Interview...

Isaline


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel. Je veux ressentir ce que ça fait de voir son nom sur un livre.

Où habites-tu ?
Un petit quartier de Charleroi pas très bien réputé. Quand je dis que j’habite là, les gens me demandent : « Et ça va ? » d’un air désolé. Mais depuis que j’ai commencé mes études, j’ai voyagé de kot en kot, j’en ai vu de toutes les couleurs, et aujourd’hui, la réaction des gens est la même quand je dis que je suis dans un kot de 36 personnes…


Une famille, des enfants…
Une famille exceptionnelle qui me soutient, m’encourage et m’inspire beaucoup. Les repas de famille sont particulièrement folkloriques. Je pourrais écrire un livre sur ma famille.

Sucré ou salé ?
Ca dépend de mon humeur. En général, salé quand ça va bien, sucré quand le moral n’est pas au beau fixe. Mais bon tout n’est pas noir ou blanc, ça ne s’applique pas toujours…

Que fais-tu dans la vie ?
J’essaie de réussir mes études de communication, ça occupe déjà pas mal… A côté de ça je lis beaucoup, j’écris bien sûr, je joue de la flûte traversière et de la guitare.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J’écris un journal intime depuis l’âge de 12 ans, j’ai une quinzaine de cahiers remplis. Je pourrais aussi en faire un livre si je n’avais pas peur que les gens s’y reconnaissent même en changeant les prénoms… Sinon, j’ai commencé à écrire « Lou » quand j’avais 14-15 ans.
Pourquoi ? A cette époque je ne sais pas ce qui m’a pris, mais si je continue à écrire aujourd’hui, c’est en partie parce que je suis souvent déçue de la tournure dont prennent les choses dans les livres, les films ou les séries TV. Au moins, si c’est moi qui écris, je choisis moi-même le déroulement de l’histoire. Et bien sûr, ça me permet aussi de décharger ma souffrance, ma colère et parfois des sentiments plus positifs.

As-tu déjà publié quelque part ?
Non, jamais.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Jamais eu de prix. Mais je me suis sentie reconnue lorsqu’en cinquième secondaire, il fallait écrire une histoire d’horreur en Néerlandais et ma prof a tellement aimé la mienne qu’elle me l’a fait lire devant toute la classe. Bon, ça c’était moins fun, mais j’étais fière.

Pourquoi Chloé des Lys ?
Parce qu’ils sont les seuls à avoir accepté mon manuscrit, haha. Plus sérieusement, j’en avais entendu parler par une amie et en me renseignant un peu sur cette ASBL, j’ai appris qu’ils étaient digne de confiance, ça m’a suffit.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
C’est une longue nouvelle que j’ai intitulée « Lou », diminutif du prénom Louise qui est celui de l’héroïne. L’histoire est donc celle de Lou, 16 ans, que l’on suit dans sa famille et à l’école. Elle va devoir faire face à un drame qui va s’abattre sur son père. Lou est timide et réservée, très sensible et angoissée par la vie. Elle est un peu moi…

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Je ne sais pas encore vraiment comment je vais m’y prendre, mais je pense que dans mon cas, c’est surtout le bouche-à-oreille qui va fonctionner.

Des projets pour la suite ?
J’ai commencé à écrire quelque chose sous la forme d’une espèce de série TV-roman. Il n’y a donc pas des chapitres, mais des épisodes d’une vingtaine de pages. On bascule ici entre réel et fantastique. Le style n’est plus du tout le même que celui de « Lou », que j’ai écrit il y a cinq ans. Je suis beaucoup plus satisfaite de ce que j’écris aujourd’hui.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Pourquoi ? Je ne ferais que répéter ce que j’ai déjà dit. Comment, je ne réfléchis pas beaucoup en fait. Je vois des images qui défilent dans ma tête et j’écris ce que je vois. Je ne prends donc pas spécialement la peine de faire des jolies phrases, c’est un style direct et spontané. Si je dois trop me casser la tête pour pondre une phrase ou un paragraphe, c’est que ce n’est pas le bon moment et j’y reviens plus tard.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Je puise mes idées dans beaucoup de livres ou de films et même de séries TV. Parfois aussi dans ma propre vie, mais toujours en modifiant certains éléments de sorte qu’il n’y ait que moi ou mes proches qui puissent le remarquer.
Mon héroïne en littérature, c’est J. K. Rowling. Elle m’impressionne énormément, je me demande vraiment comment elle a fait pour écrire une histoire pareille, pour avoir imaginé tant de détails complètement fous.
Mon coup de cœur, sans hésiter, c’est Guillaume Musso. J’adore sa façon d’écrire, son style me fascine et c’est dingue toutes les émotions que je peux ressentir quand je lis un de ses romans.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Non.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Je suis une passionnée de musique, de romans et de séries TV. J’aime beaucoup rire, respirer l’air de la mer et faire des gâteaux.

As-tu un blog ou un site ?
J’ai un blog où je lâche mes coups de cœur et mes coups de gueule, le tout agrémenté de paroles de chansons qui collent à mon humeur du moment. J’y ai déjà écrit quelques petits textes ou poèmes mais je n’en ai pas conservé beaucoup.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Les gens qui se croient supérieurs au reste du monde et ceux qui se racontent tous les détails de leur vie juste dans tes oreilles pendant deux heures, alors que tu te casses la tête à tenter de comprendre un truc super-compliqué que le prof est en train de raconter.

Un souhait ?
Voir la vie en rose.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Euh… celle-ci par exemple… ?