch. Dans sa biographie, Itinéraire d’un enfant très gâté, il y a ces mots qui me touchent « La vie a toujours été et demeure ma référence absolue, je n’en suis que le serviteur fasciné. »
Tant d’autres artistes pas encore suffisamment connus mais qui, ancrés dans la vie, la célèbre par leur art.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Justement, belle transition avec ce qui vient d’être dit : Sergio Antunes, un artiste vraiment talentueux, un magicien et sculpteur ballons. Je pourrai en parler mais je vous conseille plutôt de le rencontrer.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Conte, chansons françaises, bal folk, piano, voyages...

As-tu un blog ou un site ?
En construction

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Qu’une journée ne dure pas 58 heures et qu’une vie humaine ne puisse se compter en milliers d’années.

Un souhait ?
Un seul ? Vraiment ? Comment on fait quand on en a en a plein le cœur ? Euh… on prend rendez vous pour échanger à ce sujet, non ?

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Etant donné que je répète sans cesse à mes étudiants que les questions stupides n’existent pas, pour rester cohérente je dirai que la question la plus stupide est celle que l’on n’ose pas poser.