Interview...

Marie-Louise Gabrielle


Pseudo ou nom réel ?
Pseudo, bien entendu

WOù habites-tu ?
Dans le quartier historique de Herve, à la limite de la ville et la campagne. Une des régions les plus belles de Belgique, un bocage connu pour la gamme de ses produits de bouche et leurs saveurs. La maison de mes grands-parents, une maison de caractère.

Une famille, des enfants ?
La même femme depuis 35 ans, 3 enfants, 4 petites filles.

Sucré ou salé ?
Ah, le chocolat… avec ou sans pain, avec un verrede vin, avec une tasse de thé,mais toujours le chocolat belge.

Petit, que voulais-tu faire ?
Petit, je voulais être grand et, une fois grand,j’ai la conscience d’être petit.

Ton truc contre le stress ?
Couper du bois de chauffage plongé dans la nature. Créer dans la solitude.

Que fais-tu dans la vie ?
Travailleur social. En équipe, je participe à aider quelques semblables à profiter autant que possible de leur propre vie.

Quand as-tu commencé à écrire ? As-tu déjà publié quelque part ?
J’adorais les dissertations à réaliser pour le prof de français. L’appréciation des lecteurs des quelques articles publiés dans la revue professionnelle ont conforté l’idée que je me débrouillais pas trop mal dans le choix des mots.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
C’est un objectif idéal.

Pourquoi Chloé des Lys ?
Une recherche sur Internet m’a permis de découvrir la maison d’édition et son fonctionnement.La passion des animateurs m’a séduit directement. Le moteur principal de leur travail se lit. Le cadre relationnel entre l’éditeur et l’auteur est clairement établi. Il n’y a pas d’ambiguïté.

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ?
« Traces de Vie » est un récit issu d’observations d’hommes et de femmes vivants leurs ressentis au 1ier degrés. L’aboutissement du plaisir parfois au détriment de leur être. Un regard empreint de respect pour des personnes réelles. Une reconnaissance à part entière d’une existence particulière.

Des projets pour la suite ?
Cette 1ière expérience d’auteur publié donne l’envie de poursuivre. Pourquoi pas un autre livre, une autre tranche de vie à explorer ?

Pourquoi écris-tu et comment ?
Pourquoi se mettre un tel fardeau sur les épaules ? Pourquoi cultiver une obsession supplémentaire ? Pourquoi laissez pousser une nouvelle angoisse ? Je vais en parler à mon psychanalyste…

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma ?
J’ai dû lire beaucoup d’auteurs classiques à l’adolescence. Les grands écrivains français, quelques anglais. La BD belge. Puis tous les Alexandre Dumas, des kilos de Simenon. Kundera m’a invité à visiter la Tchéquie dès la chute du mur, Philippe Roth l’arrière cuisine intellectuelle juive, Emmanuelle Carrère l’âme russe, Haruki Murikami la poésie mêlée au quotidien. Une autre passion, le cinéma. Le vrai cinéma d’auteur qui raconte quelque chose.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Comment ma génération a-t-elle pu créer un monde de plus en plus déshumanisé ? Comment a-t-on pu imposer l’hégémonie de l’argent ? Comment est-on devenu intolérant à ce point et ne plus fonctionner qu’en regard de règles, lois et autres barrières ? Nous avions toutes les cartes pour placer un équilibre entre bien être, respect de l’autre, recherche de confort, individualisme et partage. Et nous avons mis tout dans le même panier. Je ne suis pas naïf. C’est un challenge difficile. On aurait pu être meilleur…

Une qualité et un défaut ?
Tolérant et ouvert, me dit ma femme (que me cache-t-elle ?) Anxieux et analytique à l’extrême.

Un souhait ?
Faire un bébé.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Il n’y a jamais de question stupide. La réponse peut l’être. La question est parfois la seule intéressante.