Interview...

Stephane Ekelson


Pseudo ou nom réel ?
J’ai choisi de prendre mon identité propre pour signer mes livres afin d’éviter toute confusion dans l’authentification de mes écrits et aussi parce que le prénom et le nom sont faciles à prononcer et à retenir.

Où habites-tu ?
J’habite en ce moment à Jette, une commune bruxelloise où il fait encore bon vivre, où ses habitants savent encore rire malgré les moments difficiles. Auparavant je domiciliais dans le Brabant flamand, à Beigem. Là-bas, c’était le calme plat qui régnait, loin des turbulences de la ville. Dans ce village, tout le monde se connaissait mais on radotait beaucoup. Le choix d’habiter la ville s’est présenté à moi et j’en ai saisi l’occasion pour sombrer dans un certain anonymat dans lequel je me plais bien.

Une famille, des enfants…
De la famille il ne reste plus que mon frère et mes deux sœurs puisque mes parents nous ont quittés. Je ne me suis jamais marié et je n’ai pas d’enfants. Je me suis limité à l’amitié avec les différentes femmes que j’ai eues dans ma vie. La dernière femme, Lydia, a participé à l’élaboration de mes trois livres et je lui suis bien reconnaissante de sa patience passée. C’est à elle que j’ai dédié ces trois livres en ajoutant mon frère pour le troisième car il le mérite aussi.

Sucré ou salé ?
Je savoure davantage des aliments sucrés.

Que fais-tu dans la vie ?
Je m’occupe à enseigner principalement le français et les mathématiques à des enfants alloctones entre 8 et 9 ans dans une école des devoirs située à Molenbeek. J’entretiens aussi les locaux d’une asbl comme activité secondaire. Pour le reste, je reste attentif à tout se qui se passe d’important dans le monde politique et culturel.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J’ai voulu mettre sur papier des phrases fictives avec l’apparition de ma maladie, la maniacodépression, dès l’âge de 21ans. Une force intérieure m’y invitait sans que je puisse m’y opposer. Loin était dans mes intentions d’écrire un livre. Les pages se sont accumulées, mêlant poésie et prose. Si je suis sorti de mes dépressions, c’est bien grâce à l’écriture même si je la conservais auprès de moi sans la dévoiler à des proches. Ecrire est devenu avec la pratique un art que j’essaye depuis quelques années de faire partager à un public que je souhaite de plus en plus large.

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel genre ?
Hormis les Editions Chloé des Lys, je n’ai pas tenté ma chance ailleurs.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Quelques personnes m’avaient déjà remarquées durant ma jeunesse pour ma facilité d’expression écrite mais pour le reste, je suis un illustre inconnu. Sauf peut-être pour quelques jeunes filles auxquelles j’écrivais des lettres d’amour !

Pourquoi Chloé des Lys ?
En cherchant une maison d’éditions, j’ai imprimé un listing via Internet de toutes les maisons d’éditions belges comprenant un numéro de téléphone. J’ai commencé par la lettre A et de fil en aiguille je suis arrivé à la lettre C et ensuite en formant le numéro de téléphone de Chloé des Lys, une charmante femme (la femme de Laurent) m’a tout expliqué clairement. Cela m’a plu et j’ai envoyé mon premier manuscrit quelques jours plus tard.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Le dernier ouvrage que je vais publier ‘Aimer à mûrir’ est un livre fragmenté et fictif. Il émet par petites doses des ondes philosophiques et introspectives qui sont allégées par des passages poétiques et une bonne dose d’humour.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Pas grand chose. Je travaille dans l’ombre de personnes plus talentueuses et influentes que moi. Si je sors du lot à un certain moment, alors je m’investirai un peu plus. Cela ne semble pas être le cas.

Des projets pour la suite ?
J’ai des projets d’écriture bien sûr. Je ne sais pas quel niveau j’atteindrai, ni dans quelle forme se sera écrit. Je suis à la recherche d’une sorte de concision tout à fait propre à mon langage intérieur.

Pourquoi écris-tu et comment ?
J’écris sans contrainte extérieure. Je sais rester des semaines sans écrire une seule phrase. J’écris pour me soulager d’une pression émotionnelle en général. Puis vient l’étape de la mise en place, de la construction. J’utilise l’écriture manuelle. Elle se déplace partout et à tout moment. Je n’ai pas non plus de moments privilégiés ou d’endroits pour que cette action ait lieu.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Je suis attiré par tout ce qui est mélancolique, profond, réel voire comique. Charlie Chaplin par exemple. ‘Ainsi parlait Zarathoustra’ de Nietzche m’a fort influencé. En peinture l’œuvre de Magritte. La simplicité poétique des Beatles en musique.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Je préfère en parler dans mes livres de façon explicite ou filtrée. C’est un don que je leur fait pour leur aide bien réconfortante.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Je m’intéresse aux recettes de cuisine et aux mathématiques modernes.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Les gens qui sortent d’un supermarché avec une poussette pleine à craquer de produits attrape-nigauds.

Un souhait ?
Ne pas finir idiot.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Si je suis un être humain.