Interview...

Valère Kaletka


Pseudo ou nom réel ?
Réel. Je suis fier de mon prénom : Molière l’utilise dans huit de ses pièces.

Où habites-tu ?
A Strasbourg. Stéphanois d’origine mais en Alsace depuis l’âge de 4 ans. Assimilé, donc. Ma femme est belge et a le « mal du pays » :mes pas me porteront sans aucun doute à Bruxelles sous peu.

Une famille, des enfants ?
Quatre, âgés de 21 ans à… 1 mois, avec trois femmes différentes. Je sais, c’est courageux.

Sucré ou salé ?
Café sans sucre – et sans sel.

Petit, que voulais-tu faire ?
Retourner en 1944 piloter des Messerchmitt 262, le premier avion à réaction opérationnel. Je sais, c’est curieux.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Napoléon Bonaparte. C’était un monstre, il a tué, de près ou de loin, cinq millions de personnes mais quelle trajectoire ! Quelle vie incroyable…

Ton truc contre le stress ?
Faire l’amour. Ou boire un café en terrasse. C’est selon le temps qu’il fait.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Comme beaucoup, j’imagine : vers 15 ans, sans doute illuminé par les commentaires dithyrambiques de mes profs de français. Pourquoi ? Ne pas devenir fou, pardi !

As-tu déjà publié quelque part ?
A dire vrai, j’ai commencé à réellement proposer de la poésie à des éditeurs et des revues courant de l’année 2016. Le retour des revues a été très rapide et j’ai été publié, à cette heure (mars 2017), en tant que poète, haïkiste et nouvelliste, dans plusieurs revues numériques (Le lampadaire, Ploc ! la revue du Haïku, Lichen, Revue Méninge, La revue du citoyen des lettres, Le capital des mots) et une douzaine de revues papier : Les Hommes sans épaules, Décharge, Poésie Première, Catarrhe, Comme en poésie, Florilège, Chemin de traverse, Libelle, Le paresseux littéraire, Haïku Canada Review, Rivalités (éditions québécoises Renée Clairon), AaOo… Dans le pipe 2017, encore quelques revues (Diérèse, Traversées, L’intranquille) et des participations à des ouvrages collectifs. Ahoui, je me pique aussi d’histoire et j’ai eu le plaisir de publier deux articles dans le très sérieux 75ème Annuaire de la Société d’Histoire du Sundgau…

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique?
C’est d’autant plus vaste que je suis par nature très éclectique. Je vais me borner à mes premiers coups de foudre littéraires : La Guerre du Feu, de J.H. Rosny aîné, et l’intégralité de Cavanna. J’ai un problème avec le cinéma : le quotidien a tendance à m’ennuyerdonc je tombe facilement dans le panneau des films à caractère « historique », même si la qualité n’est pas forcément au rendez-vous. La peinture de l’école hollandaise me fascine. En musique, Serge Lama et Gabriel Yacoub me viennent immédiatement à l’esprit. J’écoute encore beaucoup de hard-rock. Le grand écart, tout le temps. Haro sur la monotonie.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Sur le plan littéraire, non… Ah si ! (sourire) je trustais tous les podiums des concours de rédaction au collège.

Pourquoi Chloe des Lys ?
Chloé des Lys est la première maison d’édition à avoir réagi à l’envoi de mon manuscrit. A ce stade de notre découverte mutuelle, toute l’équipe a l’air fort sympathique et impliquée.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
C’est un recueil de 120 haïkus et tercets, ce que j’appelle des « petits stimuli de l’âme », propices à la gamberge ou au sourire.

Projets pour la suite ?
Publier ma poésie libre, notamment une suite intitulée « Quinquagenèse » dans laquelle les revues piochent allègrement.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture ?
Je suis musicien au sein du groupe La Poupée du Loup. Ensemble nous avons notamment remporté en 2015 le tremplin national France Bleu « C’est ma chance », avec à la clé un enregistrement live à la Maison de la Radio à Paris. Joli moment. Je suis aussi fondu d’histoire et de généalogie.

As-tu un blog ou un site ?
Un blog, en cours d’élaboration. Ma page Facebook relate plutôt scrupuleusement toute mon actualité littéraire et musicale. Si jamais, lecteur, tu veux être mon Ami, welcome : https://www.facebook.com/kaletka.valere

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Les contingences.

Ta citation favorite ?
Pas de favorite. Tiens, la dernière qui m’ait interpellé émane de Steve Jobs, pourtant pas mon genre de héros. « Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre ». Pfff, je m’évertue à faire le contraire depuis 30 ans…

Un souhait ?
Tourné vers mes enfants : j’ai le souhait naïf que leurs vies soient marquées par la santé et l’épanouissement personnel.

Est-ce indiscret de te demander si tu crois en dieu ?
La question me fait penser à la fameuse citation de Gainsbourg : « L’homme a créé des dieux ; l’inverse reste à prouver ». Je ne crois pas en dieu mais je respecte infiniment le concept.

As-tu peur de vieillir ?
Peur de mourir, plutôt.

Quelle est la question la plus stupide qu?on pourrait te poser ?
« Qu’est-ce qu’on mange ? » J’ai horreur de faire la cuisine. Allez, zou, tout le monde au resto.