Interview...

Audrey Franco


Pseudo ou nom réel ?
Après bien des hésitations, j’ai utilisé mon vrai nom. Même s'il est vrai que j’ai participé à un concours d'écriture sous le pseudonyme de Nadya Ferrouc. On peut aussi me retrouver sur le site Oniris sous le couvert du nom d'un de mes personnages...

Où habites-tu ?
Dans un petit village... pardon... ville du Condroz : Ciney (Belgique), célèbre pour sa bière, son marché couvert, ses foires, sa (ou plutôt son ancienne) piscine ...

Une famille, des enfants…
Des enfants, pas encore, non. Un peu trop jeune pour ça ! Une famille, bien sûr. Très colorée je dois dire!

Sucré ou salé ?
Les deux en même temps (ce qui a l’art de dégoûter les gens qui me regardent manger !). Je conseille particulièrement le jambon de Parme à la confiture de groseilles. Une merveille!

Que fais-tu dans la vie ?
Dans la vie, ben... j'étudie! Eh oui, toujours aux études! Précisons, pour ceux que cela intéresserait, que j’étudie les langues germaniques (allemand-anglais) à l’université de Namur.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Et bien, je dois confesser quelque chose. J'avais tendance à m'ennuyer pendant les cours de math et j'avais un petit carnet... qui n'a pas tardé à être rempli de petites histoires (jamais finies cependant). Mais je ne prenais pas ça au sérieux du tout.
Et puis, un soir, je me suis retrouvé à une soirée avec mes parents où il n'y avait que des « vieux» sauf une toute petite fille. Et pour qu'elle ne s'ennuie pas, j'ai commencé à inventer des contes. C'est là que ça m'a vraiment pris! Par la suite, comme mes amis m'encourageaient, je me suis lancée dans des projets de plus en plus conséquents, jusqu'à envisager non pas juste un roman, mais toute une saga!

As-tu déjà publié quelque part ?
Jusqu'à présent, j'ai un livre publié chez Chloé des Lys et un deuxième qui est sur le point de sortir. Sinon, je n'ai pas d'autres réelles publications, sauf si on compte une nouvelle qui a été publiée dans un recueil suite à un concours d'écriture (pour ceux qui connaissent, il s'agit de l'ASBL Atelier de Lecture). Cette nouvelle a ensuite été de nouveau publiée, en France cette fois-ci.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Oui, grâce à ce fameux concours de l'Atelier de Lecture. Il s'agissait d'écrire un conte fantastique, si vous voulez tout savoir. Les différents textes étaient ensuite sélectionnés par un jury composé d'adolescents. J'ai eu le second prix de ma catégorie, ce qui m'a permit de m'envoler au Québec avec les autres lauréats durant une semaine !

Pourquoi chez Chloé des Lys ?
Parce que j’ai eu énormément de chance! Non, sérieusement, la publication en Belgique, c'est assez galère. J'ai d'ailleurs cru à un canular téléphonique quand on m'a appelée pour m'annoncer que Chloé des Lys allait publier mon livre !

Quel ouvrage vas-tu publier ?
La suite de mon premier livre. Je ne suis pas très douée pour résumer mes histoires (j'ai toujours du mal à oublier les personnages et les intrigues secondaires dans mes résumés, ce qui a pour conséquence que je réécris pratiquement le livre...), mais je vais essayer de faire un effort.
Le premier tome du « Cap Horla » vous emmène dans un 18e siècle imaginaire. Elwyn, fille unique du gouverneur, a perdu sa mère dans un naufrage lorsqu'elle n'avait que dix ans. En grandissant, Elwyn acquiert la conviction que sa mère n'est pas vraiment morte et elle décide de se lancer à sa recherche.
Décision précipitée par le désir de son père de la voir prochainement épouser son homme de confiance, Eongue. Et en plus, voilà qu'un pirate a été arrêté et va être pendu la veille. Contre sa promesse de l'emmener sur son navire, Elwyn accepte de libérer le-dit pirate, Kieran Cleeves. Elle ignore encore que la présence de Kieran n'est pas une simple coïncidence...
Voilà, j'aurai fait ce que j'ai pu ! Quant au genre de ce roman, c'est difficile à définir. Beaucoup le classent dans l'héroïc fantasy, mais il n'y a aucun elfe ou nain dans mes histoires. En général, je me situe à la frontière entre l'héroïc fantasy et le roman d'aventures.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Au départ, je fonctionnais surtout par le bouche à oreille. Je me suis aussi servie de mon blog et je me tourne de plus en plus vers Facebook, qui est le moyen le plus rapide de prévenir mes amis de toute nouveauté. Je devrais mettre au point un site web digne de ce nom, mais je n'y connais pas grand chose en informatique...

Des projets pour la suite ?
C'est bien là mon problème ! Des projets, j'en ai des tonnes !
Bien sûr, la suite de ma saga (qui est loin d'être finie...), mais aussi des projets totalement différents.
Je ne crois pas que j'écrirai une autre saga du même genre. J'aimerais beaucoup m'essayer à un style plus réaliste. Et j'ai quelques idées de livres d'horreur dans mon tiroir...

Pourquoi écris-tu et comment ?
Pourquoi j'écris ? C'est une question qu'on me pose souvent. Je pourrais répondre « pour passer le temps » et ce ne serait pas totalement faux. On peut considérer l'écriture comme un hobby comme les autres. Mais je pense qu'il y a une dimension en plus.
C'est comme pour la peinture ou tous les hobbys « créatifs ». On veut faire sortir quelque chose. Faire passer un message. Ou exprimer dans un texte quelque chose qu'on ne pourrait exprimer avec nos mots.
Pour moi, l'écriture est une sorte de thérapie. Ce n'est sans doute pas un hasard si les moments où j'ai le plus envie (besoin ?) d'écrire correspondent à un coup de blues.
Comment j'écris ? Euh... avec un ordinateur... Plus sérieusement, je rumine toujours une idée quelques mois (voire quelques années) avant de me lancer sur mon clavier. Je visualise toujours ce que je vais écrire : je me fais mon petit cinéma interne.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Heu... Vous avez le temps là ?
Bon, commençons par les livres. Pour faire court, je vais citer le nom de mes auteurs préférés : Stephen King (pour l’horreur) et Robin Hobb (pour l’héroic fantasy). Mais je lis vraiment de tout. Mon livre de chevet reste et restera « Cyrano de Bergerac » (c’est pas le même style, je vous l’accorde). Sinon, je suis aussi une grande admiratrice de Rimbaud. Et depuis peu, j’ai tendance à lire les classiques (surtout de la littérature anglaise), comme par exemple « Jane Eyre » ou « Pride and Prejudice ».
Depuis quelques années, je suis taxée de “cinéphile”. Rien ne m’échappe (ou presque...). Parmi mes films préférés: « Edward aux mains d’argent » (et les autres films de Tim Burton), « Benny and Joon », « La ligne verte », « Dîner de cons », « Le Sixième sens », « Le Cercle des poètes disparus », « V for Vendetta »...
Comme vous voyez, des genres très différents! Mais je suis surtout fan des réalisateurs Tim Burton, Quentin Tarantino et M. Night Shyamalan.
Si je dois citer mes coups de coeurs, je crois que « The Fountain », « Ben-X » et « The Hours » sont absolument incontournables! Et pour ceux qui, comme moi, sont fans des films dans le genre « Monty Python », « Joyeuses Funérailles » est un must-see movie!
Pour la peinture, je suis plus surréaliste. Et le maître des maîtres est bien sûr Dali! Mais comme j'écris beaucoup sur la mer, je ne cracherais pas sur un Turner !
En ce qui concerne la musique, j'écoute vraiment de tout. Si je ne devais citer qu'un groupe, ce serait Queen.
Mes influences ne se résument pas à ça. On pourrait dire que je prends tout ce que je trouve. Pour le « Cap Horla », je me suis énormément inspirée de la mythologie grecque, en fait. Tout ce que j'apprends durant mes études retrouve souvent une forme détournée dans mes histoires.
Une de mes sources d'inspiration principale pour le « Cap Horla » a été la vie de Mary Read, une des rares femmes pirates.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Trop que pour pouvoir citer tout le monde! Néanmoins, je dois quand même beaucoup à Céline, pour laquelle j'ai inventé le personnage de Gauvain. Au départ, c'était presque une blague entre nous, mais ce personnage a pris une importance dans le récit que je n'aurais jamais imaginée.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Je crois que vous venez de citer les principaux ! Musique, bien sûr, car je viens d'une famille de musiciens. Le dessin, surtout les portraits réalistes, c'est mon passe-temps préféré après l'écriture. Je me suis essayée à la peinture, mais le résultat m'a fait vite abandonner ! Sinon, comme je l'ai déjà dit, je suis une vraie cinéphile.

As-tu un blog ou un site ?
Malheureusement pas encore. À part mon blog personnel, qui tombe un peu en ruine (http://infinitumnihil.skyrock.com/).

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Je sais pas... Il faut demander aux gens qui me côtoient tous les jours... Il paraît que quand je suis fatiguée je deviens insupportable. Hem... Sinon, même en n’étant pas d’un naturel paresseux, j’avoue que me lever à 6 heures du matin pour apprendre que mon premier cours est supprimé ne me met pas de bonne humeur...
Mais en général, je dirais la connerie humaine qui est, malheureusement, une maladie beaucoup trop répandue.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Une question n’est stupide que si l’interlocuteur ne se soucie pas de la réponse! En fait, en y réfléchissant bien, il y a une question qui revient très (trop souvent): « Es-tu l'arrière-petite-fille du général Franco ? ».