"

Interview...

Serge Eveno


Pseudo ou nom réel ?
Serge Eveno fleurant bon ma Bretagne natale, n’est pas un pseudo.

Où habites-tu ?
Depuis l’année 2000, à l’île de la Réunion où je relâchais régulièrement depuis 1971. Un choix dicté par les couleurs de l’océan Indien et les contrastes de l’insularité.

Un famille, des enfants ?
Une amie aussi précieuse que les éléments vitaux, après un divorce consenti et prononcé par monotonie. Deux grands enfants qui mènent leur barque sans trop se soucier des courants éphémères.

Sucré ou salé ?
odé ; complètent iodé. On ne dessale pas facilement trente années passées à sillonner presque tous les océans du globe.

Que fais-tu dans la vie ?
Après une carrière dense au sein de la « Royale », je me suis reconverti dans l’encadrement des études, notamment de la langue française. Et j’écris…

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Dès l’âge de 12 ans, je rimaillais dans le sillage des fables animalières de Jean de la Fontaine. Les musicalités de l’expression poétique me transportaient et se sont très vite imposées ; ce qui me fait dire que je n’écris pas mais compose.

As-tu déjà publié quelque part ?
Commençons par le genre : poésie, sous toutes ses formes, un peu de nouvelles, plusieurs articles reportages pour des magasines d’information, et re-poésie. Voici ma bibliographie :
2002 – Mosaïque, ouvrage collectif des académiciens de Provence dont je suis membre depuis 2002 ;
2005 – Sang d’encre (éditions Orphie)
 ; 2007 – Dérives océanes ((éditions Le Manuscrit) ;
2009 – Les marinades (éditions Publibook) ;
2012 - Les partitions loufoques (à paraître aux éditions Surya) ;
2012 – Les courants singuliers (à paraître aux éditions Chloé des Lys)

. As-tu déjà remporté des prix, obtenu une reconnaissance quelconque ?
« Sang d’encre » a obtenu le prix de poésie de l’océan Indien. Il retrace la période esclavagiste avec sa fameuse triangulation en s’inspirant de documents d’époque et en terminant sur une belle lueur d’espoir.
« Dérives océanes » ayant ému le cœur des gens de mer, a obtenu le prix littéraire 2007 de l’académie de Marine à Paris. Il suit en langage poétique la longue dérive d’un marin, faite de rencontres, de solitude, de départs, de soleil et de tempêtes… du temps qui passe, de la vie, de la mort et de femmes bien sûr !
Promu sociétaire des poètes français et chevalier des arts et des lettres en 2006 ainsi qu’une quinzaine de prix nationaux glanés au cours des dix dernières années, complètent cette reconnaissance.

Pourquoi Chloé des Lys ?
Pour sa dimension humaine et « familiale » de l’édition. Aussi pour son implantation en Belgique où j’ai vécu une partie de mon adolescence et des amours évanouies.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
En participant à des concours nationaux, des émissions culturelles, des animations littéraires. En représentant aussi depuis 2002 en océan Indien et à la Réunion la société des poètes et artistes de France.

Des projets pour la suite ?
Une multitude de projets. A commencer par un nouvel ouvrage poétique, abondamment illustré, faisant suite aux partitions loufoques dont la diffusion est proche.
Un autre ouvrage, de la même veine, avec en toile de fond les terres australes et antarctiques françaises.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Pour mon équilibre ; pour ma nourriture spirituelle ; pour moi, beaucoup pour moi et un peu pour les autres aussi… Est-ce narcissique de dire que j’aime me lire à haute voix ? Les sons que je capte ainsi dessinent des mots qui traduisent des tranches de vie inépuisables. Là où je vis, au surplomb de l’océan Indien, l’inspiration n’est jamais une quête.

Tes influences…
Jean de la Fontaine, que je citais plus haut, bien sûr ; mais aussi d’autres qui donnaient librement et joliment matière à mon imaginaire : Marcel Pagnol, Alphonse Daudet, Honoré de Balzac. Tous ces écrivains animaient de leurs plumes mon univers campagnard avec délectation. Alors, pourquoi suis-je devenu marin ? Allez donc savoir…

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Une amie vraie, si précieuse que je n’en parle guère, afin de la préserver.

Tes hobbys, musique, dessin, peinture …
La poésie, toujours la poésie. Et puis la photocomposition tellement riche de possibilités, de créativité. Les voyages bien sûr, même si je crois en avoir fait le plein.

As-tu un blog ou un site ?
Il y a bien sûr les sites de mes éditeurs, et un blog : « les élégies de Lucilius », alimenté avec parcimonie car vulnérable à la violation de propriété intellectuelle.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
L’absurdité, sous toutes ses formes.

Ta citation favorite ?
Aide-toi, le ciel t’aidera !

Une qualité et un défaut ?
Obstiné et obstiné.

Un souhait ?
Que l’intérêt général de l’un de mes livres puisse lui faire intégrer un programme pédagogique scolaire. Mais c’est déjà presque le cas avec « sang d’encre » dont le conseil général de la Réunion a acquis mille exemplaires pour le mettre en place dans tous les centres de documentation et d’information de la jeunesse, ainsi que dans toutes les médiathèques de l’île. Au surplus, contribuer le plus longtemps possible au rayonnement de notre idiome.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Quand arrêteras-tu d’écrire ?