Interview...

Alfred Herman


Pseudo ou nom réel ?
Réel. Je suis fier de porte ce nom d’une grande famille originaire d’Aubin-Neufchâteau Région Dalhem Province de Liège et pays wallon

Où habites-tu ?
J’habite dans l’immeuble « Le Cerisier » dans notre appartement. Il se trouve au 21 boulevard de la Forêt à CH-1009 Pully en Suisse. Je regrette ma Belgique natale où j’a9i habité à Tirlemont bilingue à ma naissance, flamandisée en 1932.

Une famille, des enfants…
J’ai une épouse, Paulette, qui le 18 janvier 2017 sera mon épouse depuis 70 ans, noces de platine, mais je ne la connais depuis 1938. On a un fils, né en 1948.

Sucré ou salé ?
C’est selon mon humeur.

Petit, que voulais-tu faire ?
Devenir officier d’artillerie comme mon père. Je le serais devenu s’il n’y avait eu la guerre ce 10 mai 40.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
La mienne n’est pas historique mais je crois qu’elle me suffira.

Ton truc contre le stress ?
En chasse la raison, penser à autre chose, puis écrire mes poèmes, et parfois chater des chansons de mon époque en français ou en wallon, cela chasse le spleen.

Que fais-tu dans la vie ?
A 94 ans, je suis retraité. Pharmacien de profession, j’ai eu ma pharmacie en Belgique, et à Tirlemont, pendant 25 ans, puis j’ai été pharmacien d’hôpital pendant 17 ans au Centre universitaire à Lausanne. Parallèlement j’adorais écrire, comme j’aimais la photo et j’ai eu ma chambre noir à Tirlemont. Mais j’ai fait beaucoup de choses comme passe-temps.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J’ai écrit mes premiers poèmes en 1939 à 17 ans en classe de Poésie à l’Athénée (la deuxième, avant le rhétorique et donc 2 ans avant l’Université). Je me suis dirigé vers le classique et par après vers le néo-classique, mais toujours selon des règles assez strictes. Et en 1938 je me suis mis à écrire des poèmes pour ma future sans les lui donner. J’étais timide… Mais j’aimais la musicalité des élégies, du lyrisme.

As-tu déjà publié quelque part ?
A ce jour j’en suis à mon 34e recueil de poèmes et à part trois ou quatre libres, tous sont du classique ou néo-classique. On me compare souvent à Verlaine, à Hugo, et on a dit que je faisais pont entre Verlaine et Verhaeren. Je ne puis juger. Un dernier lyrique m’a-t-on dit.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
J’ai pour le moment 220 diplômes, environ 50 médailles, j’ai la médaille d’or de la Renaissance Française, Médaille du Mérite Francophone, le Médaille de Vermeil des Arts, Sciences et Lettre, pour Honneur et Reconnaissance aux hommes de valeur.

Pourquoi Chloe des Lys ?
L’éditeur m’a été conseillé par Michel Dagneau du Bibliothécaire. Et cette édition se retrouve souvent dans diverses revues.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Un recueil de poèmes « Rêver de ma Belgique », 78 poèmes avec des textes touchant à mes souvenirs, à des faits passés ainsi que des lieux et paysages divers, comme des moments durs.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Il y a les amis et connaissances qui savent ma passion pour l’écriture, il y a les articles et critiques dans les revues. Et je participe à un bon nombre de concours littéraires. J’aimerais surtout me faire connaître davantage en ma Patrie. Mais l’adage dit que nul n’est prophète en son pays.

Projets pour la suite ?
Vivre encore quelque temps, publier mon 35e recueil et quelques textes philosophiques, des méditations, et surtout mes « Lettres à mon ami Roger », en fait mon autobiographie, moins de tomber sur un biographe assez sympa pour l’écrire.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Parce que je me sens poussé à écrire, par une muse ? par mes neurones ? Par un besoin de faire œuvre utile et projetant mes idées en une poésie la plus rigoureuse possible pour que la paix et la fraternité , l’amour aussi, remplacent les horreurs.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
En fait dès ma sortie de l’Athénée, j’ai décidé de ne pas avoir de maître pour diriger ma pensée et mes écrits, et je lisais donc très peu. Mais j’avais des poètes privilégiés, j’adorais « les yeux » de Sully Prudhomme et son « vase brisé », j’aimais « les sanglots lions des violons » de Paul Verlaine. J’aimais ce texte « mon père ce héros sur champ de bataille » de Victor Hugo, et « Mignonne, allons voir si la rose » de Ronsard fut sans doute mon premier coup de cœur.
J’aime les grands peintres, mais pas ceux de l’abstrait. Dira-t-on des femmes de Picasso, en 3020 : « c’étaient nos ancêtre ??? »

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
J’ai un ami, le Dr Marc-André Weibel, qui s’est chargé de tout ce qu’il fallait faire par courrier électronique, etc., technique dépassée pour moi. Il habite à Apples.
J’ai un ami Daniel Soil, de Wallonie-Bruxelles, qui vient de publier un roman dont l’ambiance fut celle que j’ai connue dans notre appartement.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
J’ai eu plusieurs hobbys, quand j’étais jeune, j’ai fait de l’aéromodélisme, de la photographie presque professionnelle. J’ai joué jadis du banjo, du saxo alto, mon épouse était excellente pianiste.
Pendant 15 ou 20 ans j’ai fait une étude sur l’ésotérisme des cathédrales gothiques (3 volumes).

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Tous les gouvernements du monde dénoncent la criminalité, les délinquances, mais PAS UN SEUL ne défend la projection de films de violence, de criminalité, de terreur, de guerre, de torture et on laisse des écrivains et metteurs en scènes s’enrichir en semant les graines d’une jeunesse que fleurit en fleurs de violence, de délinquance, de terreur et d’horreur.
Que ces gouvernements mondiaux défendent ces romans et films, et prônent des œuvres qui engendrent une nouvelle génération de jeunes qui seront de vraqis hommes et nopn plus des malfrats.

Ta citation favorite ?
Que règnent la paix et la fraternité entre tous les humains.

Une qualité et un défaut ?
Je crois n’avoir jamais failli à mes devoirs d’honnête homme. J’hésite souvent entre deux solutions, et je perds du temps.

Un souhait ?
Faire en sorte que le monde soit meilleur demain, mais le monde ne sera peut-être plus là, demain.

Est-ce indiscret de te demander si tu crois en dieu ?
Pas du tout. J’ai cru en Saint Nicolas et Papa Noël et en Dieu. A présent, avec tout ce que j’ai appris et découvert, je ne crois plus en rien. Mais je suis heureux pour le croyant qui compte sur un être tout-puissant qui sera toujours là pour le sauver quand il sera en danger ou aura besoin d’assistance.

As-tu peur de vieillir ? Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Savez-vous toujours sur quel pied danser ? Moi, je le sais, je n’en ai plus qu’un seul.