Interview...

Adam Gray


Pseudo ou nom réel ?
Bonjour, et merci de m'offrir l'opportunité de me présenter à vous. Adam Gray, en fait, est un pseudonyme. Adam a toujours été mon prénom masculin préféré. Quant à Gray, c'est tout simplement le nom de l'un des personnages de la littérature qui m'a toujours fasciné: Dorian Gray.

Où habites-tu ?
J'habite à Marseille, dans le Sud de la France, pas très loin de nos célèbres Calanques et des sentiers de randonnées. Quand on aime la nature, c'est très agréable.

Une famille, des enfants…
Pas d'enfants, non, hélas...

Sucré ou salé ?
Cela dépend de mon humeur. Je suis plutôt gourmand et ne sais pas trop résister à la tentation. D'origine italienne, j'apprécie énormément les lasagnes, les raviolis, mais si c'est fait maison! Ma grand-mère, ma mère, ma marraine, tout le monde cuisinait et cuisine fort bien dans la famille. Plutôt salé, donc. Quoique ma cousine m'a fait découvrir des religieuses à la violette et c'est... mortellement bon. Et les frites! J'adore les frites! Avec tout ça, il faut faire attention à sa ligne...

Que fais-tu dans la vie ?
Eh bien je me concentre sur l'écriture et les recherches historiques nécessaires pour le premier roman (fantastique) qui suivra mon recueil: ...Euphoriques & Désespérées.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
C'est une longue histoire. Pas nécessairement heureuse. J'ai été victime de quelque chose d'innommable, à mes 13 ans. Je raconte d'ailleurs un peu tout cela dans mon recueil, afin d'expliquer le pourquoi de mes textes, mais sans pleurnichement aucun. L'écriture a été ma voie de salut, très sincèrement.
Il m'a fallu de longues années pour parler de certaines choses, pour pardonner... L'écriture a été mon alliée la plus précieuse. Je ne sais rien faire d'autre et ne saurais quoi faire d'autre, surtout. Longtemps, écrire n'a été, pour moi, qu'une nécessité. Aujourd'hui, c'est une réelle jouissance, la soif d'un échange. J'ai besoin de l'autre.

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel genre ?
Jusqu'à Chloé des Lys, non...

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Disons qu'en 2006 le Conseil Général des Bouches-du-Rhône a financé une pièce de théâtre que j'avais écrite, lors d'un stage non rémunéré. Cette pièce, "Mais si tu m'aimes, prends garde à moi!", a été jouée au Centre Social du Roy d'Espagne, à Marseille. La comédienne Noria Tzaprenko en avait assuré la mise en scène et, avec une équipe de comédiens tous amateurs, moi inclus, nous avons vécu une expérience fort divertissante et enrichissante...
Bien sûr, cette aventure n'aura été qu'éphémère, mais nous nous sommes beaucoup amusés. La famille, les amis, les gens venus nous voir ont pris du plaisir, ont beaucoup ri, et c'est une reconnaissance qui compte bien plus qu'un prix, à mes yeux

Pourquoi Chloe des Lys ?
Il n'y a pas vraiment de Maisons d'Editions intéressés par la poésie et tout ce qui est assimilé, en France, comme des paroles de chansons. Du moins à ma connaissance... On dirait que seuls les livres de cuisine ou les biographies de stars intéressent les Editeurs, parfois. Les auteurs publiés chez Chloé des Lys semblent très heureux de leur expérience avec cette Maison; je l'ai vu sur facebook. Je dois également avouer quelque chose de probablement puéril... J'aime le nom, Chloé des Lys! Quoi qu'il en soit, je remercie tout le monde, chez Chloé des Lys, d'avoir apprécié et choisi mon recueil.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
...Euphoriques & Désespérées est essentiellement composé de paroles de chansons. J'ai retravaillé mes textes, mes poèmes, de façon à ce qu'il soit possible de les mettre en musique. J'espère, idéalement, proposer mes textes à des artistes que j'apprécie, que je crois sensibles, comme Emmanuel Moire, par exemple, David Hallyday, Axelle Red, Lara Fabian... Ces textes sont mes blessures d'antan, mes espoirs, mes doutes. Ils sont saupoudrés d'un peu d'acidité, parfois, et d'humour noir.
Et même si mes textes ne devaient jamais être interprétés, je suis toutefois très heureux qu'ils existent en tant que recueil chez Chloé des Lys. Partager mes textes avec les lecteurs, qu'ils s'y retrouvent, peut-être, qu'ils y trouvent un certain réconfort, qui sait... est un cadeau merveilleux. C'est aussi une revanche et une façon de faire définitivement la paix avec le passé.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Je me sers beaucoup d'Internet, du phénomène des blogs, où l'on peut faire de très jolies rencontres, humainement parlant. Il y a facebook, évidemment, réseau grâce auquel je peux faire cette interview, aujourd'hui.

Des projets pour la suite ?
Des projets, oui, pas mal! J'écris un roman fantastique qui en est à sa moitié, à peu près. Il parle de vampires, de personnages historiques et de... télévision. Sans chercher à révolutionner le genre, si j'en crois quelques proches qui ne me font pas de cadeaux, en principe, ce serait assez... excitant. La grande Anne Rice m'a inspiré ce roman, je dois vous le dire, et je tenais à lui témoigner ma reconnaissance et mon amour dans ce premier roman. C'est une femme exceptionnelle, d'une grande bonté.
Grâce à facebook, encore une fois, j'ai réussi à attirer son attention et nous avons échangé quelques e-mails. Je ne suis certainement pas le seul, attention, ce n'est pas ce que je veux dire, mais cela fait quand même chaud au coeur de recevoir les encouragements et les voeux de son idole. Elle a bien voulu que je lui dédie mon roman alors il va falloir que je le termine! Et qu'il plaise, encore une fois, à Chloé des Lys (sourire).
J'ai aussi l'envie d'écrire de l'heroic fantasy. J'ai commencé, d'ailleurs, mais une chose à la fois... Il ne faut pas se disperser. J'ai un scénario de film terminé, également, avec lequel j'ai concouru, sans succès, en 2005, pour le Festival International des Scénaristes de Bourges. Il se nomme Anges sous les Foudres et j'ai très envie de l'adapter en roman.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Autrefois, j'écrivais uniquement pour moi, pour suturer mes blessures. Parler du passé m'a quelque peu libéré et c'est l'échange, aujourd'hui, qui me motive. Avoir fait du théâtre, écrit une pièce, cela m'a fait réaliser que mes mots pouvaient toucher l'autre. Ce fut une révélation. Une surprise, même. Maintenant, ce que j'espère, c'est une certaine complicité avec le lecteur. Un sourire, quelques mots, une poignée de main... J'écris pour cela.
Pour le côté humain. Comme je le disais un peu plus haut, j'ai besoin de l'autre. Ce n'est pas facile d'exprimer ces sentiments correctement... Et comment j'écris? Avec de la musique dans les oreilles, souvent, de façon à me plonger dans l'ambiance alors recherchée. J'aime écrire en écoutant les soundtracks du Seigneur des Anneaux ou du Seiji Yokoyama, la plupart du temps. Ma façon d'écrire est très cinématographique; avant d'écrire, je visualise toujours les scènes dans ma tête.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
En littérature, c'est Anne Rice. Je vénère cette femme. Mais j'apprécie Oscar Wilde, également, Tolkien, et je suis un fanatique des oeuvres d'Homère. J'aime Baudelaire, aussi, et d'autres. Côté musique, je suis un fan inconditionnel de Mylène Farmer, de John Barrowman et d'Emmanuel Moire. Mes goûts sont très éclectiques. Je peux passer de Michael Jackson à Jacques Brel, en passant par du métal symphonique comme Within Temptation.
Quant au cinéma, c'est mon "autre vie". Empêchez-moi d'aller au cinéma et je meurs! Le cinéma US et anglais ont ma préférence. J'aime autant le fantastique que les thrillers, et même les comédies sentimentales où je pleure (si, si, vraiment) quand les couples se retrouvent à la fin! Parmi mes films cultes se trouvent Thelma et Louise, Entretien avec un Vampire, Le Secret de Brokeback Mountain, la trilogie du Seigneur des Anneaux et L'Affaire Josey Aimes. Côté peinture, j'ai découvert récemment les oeuvres de Herbert James Draper, peintre anglais de l'ère victorienne. Je suis tombé fou amoureux de ses toiles.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Eh bien, ce n'est pas un ami personnel mais le dessinateur professionnel Jérôme Alquié et moi-même avions un projet en commun lorsque j'ai commencé à démarcher pour mon recueil, milieu de l'année 2008. Ce mec est très talentueux et spécialisé dans le style dessin animé (mais pas que ça). Je ne sais pas si cela se fera ou pas - c'est un simple espoir pour l'avenir -, mais j'adorerais qu'il illustre une nouvelle version de mon recueil, un jour.
En 2008, il était partant... Le temps a passé alors cela dépendra de son désir, si le désir est toujours là, et de l'éventuel succès de ...Euphoriques & Désespérées. C'est un artiste à connaître, en tout cas. Son site officiel: http://www.jerome-alquie.com/menu_fr.htm Il est aussi un jeune chanteur que j'ai découvert grâce à Internet et dont j'aime beaucoup les textes et la voix. Il se nomme Hugo Léanovitz et voici son site officiel: http://www.hugoleanovitz.com/ Ses albums sont à découvrir sur iTunes

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
A part écrire? Eh bien j'aime tout simplement passer du temps en famille, avec mes ami(e)s. J'aime la nature, marcher... Je fais un petit peu de sport (mais ce qui s'appelle un tout petit peu...) Le cinéma, bien sûr. Je suis très séries TV, également. Pitié, ne me dérangez pas pendant un épisode de Desperate Housewives ou de Dr House, surtout! Je plaisante... Et puis... je suis un collectionneur! Pas d'oeuvres d'art, non. Mais je suis fan de cette série animée des années 1980, Les Maîtres de l'Univers. Vous vous souvenez? Eh bien j'en collectionne les nouvelles figurines. Non mais vous vous rendez compte, à mon âge! J'ai un côté très Peter Pan, quelque part... Peut-être à cause des blessures du passé

As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ?
J'aimerais avoir mon propre site Internet dans le futur. Cela me travaille depuis quelques temps déjà.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
L'injustice, l'intolérance, la méchanceté gratuite. Les commérages, aussi!

Un souhait ?
Je vous dirais que mon souhait le plus cher est de rencontrer le succès en écrivant des romans populaires. De temps en temps, pouvoir signer mes livres en librairie. Ainsi, je voudrais rendre ma mère, les miens, fiers de moi. Je vous dirais cela parce que c'est vrai. Je vous dirais aussi que l'autre souhait qui me tient le plus à coeur est de voir vieillir les miens en bonne santé, et de profiter de leur présence de très longues années.
Je sais que mes grands-parents auraient adoré me voir réussir. Hélas, ils sont morts assez jeunes. Mais, d'où ils sont, j'espère qu'ils seront fiers de moi... et qu'ils me protègeront dans mon parcours. La famille, des amis sincères, et donc très rares, c'est le cadeau le plus précieux dans la vie.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Hum... Laissez-moi réfléchir... Ah! Je sais! Il est inutile de me demander l'heure; je ne porte jamais de montre. Il est pourtant bien illusoire d'imaginer se soustraire au temps qui passe, n'est-ce pas?