Interview...

Vicent Houbion


Pseudo ou nom réel?
Nom réel.

Tu habites où?
À Andrimont (Dison), un ancien village qui s'est développé sur le dessus de Verviers, en Belgique.

Sucré ou salé?
Pourquoi se priver de l'un quand on peut avoir les deux ? Au fond, l'un va-t-il sans l'autre ? Puis comment aimer le sucré, si l'on ne connaît pas le salé... et vice versa ? La dualité dans l'univers, rien de tel pour les papilles gustatives.

Ton job?
Gestionnaire de patrimoines immobiliers privés. En fait, quand des propriétaires n'ont plus l'envie ou le temps de s'occuper eux-mêmes de leur patrimoine et de leurs locataires, ils font appel à un régisseur qui se substitue à eux. C'est là que j'interviens.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Très jeune... Je me rappelle que je noircissais les pages recyclées de mes cahiers de brouillons. C'était en primaire, sans doute déjà vers la troisième année. Quant à dire pourquoi...? Pourquoi écrit-on ? Je ne me suis vraiment jamais posé la question, mais si je me donne le temps de la réflexion, certainement pour répondre à une demande pulsionnelle et éviter la frustration. Dans mon cas, j'ai parfois l'impression de devoir alimenter des pages blanches!

Un Souhait?
topique alors...: « plus de faim dans le monde, plus de guerres et plus de maladies », mais je ne crois ni aux djinns, ni aux lampes magiques. J'aime les imaginer, mais mon esprit cartésien se refuse à les astiquer.

Pourquoi tu es chez Chloé des Lys?
Parce que la maison d'éditions m'a fait confiance. Chez CDL, le but final n'est pas l'argent gagné, mais la promotion de nouveaux auteurs. C'est pour moi une porte qui s'ouvre sur un monde qui se veut plus vaste. CDL ne s'en cache pas : « ... nous servons de tremplin ... ». Et c'est tout à leur honneur ! Que je perce ou pas, je n'oublierai jamais leur aide.

Tu écris quoi?
Question difficile... Avant, j'aurais répondu « tout et n'importe quoi », me sentant capable d'inventer ou de développer sur tous les sujets. Puis, ta vision s'affine et tes atomes crochus se développent.
Mon premier roman est un condensé (et par définition trop court) de ce que j'apprécie pour l'instant (et oui, je laisse la porte ouverte à d'autres styles, à d'autres émotions) : une étude psychologique entourée d'une aura mystérieuse, voire fantastique.

Qu'est-ce qui te fout en rogne?
Clairement et sans ambages : l'injustice, le racisme dans toutes ses formes, le fanatisme religieux et l'intolérance !

Tes livres cultes, tes films cultes?
Livres cultes :
"L'horreur d'Amityville, une histoire vraie", roman de Jay Anson, pour l'épouvante qu'il a suscité en moi à l'âge de 9 ans. Merci papa-maman de n'avoir pas été trop regardant quant aux sujets de mes lectures d'enfance... (je l'ai dérobé sur ta table de chevet, maman). C'est à cet âge qu'on apprécie le plus certaines frayeurs car plus tard, elles deviennent banales ! Rien de tel que son premier amour de jeunesse.
« Brume » recueil de nouvelles de Stephen King. Aaaahhhhh Stephen, si je puis me permettre ! C'est le premier bouquin que j'ai découverts de toi. Offert par mes parents lors de la fin de mon enfance, je reste scotché à vie !
Puis l'ensemble de l'œuvre (en cours et à venir) d'Amélie Nothomb. J'ai presque envie de dire pour sa « folie artistique ». Tu es mariée ? Je t'épouse quand tu veux (lol) !

Films cultes :
En tout bon belge qui se respecte : « C'est arrivé près de chez vous ». Ben tiens, l'humour BBB (Blanc Bleu Belge, pour les ignares), excellent, isn't it !
Sinon, à par les films d'horreur d'ados de ma jeunesse, en voici un qui a marqué mon esprit et développé mon goût pour le genre : « L'exorciste », de William Peter Blatty. Qui n'a pas frissonné lorsque la tête de Regan MacNeil tourna de 360 degrés autour de son axe ?

Quelle est la question la plus stupide qu'on pourrait te poser?
Très certainement celle-ci, désolé pour vous.

Ta passion, tes hobbies ?
Rien et tout en même temps... Ma philosophie d'Epicure me pousse à tout apprécier, à tout juger avant de décider si oui ou non, je décide d'accorder une attention à un sujet, qu'il soit ordinaire ou extraordinaire. J'attends en fait que mes goûts s'affinent ou se précisent. Je suis comme un enfant qui à soif de tout...

Des projets pour la suite ?
Un second roman est en cours d'élaboration. Je ne veux pas en dire trop pour l'instant mais je peux dévoiler que, sans réellement être une suite de « Gémellité assassine », les lecteurs retrouveront dans « Untiteled Yet » des clins d'œil du premier thriller.
Un personnage éphémère du premier roman deviendra un des héros du second, l'enquête irrésolue et sous-jacente de ce thriller sera réouverte par un journaliste d'investigation et prendra une tournure assez inattendue... Tout est dans ma tête, y compris le dénouement. Reste à coucher le tout sur papier. J'y vois la promesse de quelques nuits blanches!