Interview...

Chantal Godart


Pseudo ou nom réel ?
C’est mon nom, j’y tiens, j’assume.

Où habites-tu ?
J’habite dans une maison tout à fait ordinaire, dans une rue tranquille, avec jardin pour s’aérer aux temps des saisons.

Une famille, des enfants ?
Remariée depuis 2000, maman de deux jeunes hommes et mamy de trois petits enfants.

Que fais-tu dans la vie ?
Animatrice, secrétaire administratrice dans le domaine de l’alphabétisation.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Dès que je suis sortie de la Cour d’Assises, je voulais crier sur papier ce que veut dire le mot justice. Pour la mémoire de mon fils Sébastien et aux yeux de ses enfants, que la vérité soit dites.

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ?
Non je n’ai jamais publié, ce livre est le premier et sera sûrement le dernier.

Pourquoi Chloé des Lys ?
J’avouerai que j’ai essayé dans d’autres maisons d’éditions, mais ils voulaient que je change les prénoms, les localités…, donc pour moi c’était non. J’ai toujours appelé un chat ! Un chat, et chez Chloé des Lys j’ai trouvé des personnes humaines et sérieuses.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Une biographie sur la vie de mon Sébastien.

Avec un titre choc ?
Oui: "Mon fils est mort d'une balle dans la tête" ?

Mais encore ?
Ce récit est un témoignage... Celui d’une mère en souffrance dont le fils, Sébastien, avait 28 ans quand il a été tué. L’affaire a été jugée. La justice a considéré que ce meurtre était un simple règlement de comptes entre deux malfrats.
Pendant toute la procédure d’enquête, qui a duré plusieurs années, j’ai défendu mon fils en construisant un dossier solide. J’ai clamé la vérité, ma vérité. On ne m’a pas écoutée, ou mal écoutée. Pire encore, on a mis en doute mes paroles.

Un livre "vérité" ?
Dans ce livre, je raconte l’histoire de Sébastien depuis son enfance. J’évoque les joies, les peines, les doutes, le parcours sinueux de mon fils jusqu’au drame.Avec mes mots de mère, je vous livre ici un témoignage inoubliable.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
J’en parle autour de moi, à mon lieu de travail ainsi qu’à celui de mon mari, aux stagiaires, aux librairies de mon village, par affiches, Facebook.

Pourquoi écris-tu ?
C’était un besoin, un deuil, si deuil existe, pour la mort d’un enfant.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Oh oui ! Françoise et Alain, ils se reconnaîtront, qui sans leur aide, leur ténacité, leur gentillesse et j’en passe pour ne pas prendre une page entière, certain, sans eux ce livre n’existerait sûrement pas.

Tes hobbys ? Musique dessin, peinture…
J’ai fait un peu de peinture à l’acrylique, le dernier que j’ai réalisé est le visage de mon Sébastien dans des nuages, depuis je n’ai plus peint. Je fais aussi du scrapbooking.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
L’injustice, la maltraitance des enfants, des animaux, le reste n’est que matériel.

Un souhait
Oui bien sûr, que mon livre soit lu, mais surtout que ma petite famille soit heureuse.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Sais-tu tourner la page ?